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Capture d’écran (121)

TEST : ALAN WAKE REMASTERED

“Mon nom est Alan Wake. Je suis écrivain.”. Ces mots si simples annoncent la malédiction d’un héros que nous n’attendions plus tant les années de développement ont été fastidieuses et étirées sur la longueur. En ressort un doux échec commercial qui n’empêchera nullement l’avènement d’une solide base de fans. Ainsi qu’un amour inconditionnel de la part de Remedy, les créateurs de cet essai fulgurant. Loin d’être un premier éclair.

Max Payne fut auparavant un porte-étendard du TPS marquant le jeu vidéo au fer rouge. Un polar noir où toutes les bases étaient posées, du moins pour l’aspect atmosphérique. De quoi mettre en exergue le goût de l’écriture basée sur la douleur, à l’instar du nom du protagoniste principal. Tout comme notre sujet du jour qui décrit son concept subtilement. Alan Wake pour « Awake », le sommeil étant au centre des préoccupations. Son absence, sa dualité rêve/cauchemar, à l’image de la pénombre et de la lumière, une opposition qui colle à la peau du titre. Une référence d’autant plus intense qu’elle enclenche une instabilité d’un lieu propice à l’idylle.

Déjà vu quelque part ? Oui c’est une certitude pour une raison très limpide : certains codes font partie de l’ADN de la culture.

Point d’enflammade les amis ! La démonstration fera son office pour vous donner, pour la première fois ou à nouveau, les clés d’un univers doté d’une empreinte accomplie. Cependant, jouer les trublions n’est pas notre fort. Ce serait un terrible désaveu. Si la proposition de remaster est propice à la division, celui-ci aura bien du mal à faire taire les détracteurs en dépit d’un fond vraiment singulier. Une chance d’arpenter l’aventure pour une frange de la population, un effort minime pour l’autre caste, tel sera le dilemme. Et une question nous hantera tout au long de ces quelques lignes avec cette sévérité implacable : doit-on juger un édifice pour lui-même ou pour sa conversion ?

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En route vers l’antre de la folie !

C’est là : Wake au village

Pas besoin d’emprunter un détour pour vous emmener vers la flagornerie ! Si vous souhaitez savoir si le lissage du jeu apporte un vrai plus, nous ne pourrions que vous faire une moue hésitante. Le constat est mitigé, à notre plus grand dam. Certes, beaucoup de features nous intéressent. Comme cette possibilité de passer le jeu en anglais si la VF, pourtant travaillée, ne vous convient pas. Ou encore pour le choix de la performance face au graphisme, même si sur notre PS5, l’option de base est axée sur la 4K/60 fps. Et, bonne nouvelle : si vous êtes détenteur de la version PS4 ou Xbox One, l’upgrade vers les versions “next-gen” se fera seul et gratuitement. “Encore heureux !” ne manqueront pas de nous faire remarquer les sceptiques, avec un sacré fond de vérité.

Toutefois, ne boudons pas notre plaisir : les décors sont sublimés et donnent le vertige. La palette des couleurs est toujours aussi percutante (tout comme une certaine série du grand Lynch) et les effets de caméra sont à tomber, tout simplement. Travellings, vues panoramiques, gros plans, contrechamps… le lexique du cinéma est respecté à la lettre et en cela, Alan Wake frappe toujours aussi fort bien des années après. Nous regrettons en revanche ce clipping dérangeant, ce qui est difficilement acceptable au regard de la puissance des machines actuelles. Cela ne vous sortira jamais du trip si votre adhésion est requise. Mais quand même : ça la fout mal ! 

