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TEST : ARABIAN FIGHT

Ce jeu d’arcade réalisé par le studio Sega AM 2, sous la responsabilité de Yu Suzuki avait de quoi impressionner à sa sortie en 1992. En effet, en utilisant la carte d’arcade System 32, il proposait un rendu tout à fait impressionnant. Par un travail de zoom et de dézoom des animations – que l’on doit à la techno « Super Scaler »- le jeu était capable d’offrir des animations entre le sprite classique de jeu vidéo 2D et l’animation traditionnelle. Arabian Fight est un déluge d’effets et de couleurs ; c’est bluffant, impressionnant et démontrait combien l’Arcade pouvait offrir des libertés aux développeurs de cette époque.

Arabian fight screen 00

Des séquences scénarisées bien fichues pour l’époque et des zooms pour introduire les ennemis qui font leur effet

Arabian fight screen 04

 

Ce Beat them all jouable jusqu’à 4, inspiré des légendes perses des 1001 nuits, met en scène 4 personnages (Sinbat, Ramaya, Goldor et Datta), partant à la poursuite d’un horrible sorcier, ayant enlevé une belle princesse orientale. Du classique donc niveau scénario, mais un cadre visuel original pour une production de ce type. On va donc voyager à travers 7 stages entrecoupés d’étapes bonus. Du bateau de pirate, en passant par la pyramide, le désert et même une envolée céleste sur un tapis volant, Arabian Fight puise dans le matériau dont il s’inspire, et tente bon an mal an de l’exploiter dans son game-design. Fresques hiéroglyphiques qui prennent vie, momies réveillées, djinns belliqueux, les idées graphiques ne manquent pas.

Comme beaucoup de beat them all de cette époque, ça se joue assez simplement avec un bouton attaque, un bouton saut et des items à ramasser de type nourriture et bijoux pour faire du score ou récupérer de la vie. Également à collecter, des lampes qui vous permettent de lancer une magie. Il y a 4 magies différentes qui se déclenchent aléatoirement. Parfois des éclairs viendront foudroyer vos ennemis, parfois un nuage de poison les fera disparaître, ou encore une vague de flamme viendra brûler toute l’arène. À noter également la présence d’une chope au corps-à-corps. En somme, du classique.

Arabian fight screen 02

Sprites gigantesques et animations de magies dignes d’un animé. Nous sommes en Janvier 1992 !

Arabian Fight Ramaya anim

 

Néanmoins, si Arabian Fight est une prouesse technique pour son année de sortie, et qu’il dispose des mécaniques classiques du genre ; d’un point de vue jouabilité, ce n’est vraiment pas terrible. On peut même dire que le gameplay est la principale victime de ces ambitions techniques du soft et ceux pour plusieurs raisons. Tout d’abord le level design est minimaliste. En ce qui concerne les environnements de combat, il n’est pas question de longs couloirs à la Streets of Rage, mais de décors à peine plus grands qu’un stage de Street fighter II. Comme évoqué plus haut, les sprites sont énormes et si tant est qu’il y ait plus de 3 ennemis à l’écran, l’ensemble devient illisible. De par la taille énorme des sprites, on se retrouve souvent sans zone de confort où se retourner et se replacer. Le placement dans un Beat them all est une partie intégrante du principe de jeu, et ici cette notion n’a tout bonnement presque pas sa place. De plus, les Hitbox vraiment peu précises, vous amènent souvent à taper dans le vide alors que vous avez l’impression optiquement d’être au contact de l’adversaire. C’est vraiment frustrant.

En conséquence, ces éléments mis bout à bout amène souvent sur des situations où on se retrouve à taper dans tout ce qui vient dans un agglomérat de pixels, tout en essayant de s’en sortir par un coup de pied sauté, si on ne se fait pas submerger et massacrer en quelques coups avant. D’autant que la barre de vie des personnages s’évapore en quelques coups, et qu’il n’est pas rare de se faire taper à la relevée du personnage mis au sol sans pouvoir y faire grand-chose.

Arabian fight screen 05

Malgré de bonnes idées de mise en scène et de scénarisation des environnements, Arabian Fight est souvent brouillon lorsqu’il y a trop de monde à l’écran.

Arabian fight screen 06

CONCLUSION

Réalisation impressionnante et thématique féerique des 1001 nuits, animations riches et renforcées par des effets de zoom permis par son système arcade, Arabian Fight voulait en mettre plein la vue et c’est réussi. Mais ce choix eut un prix, puisque ce beat them all assez ramassé sur lui-même dans des environnements étroits, se voit affubler d’un gameplay peu précis et assez brouillon. N’en reste pas moins un titre du catalogue Arcade Sega du début des années 90, ayant un certain charme et qui est disponible pour la première fois sur support console via l’Astro City Mini.

NOTE DE LA REDAC

6.9
10
Bien
Son
6.5
Graphisme
9
Animation
9
Jouabilité
5
Intérêt
5
Les plus
  • Visuellement superbe et ambitieux
  • Des animations à se décrocher la mâchoire pour un jeu de 1992
  • Jouable jusqu'à 4 et plus intéressant à plusieurs
  • Disponible sur Astro City Mini
LES MOINS
  • Brouillon et confus
  • Peu précis dans les hitbox et assez punitif
  • Des environnements de jeu trop étroits

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Merode
Amateur de Rpg et de tout ce qui dispose de près ou de loin d'une barre d'expérience et d'un scénario. Fasciné également par la Jap'anim de l'ancien temps, où les celluloïds s'agitaient devant une caméra pour raconter des histoires.

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