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TEST : YS MEMORIES OF CELCETA

Ys Celceta, est une refonte construite sur le diptyque YS IV Mask of the Sun et YS IV Dawn of YS. Falcom bien décidé à réaliser un remake de ce 4e épisode de sa série d’action RPG, a reconstruit une nouvelle mouture à partir des deux titres : Sous la coupe de Hudson Soft, Dawn of Ys fit le bonheur des joueurs PC Engine alors que Mask of the Sun apporta une pierre supplémentaire à l’édifice qu’est la monumentale ludothèque RPG de la Super Famicom. En septembre 2012, ressort donc cette version revisitée, sous le nom de Ys Memories of Celceta. Le titre débarque sur PS Vita dans un premier temps avant de débouler sur PC et sur PS4. L’édition européenne du jeu que l’on doit à Marvelous Games reste intégralement en Anglais et c’est fort dommage bien qu’habituel avec cet éditeur, peu enclin à faire des efforts de localisation. Heureusement, elle propose le doublage Japonais et dispose d’une sortie boîte européenne avec un vrai livret couleur. Ce qui est assez rare pour être précisé à l’époque du dématérialisé.

 

YSmoc

 

Adol à la recherche de ses souvenirs

L’aventure commence quand Adol, hagard et épuisé, arrive dans le village de Casnan. Amnésique et sans savoir pourquoi il est là, il va retrouver quelques bribes de mémoires avant de se voir confier une mission par les autorités locales. Aidée par Duran dont il fait la connaissance, la demande consiste à cartographier la grande forêt de Celceta qui s’étend à perte de vue, une fois passé les portes de la cité. Ainsi commence l’exploration de ce nouvel épisode d’Ys. Au fil de la progression va s’installer une histoire mettant en place divers antagonistes, tout en introduisant plusieurs autres personnages jouables, qui viendront ponctuer les multiples scènes reconstituant la mémoire de notre héros. Si l’histoire est classique, on retrouve l’ambiance Ys et l’intrigue décolle pas mal passé les 10 heures de jeu. Comptez 25 heures pour le finir et le double pour vraiment tout faire.

 

Ys Memories of Celceta 20210101022204

Certains souvenirs s’illustrent par des dessins type animé mais fixes

 

Un jeu visuellement daté

Premier point notable, la réalisation apportée à la partie scénario, est vraiment très faible avec des animations datées, rigides et très robotiques. Pas assez crédibles et travaillées, elles ont bien du mal à convaincre voire même brise l’imaginaire que je pouvait me créer à travers un petit Sprite en vue du dessus. Au-delà du petit portrait dessiné accompagnant les dialogues, difficile de s’investir et de croire dans les intentions et les réactions des personnages. Les divers plans de caméra sont souvent fixes et tout ça manque cruellement de dynamique et de mouvement. Bref c’est bien trop souvent rigide et plan plan, au point de transformer le moindre dialogue de plus de 3 minutes, en phase trop longue venant interrompre la frénésie d’un gameplay qui lui, au contraire, défrise bien comme il faut et sur lequel nous reviendrons.

 

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L’un des villages de la forêt de Celceta

 

La déception est présente quand on réalise que certains RPG des années 2000 sont plus soignés une fois lissés en HD. Les premières heures de jeu dévoilent un monde froid, qui manque de profondeur au sein duquel il est fort difficile de se plonger. Les villages, environnements naturels et grottes de service disposent à peine d’un rendu PSP honorable, alors que le support initiale est la PS Vita. C’est dommage et décevant et encore plus pour celui qui découvrira le titre sur PS4 pour sa réédition de 2020 à peine améliorée. Personnellement, je trouvais bien plus charmant le rendu d’époque de la version PC Engine, et je ne vois pas l’intérêt d’une telle 3D si ce n’est pour justifier la jouabilité de la série totalement revisitée depuis l’épisode Ys Seven.

Au final, Ys VI sortie en 2003, lui aussi construit sur une base 3D mais calé en vue du dessus, à l’ancienne, a bien plus de charme que cet épisode. Mais bref, au-delà des passages à la nage dont le jeu aurait pu, voire dut se passer, le level design est classique, plaisant et pas prise de tête. il devient même captivant après quelques heures et s’affine vers la fin. Le palais final est vraiment génial et original ! Ce level design amène suffisamment d’amplitude pour pouvoir prendre ses aises durant les joutes, tout en nous guidant juste ce qu’il faut, sans jamais nous servir la voix à suivre toute cuite dans le bec. Timide au départ, il monte donc en amplitude au fil de l’aventure.