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De superbes plans…

Et que dire de ces visages, retravaillés et mis en avant lors de la campagne marketing, parfois franchement cheap. Nous comprenons qu’il s’agit bel et bien d’un portage de la 360 mais bon… n’oublions que c’est une occasion pour les “Playstationiens” de découvrir ce qui était une exclusivité Microsoft. Sachant que le studio a récupéré les droits de la franchise depuis ! Toutefois, et même si nous sommes parfaitement conscients que ce remaster est une prise de température (voire une étude de marché), le fait d’avoir droit aux commentaires audio est une réelle plus-value. Cela approfondit l’histoire autour du jeu qui brise encore plus le 4ème mur, à l’image du scénario qui prend le temps de VOUS parler. A chaque instant. Comme le ferait un écrivain au génie incommensurable. 

Cela fait-il du voyage une perfection stylistique ? Retournons dans la sphère du paradoxe !

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Cela vous rappelle quelque chose ? C’est normal…

France hisse l’Alan

Ce contenu est agrémenté des 2 extensions, très dispensables et même au rabais pour la première. En outre, et bon sang de bonsoir, pourquoi ne pas nous avoir gratifiés du spin-off Alan’s Wake American Nightmare ? D’accord, cet opus est contestable mais il donnait un certain plaisir en améliorant des phases de gameplay au sein d’un monde tourmenté qui nous plaît tant. “Mais de quoi parlons-nous, vils faquins ?!” verra-t-on en cas de manquement d’argumentation. Alan Wake est un auteur quelque peu névrosé qui vit dans l’angoisse d’une page blanche qui ne fait que trop durer. Une crise artistique et de couple qui amène à une odyssée vers Bright Falls, ville fictive qui ne peut renier son jumelage avec Twin Peaks. Nous n’irons pas plus loin dans la description de l’histoire. Sachez juste que l’occulte se mêle au fantastique et à la psychologie. Entre ce qui est et ce qui paraît. Ou ce qui ne devrait pas être ! En tout cas, celle-ci s’étale tout au long de 6 chapitres (plus 2 bonus donc) parfois inégaux.

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Le principe résumé en une seule image.

En effet, l’ambiance est sublime et beaucoup de personnages sont bien construits. Une impression de vie existe réellement. Enfin par le biais des dialogues, car les lieux sont souvent désespérément vides, stigmates d’un projet d’open world abandonné. La radio locale de la cité paumée amplifie ce sentiment, avec la voix d’un Benoît Allemane (acteur ayant doublé Morgan Freeman) des grands soirs. Cela donne un reflet atypique à cet Alan Wake qui parvient à s’extirper de toutes ses inspirations. Car les références sont nombreuses et plutôt bien placées en dépit d’une expression trop explicite. Stephen King, Kubrick (pour la controverse du long-métrage !), Hitchock, Lynch… le panel est large et non exhaustif. Dommage que ce soit « trop dit », comme si le joueur ne pouvait pas rechercher lui-même les clins d’œil. Cela dit, l’hommage à Max Payne est bien plus rusé, avec notamment cet environnement hivernal et ces bruitages qui font directement référence au(x) grand(s) frère(s).

Il n’empêche que nos cœurs de cinéphiles sont toujours réchauffés et nous savourons la plupart des instants qui ne virent jamais au pastiche. Chacun d’entre eux se montre brillant ? Malheureusement, c’est plus nuancé.

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Ni surchargé, ni vide. Une DA magistrale !

This is the Wake

Bien sûr, l’introduction et la majeure partie de Alan Wake vous plongent dans une atmosphère fascinante et la dichotomie jour/nuit apporte un équilibre appréciable entre narration et gameplay. Néanmoins, il est regrettable de constater que ce dernier s’effrite au fur et à mesure du temps passé. Vers la conclusion, certains acteurs de ce théâtre funèbre disparaissent tout simplement et la ville se résume à de superbes environnements (encore faut-il aimer la forêt !).

