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TEST : BURNING FORCE

Burning Force, titre arcade de novembre 1989 tout droit sorti de chez Namco et adapté l’année suivante sur Megadrive, est un rail shooter dans l’inspiration de Space Harrier. Il met en scène une jeune femme du nom d’Hiromi Tengenji. Dotée de talents hors pair sur une moto elle a pour ambition de devenir une pilote de vaisseau spatial. C’est sur ce semblant de pitch que le jeu va se construire avec 5 stages divisés en 3 jours. Les 2 premiers jours de chaque stage, le jeu se fait à moto et le 3e jour, après quelques instructions de votre instructrice sur les faiblesses de la menace à éradiquer, vous partez à bord d’un vaisseau. La particularité est qu’à moto, vous restez au sol et ne pouvez-vous mouvoir que de gauche à droite alors qu’avec le vaisseau spatial, les 4 directions sont à gérer. Toutefois, il est possible d’utiliser des tremplins sur vos 2 roues pour récupérer des options accrochées en l’air. À chaque fin de journée vous attend un boss. Certains d’entre eux sont assez redoutables, tout particulièrement celui du 4-1. Il mettra à l’épreuve vos talents et votre réactivité en ce qui concerne la gestion de la profondeur et vos habilités d’esquive.

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On file au ras de l’eau à toute vitesse

Burning force screen02

L’instructrice vous explique tout

 

Burning Force est un titre jouant avec la profondeur de champ et la distance entre vous et l’ennemi déterminera votre temps possible d’esquive de ce qui vous arrive dessus. Globalement bien lisible, le jeu est vraiment plaisant à jouer et il n’y a vraiment que les missiles verts sur fond vert du 4e stage qui pèchent. Pour le reste c’est du bonheur. Réactif, maniable, fluide, le jeu est rapidement prenant malgré une certaine exigence et une réévaluation de la difficulté à mi parcourt, comme souvent sur ce genre de titre. Sur Megadrive, la difficulté offre 2 modes, Easy ou Hard. À chaque fin de boss vous aurez un stage spécial proposant de faire du score en attrapant des objets disposés en spirale.

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Dans les airs, le personnage est plus mobile

 

L’ambiance science-fiction au zeste de cyberpunk du titre est vraiment grisante. Tout d’abord grâce à une musique habitée et bien rythmée qui donne un réel aura et une frénésie à ce shoot. Le thème des phases en vaisseau est vraiment redoutable ! Du pur son Megadrive comme on l’aime ! Cette ambiance on la doit aussi au rendu visuel. Les couleurs très pop électro rappelant les néons colorés des villes futuristes des années 80, habillent des backgrounds assez narratifs. Si les stages 2 et 4 sont globalement en dessous des autres, les fonds représentant parfois une Death Star en décomposition, ou une ville futuriste réchauffant de ses lumières électriques un ciel nocturne créent une immersion fort réussie pour un titre de 1989.

Burning force screen04

Certains sprites sont imposants comme cet avion

 

Les ennemis intégralement métallisés sont nombreux en allant du cyborg jusqu’au ver de métal. Les boss sont composés d’agglomérats de machines au design efficace et varié. Quant au dernier, il vous attend dans l’espace lors du final Day avec sa structure imposante et ses dizaines d’armes à pulvériser avant de pouvoir enfin le voir s’effondrer sur lui-même. Il vous demandera vraiment observation, patience et abnégation.

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Le stage spécial et le dernier tableau

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Mission accomplie

burning force cover

Une superbe illustration de couverture dans la veine de la Jap’anim des années 80

CONCLUSION

Burning Force est donc un shoot efficace avec un effet de Scaling créant une profondeur de champ sur laquelle se base tout le gameplay. On déplorera la perte du mode 2 joueurs présent sur la version Arcade. Bien dans l’esprit des années 80, avec une sonorité très Megadrive qui plonge directement le joueur au cœur de l’action dans un le tempo frénétique, c’est un titre coloré, maniable, exigeant et même s'il accuse à certains moments le poids des années, il n’en reste pas moins très amusant et saura ravir les amateurs du genre ainsi que raviver les souvenirs des amoureux de la 16 bit de SEGA. Mention spéciale pour la boîte du jeu Pal qui conserve l’illustration japonaise originale dans l’esprit d’un Bubblegum Crisis de Ken’ichi Sonoda.

EVALUATION DE LA REDAC

7.6
10
Super
Son
7.5
Graphisme
7
Animation
7.5
Jouabilité
8
Intérêt
8
Les plus
  • Un réel plaisir pad en main
  • Un jeu avec un univers et une ambiance particulière
LES MOINS
  • Le stage 4 avec son boss du 4-1 et son sol vert fluo
  • Le mode 2 joueurs de la version Arcade a disparu

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Merode
Amateur de Rpg et de tout ce qui dispose de près ou de loin d'une barre d'expérience et d'un scénario. Fasciné également par la Jap'anim de l'ancien temps, où les celluloïds s'agitaient devant une caméra pour raconter des histoires.

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