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TEST : TEENAGE MUTANT HERO TURTLES – THE HYPERSTONE HEIST

Turtles the Hyperstone Heist, adaptation des Tortues Ninja sur Megadrive reste dans la veine des versions éditées en Arcade et sur les machines Nintendo. Sorti un peu plus d’un an après la version Super Nintendo, il est en réalité une version édulcorée de Turtles IV. Cette version destinée à la 16 bits de SEGA, bien que très jouable et pas dénuée d’intérêt, se voit amputée d’une bonne moitié du contenu initial avec pour seule consolation un stage inédit.

Turtles the Hyperstone Heist screen 01Turtles the Hyperstone Heist screen 02

 

Question maniabilité, ça se joue classiquement avec attaque et saut. On peut effectuer des prises sur les ennemis, taper les autres avec celui-ci attrapé et également fait des glissades. Le jeu exploite les 3 boutons de la manette, là ou la version Snes n’utilisait que 2 des 4 boutons du pad. Cette commande supplémentaire vient affilier la charge à un bouton dédié, alors qu’elle était sur Super Nintendo, assez laborieuse à utiliser, vu qu’elle demandait une anticipation d’une seconde pour la réaliser. Il fallait en fait rester appuyer sur avant ce qui laissait le temps à l’adversaire visé de se déplacer. Ici, en maintenant le bouton et avant, la course se fait instantanément et le personnage charge et touche beaucoup plus facilement. Très pratique donc contre les ennemis en garde qui sont récurrents dans les derniers niveaux. Si cet élément de gameplay est un bon point positif, on constate immédiatement un jeu moins fluide et légèrement moins énergique au global. Konami oblige, ça reste très agréable à jouer, mais certaines animations ont disparu comme le jeté des Foots à l’écran (un type d’ennemi de l’univers Turtles), ainsi que la fameuse phase en mode 7 du stage 8. 

Turtles the Hyperstone Heist screen 03

 

En matière de contenu, hélas, ça se gâte pour cette version Megadrive. Il n’y a pas que quelques animations qui ont disparu, mais une grosse moitié du jeu ! La trame du voyage dans le temps ainsi que tous les stages liés à celle-ci, ne sont plus là, au même titre que plus de la moitié des Boss du jeu initial ! Le premier et impressionnant niveau surplombant New York avec le Krang géant a sauté puisqu’on commence directement dans le stage des rues qui perd en passant son Boss. Le roi des rats et son combat sur aéroglisseur dans les égouts disparaissent et sont remplacés par Leatherhead. Le galion de pirate récupère en guise d’introduction la phase en aéroglisseur mais perd également son Boss. Du duo atypique de l’animé Turtle Bebop et Rocksteady, il ne reste que Rocksteady. Le niveau sur le bateau se solde ainsi par un duel contre Rocksteady seul. Son acolyte a visiblement été envoyé par le fond.

Turtles the Hyperstone Heist screen 06Turtles the Hyperstone Heist screen 07

 

S’en suivent un stage et un boss inédit : la cachette de Shredder, sorte d’ancien dojo contrôlé par Tatsu, un maître des arts martiaux. À ce moment-là, on peut encore espérer et se dire : « Oh le jeu n’est pas le même, la suite sera inédite ! » Mais dès le stage suivant on déchante puisqu’il reprend le stage de la cave, et y recycle les 3 Boss des 3 premiers actes avant de finir sur un inédit : Baxter sous sa forme humaine, à bord de son vaisseau volant. Il est présent dans la version Super Nintendo mais transformé en mouche géante. S’ensuit la dernière acte du jeu : Le technodrome ! Si le stage est quasiment identique à la version Super Nintendo, côté boss, une seule forme de Krang est disponible, la seconde a tout bonnement disparu. Finalement le jeu nous amène rapidement devant Shredder, qui lui est identique.

Turtles the Hyperstone Heist screen 08

CONCLUSION

Au final, 5 petits actes donc contre 9, la moitié des Boss qui disparaissent, bref, c’est vraiment dommage. Malgré tout, cette version reste plutôt sympathique à jouer, surtout à l’époque, pour les joueurs n’ayant pas la Super Nintendo. Le stage et les deux boss inédits raviront les inconditionnels de la BD et apporte un certain intérêt à ce Hyperstone Heist. Cependant, même si on peut avoir beaucoup d’affection pour ce titre (ce qui est mon cas), surtout si on l’a découvert à la sortie, il est évidemment que cette mouture Megadrive est en dessous de sa concurrente. En matière de réalisation, la partie sonore offre des musiques sympas et énergiques mais les voix digitales des personnages sont inférieures aux deux autres versions. Les animations restent de bonne facture pour celle qui n’a pas été tronquée et le jeu est assez fin graphiquement, voir un cran au-dessus de le Super Nintendo, notamment lors du duel final contre Schreider. Malgré quelques adaptations non négligeables dans la maniabilité, cette version Megadrive, unique itération Beat them all de la franchise sur une console Sega reste un bon jeu, bien qu’en dessous de la célèbre version Super Nintendo.

EVALUATION DE LA REDAC

7.4
10
Super
Son
7
Graphisme
8.5
Animation
7.5
Jouabilité
9
Intérêt
5
Les plus
  • Un beat them all Tortue Ninja sur console SEGA
  • Un stage et 2 boss inédits par rapport à la Super Nintendo
  • Un gameplay toujours aussi efficace
  • La course assignée sur un bouton
LES MOINS
  • Un jeu beaucoup plus court que l’original avec seulement 5 actes, moitié moins de Boss et qui perd certaines animations
  • L’acte 4 qui recycle des Boss d'un jeu déjà fortement tronqué

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Merode
Amateur de Rpg et de tout ce qui dispose de près ou de loin d'une barre d'expérience et d'un scénario. Fasciné également par la Jap'anim de l'ancien temps, où les celluloïds s'agitaient devant une caméra pour raconter des histoires.

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