Cela peut être un choix de Remedy qui permet de recentrer les enjeux autour d’un casting réduit mais cela nuit (ahah) à la symétrie jusque là bien dosée. Nous trouvons cela en deçà et heureusement, la fin du chapitre 6 de Alan Wake (on ne parlera pas de la seconde du 8ème épisode tellement celle-ci est décevante) rattrape le tout. Touchante, magistrale, bénéficiant d’une mise en scène juste… les superlatifs ne manquent pas. C’est aussi pour cela que nous pardonnons les errances éphémères. La puissance est bien présente et nous emmène toujours plus loin grâce à des retournements de situation qui vous projettent dans le script. Pour peu que vous soyez, nous réitérons, sensibles au menu.

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Le reflet de la conversion vers l’image.

Des cinématiques travaillées, jamais trop longues, des échanges in-game seront servis en plus de l’originalité de ce jeu : la découverte des manuscrits. Si la quête secondaire consistant à retrouver des thermos de café n’a rien de sexy, la recherche des écrits a de quoi ravir. Pourtant, le procédé est étrange. Si ceux-ci permettent d’épaissir la diégèse, ils vous livrent parfois carrément la suite des événements. Cela était risqué mais le pari est réussi haut-la-main. Lorsque vous serez confronté à une scène déjà relatée auparavant, vous prendrez conscience de son importance. Tout en mettant en valeur le processus de la transposition d’un livre vers l’écran. Bien vu.

En ce qui concerne le sound-design de cet OVNI qu’est Alan Wake, tout est ajusté avec des fonds sonores sublimés par une OST très discrète. Cela n’empêche pas la partition de nous offrir certaines envolées loin d’être mièvres. Petri Alanko est extraordinaire, c’est tout. Quant à la playlist de chansons, elle est à tomber. David Bowie les amis ! Entre autres d’ailleurs. Bref, nous sommes en phase avec un rendez-vous parfait de ce point de vue. Que dire si ce n’est : “bravo et respect” ?

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Un ami fidèle, drôle… et finalement sensible.

Alan is Mauricette

Alors que fait-on dans Alan Wake ? On alterne, comme nous le disions précédemment, entre le jour et la nuit et si cela peut paraître manichéen, la dualité est réussie. Les décors sont fixes et magnifiques lorsque le soleil brille, offrant un côté réconfortant malgré un malaise pesant. Lorsque l’obscurité tombe, nous sommes carrément dans le malsain, et les animations (ce vent !) nous oppressent. En ce sens, nul besoin de s’y tromper : à part quelques jump-scares, l’œuvre n’a pas vocation à vous faire peur. Le thriller est psychologique et disons-le tout net : le jeu est ce qu’aurait dû être le cabossé Alone in the Dark sur PS360. Moins osé et plus sage que Deadly Premonition cependant. Mais tellement plus maîtrisé ! Pour les puristes, les promenades quotidiennes seront un peu lourdes. En outre, nous y avons trouvé une pause essentielle ! Parce qu’en soirée, ce n’est pas la même chose.

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« Les sentiers de la perdition ».

Si ces dernières vous feront profiter d’un jeu de lumière divin, dans Alan Wake vous passerez votre temps à vous défendre contre les possédés, ces humains qui n’ont conservé que la forme de ce qu’ils étaient. Ils sont bouffés par l’ombre (on vous laisse découvrir sa nature) : impossible de se contenter de faire du tir au pigeon banal. D’abord, il s’agira de pointer votre lampe pour briser leur “armure” sombre avant de pouvoir les aligner. Une option judicieuse qui vous oblige à vous organiser : saper les adversaires en même temps ou se concentrer sur l’un d’entre eux pour le démolir ? Au demeurant, le bestiaire vous donnera parfois du fil à retordre, notamment lorsque les “combinaisons” sont bien pensées. Entre le frêle qui vous balance des faux à la tronche et le costaud à la tronçonneuse, il y a un sacré delta dans les patterns et la poise !

Des trash-mobs seront aussi de la partie et on peut vous le dire : cela va très vite, même en mode normal. D’ailleurs, rassurez-vous : la difficulté “cauchemardesque” est faisable. Surtout qu’Alan bouge comme son homologue Max, non ?

