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Capture d’écran (121)

TEST : ACTRAISER RENAISSANCE

Le retour de Quintet avec l’un de ses titres cultes est une belle surprise et une proposition pour le moins une inattendue et ce, même si dans cette génération de remaster et de remake qui tourne à plein tube, plus rien ne nous étonne. À peine l’on apprend le retour de ce jeu emblématique de la Super Nintendo que Kiki Kaikai pointe le bout de son talisman dans le calendrier des sorties. Le Japon fort d’un élan créateur inégalé dans le milieu du jeu vidéo durant les années 90, semble bien vouloir comptabiliser sur cet énorme trésor de guerre et remettre au goût du jour, la majeure partie de ses plus prestigieuses gloires. C’est donc un véritable Remake d’Actraiser que Square Enix nous sort de son chapeau de magicien dans un Nintendo Direct de fin de soirée. Point de fuite ni d’annonce en amont, Actraiser Renaissance est aussitôt dévoilé, aussitôt disponible sur toutes les plateformes : PC, Ps 4 & 5, Xbox One et Series et bien sûr l’incontournable Switch. Ah et le jeu sort également sur mobile, mais on s’en fout non ? Oui on s’en fout.

Actraiser 01

 

Actraiser Renaissance, le dieu multi-faces

Mais tout d’abord, Actraiser qu’est-ce que c’est exactement ? Et bien c’est un jeu étrange, abordant des questions liées au divin et plus globalement au créationnisme. Un thème qui a hanté le studio Quintet à travers plusieurs titres développés sur Super Famicom comme Soul Blazer, Terranigma et bien sûr le principal intéressé Actraiser. Actraiser premier titre du studio porté sur cette réflexion, amènera ce concept de base à Soul Blazer, à savoir un jeu construit sur l’idée que par l’intermédiaire d’un personnage d’essence divine incarné par le joueur, il faut reconstruire un monde dévasté par un seigneur maléfique. Sauf que contrairement à Soul Blazer qui est un pur Action-RPG en vue du dessus, la structure Actraiser est soutenue par des multiples encorbellements de systèmes dont ressort 3 genres : la plateforme-action, le god-game, et la stratégie. En bon remake, Renaissance conserve ses trois aspects indissociables du jeu original, mais étoffe le contenu général pour offrir une expérience allant tutoyer la vingtaine d’heures contre 7 8 pour le titre de 1990.

Au commencement, il faut nommer le maître qui une fois incarné, part le glaive à la main pour conquérir un morceau de territoire sur l’une des 5 zones disponibles ( et une 6e post générique faisant office d’End Game). Le but est ramener la vie humaine sur une terre dévastée et ainsi récupérer assez de ferveur pour donner à notre divin protagoniste, la force de destituer le Roi démon. Chaque reconquête de région débute par une phase d’action plateforme visant à nettoyer une zone de ses envahisseurs, avant d’aller occire le gros vilain de fin de tableau. Classique et dans la pure tradition des jeux de l’époque, le personnage dispose d’une barre qui se remplit au fur et à mesure que les cristaux laissés sur le sol par vos victimes sont ramassés. Chaque fois que vous remplissez une barre entière, vous obtenez un bonus de dégât physique ou magique, et si vous fouillez suffisamment chaque tableau, vous aurez même le droit à un sort de résurrection, bien utile contre certains Boss ! Ces phases introduisent et concluent chacune des 6 zones du jeu. Ces passages s’étoffent au fur et à mesure de l’aventure, notamment grâce aux magies que vous récupérez et qui enrichissent le gameplay. Assez variés et sans pour autant être des parangons de level-design, ces moments sont agréables à jouer. Les boss disposent de patterns classiques, permettant d’utiliser à loisir le dash arrière via la gâchette gauche, ainsi que toute la panoplie de sorts du maître.

Actraiser 05

Il faut reconquérir par l’épée des terres hostiles avant de bâtir !

 

 

Héros et civilisations florissantes

Une fois l’ordre rétabli, vous voilà sur une carte vide, plus ou moins vaste en fonction des régions, et sur laquelle s’élève un petit temple dans lequel une poignée de survivants démunis, prient avec ferveur, dans l’attente d’une réponse venue d’en haut. Et ça tombe bien car le divin joueur que vous êtes, va répondre à l’appel de ces braves. Et pour ce faire, rien de tel qu’un mignon petit Ange pour faire l’intermédiaire entre vous et la plèbe. C’est ici qu’intervient la phase God game du jeu, puisqu’en tant qu’être tout-puissant, vous maniez les éléments avec la plus grande aisance, êtes capable de modeler l’environnement selon votre bon vouloir et par conséquent faciliter la vie de vos ouailles. Abattre des forêts avec la foudre, assécher des marais avec un soleil brûlant, dessabler des routes avec des tempêtes, rien ne vous résiste !

Maintenant que le terrain est dégagé, l’Ange va guider case par case les habitants qui vont se mettre à bâtir ateliers, champs et maisonnées. Hélas le Roi démon est bien décidé à ne pas vous laisser gagner du terrain et chaque région est gangrenée par des puits d’énergie sombre desquels sortent des monstres. Heureusement notre petit Ange est muni d’un arc et de flèches. Le petit cupidon va donc pouvoir repousser les monstres. Si cette phase se présente comme amusante, elle constitue hélas l’un des points les plus pénibles du jeu, puisque le système de visée est bancal, plombée d’une étrange inertie et il ne sera pas rare de se retrouver à tirer à côté d’une cible entrain de vous faire brûler un champ ou un bloc de maisons. Fort heureusement, au fil de l’évolution de votre civilisation, le peuple se prend en main et décide d’aller fermer ces puits maléfiques. Une fois canalisé, c’est au maître d’aller plonger pour y détruire une perle maléfique (sorte de Mid boss) dans une phase Action-plateforme.

