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TEST : HOME ALONE

Aaaah… Les fêtes de fin d’année. Chacun y va de son rituel pour patienter jusqu’au 25. Pour beaucoup, c’est synonyme de joie, de légèreté, etc. L’occasion aussi de sortir le package spécial Noël et de se replonger dans les films de son enfance.

C’est en tenant compte de cela, que votre humble serviteur (laissez moi y croire) vous livrera durant tout le mois de décembre une foule de tests dans cette veine. Sans plus attendre je vous invite à (re)découvrir « Home Alone ».

Maman j’ai raté le fun ?

Inutile de vous narrer l’histoire du jeune Kevin Mccallister, interprété par Macauley Culkin. Inutile de vous vanter la génialissime écriture du grand Chris Colombus responsable entre autres de films cultes tels que Gremlins, Harry Potter ou Pixels (il faut bien une exception). Des productions fortes et bourrées de qualités. Malgré-tout, le jeu-vidéo et le cinéma ne vont pas toujours de pair et nous verrons ensemble qu’un formidable moment peut être massacré –ou pas- au profit de quelques pauvres dollars.

Sachez avant toute chose que si vous avez le malheur de ne pas posséder la notice, vous ferez face à de longues minutes de solitude. Le jeu se déroule sur deux phases distinctes dont la première est une sorte de balade en luge vue de dessus. Un GTA du pauvre où il n’y a aucun joggers à écraser ou autre car tout le voisinage est parti en vacances. Tout le monde, y compris vos parents qui ont jugé bon de vous oublier puisque vous êtes un enfant chiant et ingrat (comme les chats). La seule âme qui vive est cette curieuse camionnette bleue, allant de maison en maison.

Vous glisserez dans divers jardins vides à la recherche d’items (bien souvent cachés dans des bonhommes de neige) dont l’utilité est abstraite à ce stade du jeu. Par ailleurs, la luge que vous possédez n’est pas comme toutes les autres. Vous disposez d’un mode turbo rendant clairement la promenade moins ennuyante –et un peu plus bruyante. Vous essaierez probablement d’entrer dans les maisons (5 au total) sans succès car oui c’est possible, mais au prix d’un pixel près.

01

Après quelques minutes perdues et quelques engelures vous pouvez accéder aux maisons du voisinage

Accident et blueprint

C’est bien simple, vous pénètrerez entrerez dans une maison sur un accident. Perdant tout espoir de fun et animé d’un esprit kamikaze -un peu comme un type enfermé dans un ascenseur. La première porte venue tapant sur le bon pixel vous enverra dans la seconde phase de jeu.

Vous vous retrouverez face à un blueprint, représentant la configuration de la maison. Pièce par pièce, vous pourrez y déposer les items récoltés dans les bonhommes de neige. Des pièges qui ralentiront la progression des casseurs flotteurs. Des pièges, oui, tels que les classiques petites voitures, flaques de goudrons ou encore CD de Aya Nakamura.

02

Déchaînez les enfers en plaçant des chalumeaux aux portes, de majorettes au sol et le dentier de papy dans les toilettes

Une fois votre plan établi, vous pourrez quitter la demeure ou l’explorer pour y trouver de nouveaux items. Manœuvre risquée certes, mais riche en objets à récolter pour enquiquiner nos deux malandrins. Si vous choisissez la deuxième option vous évoluerez via un jeu de plateforme où les étagères regorgent de trésors et où les matelas de lits font des bruits bizarres.

Les maisons sont de décorations et de styles variés, ayant parfois plus de rapport avec l’Enterprise qu’avec une baraque lambda des 90’s. Certaines disposent de systèmes de sécurité qui vous infligeront une douleur certaine. Je parle de douleurs et non de dégâts puisque dans ce jeu, Kevin ne peut pas mourir. Ni par électrocution, ni par les flammes et encore moins à la rencontre de nos deux malfrats.

Car là est le plus intéressant. Entrer dans une maison alors qu’ils sont à l’intérieur. Votre but alors sera de les faire tourner en bourrique, gonflant au mieux leur barre de douleur (pain indiquée en haut de l’écran). Néanmoins, s’ils vous voient, fuyez car ils n’hésiteront pas à vous accrocher à un des nombreux crochets parsemés aux quatre coins de la demeure. Avec eux pas de piétinement de tête ou de lunettes mexicaines, ça reste très mignon.

04

Kevin ne subira rien de létal durant l’aventure. Pas même le fantôme de la panthère rose ne lui volera son âme

Et c’est aussi sur ce point que le jeu pêche. L’animation quand vous êtes pris vous fait perdre un temps précieux car vous devez sécuriser l’ensemble des maisons du jeu avec un temps limité. On se surprend à être excédé par la lenteur de certaines animations, Kevin est long à la détente aussi et la mauvaise position de celui-ci à l’écran fait que l’on est surpris par les casseurs flotteurs sans que l’on ne puisse faire grand-chose.

Le crafting pour les merdeux

C’est sur ce point que le jeu tire son atout majeur : le crafting. Certes, pas de folies, nous sommes en 1992. Mais vous avez la possibilité de fabriquer bon nombre d’armes aux propriétés variées. De la classique carabine à plomb au lance-boules électriques, vous avez le choix dans la façon d’infliger peines et douleurs aux assaillants.

Chacune des armes donne lieu à une animation différente sur vos ennemis, plutôt bien faites. C’est aussi une autre qualité de ce jeu, les sprites sont très corrects et les animations sympathiques. Bien entendu, vous tombez vite à sec ce qui vous forcera à parcourir rapidement les lieux pour trouver de quoi fabriquer d’autres accessoires. Tout ce process de craft s’effectue via le menu start où tout est indiqué, rien de bien compliqué.

03

Combiner intelligemment pièges et armes de fortune vous assureront une victoire certaine

CONCLUSION

Le manque clair d’informations et la partie vue de dessus sont indiscutablement des points noirs. Mais le jeu a l’honnêteté de proposer une expérience relativement fidèle au film. Surtout sur la deuxième phase. Je me suis poilé par moments face à la bêtise des deux cambrioleurs, mais j’ai aussi pas mal ragé devant le côté un peu punitif du jeu par moments. Les graphismes sont très corrects même s’ils ne révolutionnent absolument pas le genre. La musique aurait pu bénéficier du thème du film, mais il n’en est rien. Elle laisse place à une composition un peu agaçante par moments, idem pour les bruitages, quelque peu discutables. A la première partie j’étais convaincu d’être face à une belle daube, je m’étais armé de ma plume la plus ordurière. Pourtant, à tenter d’en comprendre les mécanismes je dois bien avouer que Home Alone mérite que l’on s’attarde un peu dessus. Un jeu absolument pas indispensable, mais qui mérite que l’on s’y plonge avec sa fratrie par exemple. Un soir du 24 entre le champagne et la douzième tranche de foie gras.

NOTE DE LA REDAC

5.6
10
Pas Mal
SON
3
GRAPHISME
7
ANIMATION
8
JOUABILITE
4
INTERET
6
Les plus
  • L'ambiance du film relativement respectée
  • Les animations vraiment sympas
  • Le côté craft (limité certes mais 1992!)
LES MOINS
  • Personnage pas assez réactif
  • Côté injustement punitif du jeu
  • Répétitivité
  • Le sound design fatigué

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Nito
[Redacteur tests et surtout fan de SEGA]

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