 

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Les combats, toujours très dynamiques

 

Le savoir faire Falcom au delà de l’aspect graphique.

Maintenant que nous avons évacué le cas technique et ce démarrage vraiment pas transcendant, il est temps de voir pourquoi, ce Ys est malgré tout, un jeu sur lequel il peut être intéressant de se pencher si on aime les Action RPG. Après quelques heures, le titre se dévoile et amène les éléments qui ont fait le charme et l’identité de la série, tels que les objets influant sur la progression : un bracelet capable de devenir tout petit, un collier pour descendre sous l’eau… Des éléments qui enrichissent les mécaniques des différents palais et lieux fermés à explorer. À partir de quelques heures, Memories of Celceta ramène ces mécaniques, ses concepts d’antan et rend accessible des lieux d’exploration. S’en suit un mixe captivant de combats, recherche, exploration. Ajouté à ça, une équipe de personnage qui s’étoffe et qui laisse s’exprimer le système de combat du jeu.

Voilà pourquoi, passé la dizaine d’heures, le jeu se révèle riche et doté d’une progression en niveau calibrée au millimètre. Une fois son système de jeu bien installé et si on fait abstraction de l’aspect graphique, c’est l’éclate et on déboule à toute blinde dans des tours faites de plateforme mobiles, d’interrupteurs à activer, de coffres cachés et j’en passe. On sent comme souvent dans les productions Falcom actuelles, les priorités du studio, à savoir, le système de jeu avant tout ! Les différentes actions, bien mieux animées que les phases narratives, s’imbriquent les unes dans les autres et font la part belle aux combos en tous genres. La prise en main est immédiate et elle renforce un sentiment de vivacité grisant que procure le parcours du jeu ponctuant combats et exploration. Un mot également sur les Boss qui sont vraiment réussis et promettent des duels intenses de plusieurs minutes où vous chercherez la faille afin de les briser.

 

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Malgré une technique assez faible, le jeu propose quelques panoramas bien sentis

 

Comment ça marche ?

Le maintien du bouton R1 donne accès à des coups disposés sur les 4 boutons du pad : Triangle Rond Carré Croix. Ces actions ouvrent sur des combos qui profitent aux 3 personnages actifs sur le terrain. Chacun de ces coups spéciaux consomme une lumière bleue sur une barre, qui se remplit en récupérant des orbes sur les monstres.

Chaque monstre est faible à un type particulier d’art martial. Ainsi, puisque chaque personnage est spécialisé dans un style précis, le jeu incite à permuter régulièrement des uns aux autres dans le but d’optimiser au mieux les dégâts. Et comme le changement se fait de manière instantanée, l’action n’en est que plus intense. Cerise sur le gâteau déjà bien copieux, l’esquive, si elle est faite au bon moment, ouvre sur un ralenti à la Bayonetta permettant de bourrer les coups à profusion pendant quelques secondes. De plus, Falcom enrichit tout ça avec du Craft, de la forge, amenant du renfort d’équipements et quelques quêtes annexes sans grand intérêt narratif mais offrant des objets ou des ressources utiles.

 

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Les palais sont souvent plus travaillés que le reste des environnements

CONCLUSION

Malgré une réalisation datée, qui ne bénéficie au-delà de la fluidité et de la résolution, d’aucune amélioration post PS Vita, Memories of Celceta s’affirme, non sans mal, grâce à sa maniabilité et sa bande-son toujours dans l’esprit Pc-Engine d’antan, alternant petites mélodies d’ambiances et thèmes énervés vivifiant un graphisme daté et parfois austère. En fin de compte, avec ses versions PC et PS4 à prix réduit offrant un confort de jeu non négligeable du fait d’une meilleure fluidité, cette relecture de YS IV mérite la curiosité des joueurs encore en demande d’Action-RPG Falcom, si tant est qu’ils ne soient pas rassasiés après le très bon épisode VIII : Lacrimosa of Dana.

NOTE DE LA REDAC

7.1
10
Super
Son
8
Graphisme
5.5
Animation
6
Jouabilité
9
Intérêt
7
Les plus
  • Le gameplay super efficace
  • Le dernier palais vraiment sympa
  • Possibilité de jouer avec les voix japonaises
LES MOINS
  • Techniquement et visuellement assez limite
  • Les combats dans l'eau sont pénibles
  • Texte anglais uniquement

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Merode
[Rédacteur En Chef Rétrogaming ] Amateur de Rpg et de tout ce qui dispose de près ou de loin d'une barre d'expérience et d'un scénario. Fasciné également par la Jap'anim de l'ancien temps, où les celluloïds s'agitaient devant une caméra pour raconter des histoires.

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