Actraiser 02

Maintenant libérées, les régions sous la protection de l’Ange vont pouvoir prospérer

Actraiser10Durant toute la phase stratégie visant à faire évoluer en pallier 3 votre cité, vous serez aidé par un héros impliqué dans le monde d’où il provient et introduit par le biais du scénario. Ce héros est le bienfaiteur du peuple concerné et surtout un redoutable Joker pour les phases d’invasions. Sur la carte, le jeu consiste à guider au mieux la construction, à repousser les monstres des puits, et à récolter diverses ressources aidant l’Ange à rester à flot (HP et MP) face aux incursions maléfiques, tout en lui permettant de construire des tours de défense. Il y a 3 types de constructions défensives. La forteresse, la tour capable de faire des dégâts physiques et celle utilisant la magie. Déplaçables et évolutives, ces constructions sont étroitement liées à vos chances de succès, durant ce qui s’apparente à la dernière grande partie du jeu : les invasions. Ponctué de nombreuses quêtes narratives, le jeu amène tout au long de la progression des passages où des hordes entières vont attaquer la ville que vous êtes en train d’ériger. Durant ces passages, vous devrez déplacer vos héros, construire des remparts et réfléchir au mieux aux placements de vos tours de défense, sous peine de perdre la partie. Si ces affrontements se ressemblent un peu tous dans le fonctionnement, et ne présentent pas la complexité d’un STR tels que Warcraft 2 (par exemple), ils demandent quand même une certaine approche stratégique et une utilisation réfléchie des outils à vôtre disposition. Pour une plus grande chance de réussite, il est préférable de maximiser votre cité et vos défenses au dernier pallier autorisé et de bien utiliser sur vos héros, les parchemins d’expérience reçus lors des quêtes.

Actraiser 06

Construire et protéger avec l’aide de héros puissants

Actraiser 04

 

Esthétique inégale et enchantement musical

Si la partie jouabilité est au rendez-vous et ouvre de belles perspectives de jeu, qu’en est-il de l’autre point-clé de ce remake, à savoir la partie artistique : Visuels et musiques ? Et bien clairement le premier contact n’est pas brillant. On se retrouve dès le départ dans une partie Plateforme- action, dévoilant un décor de forêt vilain, ressemblant à une sorte de rendu 3D isométrique, pouvant rappeler certains titres de la Sega Saturn, comme le souligne très justement le vidéaste DGJX dans son test vidéo. Au global ce n’est pas moche mais c’est rarement très élégant. Nous sommes très loin d’une prod Vanilla Ware par exemple et Valkyrie Profile 2 sur Playstation 2 peut dormir tranquille. Certains effets de lumière assez douteux, viennent même troubler la lecture du premier niveau, au point qu’il nous est possible de les retirer dans les options, alors que ces mêmes effets viendront soutenir un autre environnement de combat assez pauvre quelques heures plus tard. Une fois ce premier contact mi-figue mi-raisin passé, on arrive sur une carte vue de haut tout à fait charmante et élégante, dans laquelle va se dérouler une bonne partie de l’aventure, puisqu’il s’agit de la carte du monde et de ses 5 régions ( et une cachée) dans lesquelles l’on va interagir pour toutes les phases de STR et de God Game. Les petites maisons, les effets climatiques, les différents terrains de jeux et tous les éléments visuels sont soignés en plus d’être accompagnés d’un chara-design très élégant.

Actraiser 08

Certains passages sont visuellement réussis et le chara-design est plutôt soigné

Actraiser 07S’ajoutant à ça, la bande-son de Yuzo Koshiro a été revisitée intégralement en symphonique et de nouveaux thèmes ont même été ajoutés ! Cerise sur le gâteau, le compositeur a même recomposé ces nouvelles mélodies en Chip-Tune afin qu’elles puissent être jouées si vous désirez jouer avec la bande-son originale qualité Super Nintendo. Si on ajoute à ce constat qu’après les 2 premiers mondes, les environnements plateformes action au départ assez hideux deviennent un peu plus soignés, le constat artistique global de cet Actraiser Renaissance, est plutôt positif même, en toute franchise, Square aurait pu faire mieux.

CONCLUSION
Malgré un jeu techniquement faiblard, c'est un sentiment positif qui reste une fois ce Actraiser Renaissance achevé. Avec ses mélodies superbes, son chara design léché et cette relecture approfondie d’un jeu emblématique de la Super Nintendo, Renaissance est une aventure plutôt riche et prenante, qui imbrique avec intelligence plusieurs systèmes de jeu, découlant sur un titre tout aussi atypique et passionnant que dans les années 90. Sans offrir le meilleur de chaque genre qu'il aborde, il parvient néanmoins à créer une alchimie solide, et renforce son contexte original. Déjà unique en son genre dans sa version initiale, avec ce remake, le jeu creuse encore plus son concept et devient rapidement très addictif si vous accrochez à ce type de jeu.
EVALUATION DE LA REDAC
Son
8.5
Graphisme
6.5
Animation
7
Jouabilité
7.5
Intérêt
9
Les plus
  • Les mélodies réorchestrées de Yuzo Koshiro
  • Addictif et disposant d'une belle courbe de progression
  • Un remake totalement surprise de la part de Square
  • Un mélange unique
  • Le style Quintet
LES MOINS
  • Pas très beau dans les passages action plateforme
  • Le système de visée de l'ange
  • Pas de version boite
7.7
10
Super

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Amateur de Rpg et de tout ce qui dispose de près ou de loin d'une barre d'expérience et d'un scénario. Fasciné également par la Jap'anim de l'ancien temps, où les celluloïds s'agitaient devant une caméra pour raconter des histoires.

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