Non.

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L’art dans toute sa complexité.

Qu’Wake shot

C’est sur cet aspect que râler est légitime. Si le feeling des armes est bon, avec une diversité suffisante (même si certaines, comme le lance-fusées, sont cheatées) Alan est un balourd. Un plot. Un camion. Oui, notre artiste est lent, surtout si on le compare avec les belligérants ! D’accord, cela renforce le pitch selon lequel notre bougre n’est pas un militaire. Mais quand même, le voir s’essoufler au bout de 20 mètres (ce qui le ralentit au mieux, l’immobilise au pire), c’est perturbant. Surtout lorsqu’il faut fuir une armada trop imposante ! Les spots de lumière seront d’ailleurs salvateurs, accélérant la remontée de votre barre de vie. Exit les antalgiques de Max Payne ! Toutefois, ce choix est parfois pénalisant, comme le prouve d’ailleurs la correction du gameplay effectuée sur Alan Wake’s American Nightmare. Heureusement, l’esquive est là pour vous faufiler. Un timing parfait et voilà un bel effet de ralenti, preuve que Remedy est attaché à ce procédé qu’on retrouve dans ses premiers amours et dans ses productions plus récentes.

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La fiction dans la fiction !

Etrangement, cela fonctionne plutôt bien. Malgré ses tares quelque peu indigestes, l’ennui ne vous fera jamais l’affront de pointer le bout de son museau. Vous pesterez parfois contre cette caméra foireuse lorsque le malandrin est proche et vous ne comprendrez pas pourquoi aucune possibilité de càc n’est incluse. Néanmoins, cela reste relativement précis avec une localisation de dégâts suffisante. D’autant plus qu’une utilisation de grenade vous fera plaisir lors de l’explosion, les corps étant littéralement projetés ! L’ergonomie est aussi au poil malgré un sentiment passager de latence, notamment lorsqu’il s’agit de récupérer une nouvelle pétoire posée au sol.

On ne peut pas en dire autant des quelques sauts à effectuer, pas hyper millimétrés, et une animation manquée lorsqu’une plateforme est un peu surélevée. Par bonheur, pas d’incidence majeure mais il convient de le signaler. Restons honnêtes : le poids des années est bien là, sans être rédhibitoire. Les zones seront plutôt balisées, avec quelques ouvertures et ça ne pose aucun souci, les petites balades de jour étant une véritable bouffée d’air frais. Bien sûr, la conduite des voitures n’est pas non plus insolite ; cela ne vous donnera pas envie de lâcher le pad.

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Bon parfois ça foire…

C’est l’awake qu’elle préfère

Dernier point de controverse : la physique du soft Alan Wake. Le moindre contact avec un objet le fait valdinguer, comme si la masse n’avait pas d’incidence. Cela dérange parfois. Cet effet moteur “à la Dark Souls” aura eu le don de nous agacer passablement. Mais une nouvelle fois, tout est d’époque et cela prouve qu’en 2021, tout n’a pas changé. Les barils de couleur rouge pour tout faire péter, les animations de rechargement, l’aide à la visée aussi salvatrice que pénible de temps en temps, ces issues bloquées arbitrairement…

Le listing pourrait faire fuir plus d’un d’entre nous. Et pourtant, l’équilibrage du loot, la fluidité, la simplicité du HUD : tout est là pour faire oublier ces soucis. D’autant plus que la virulence des joutes nous procure d’énormes sensations, ce qui est finalement le plus important. D’ailleurs, et on va dire que nous nous acharnons dessus, le premier DLC montre bien qu’un dosage raté aurait pu plomber la totalité du jeu. Il n’en est rien. Si les séquences ont déjà été vécues, c’est pour la simple et bonne raison qu’elles sont le fruit d’une temporalité qui a évolué depuis. Alan Wake se pose bien plus en témoignage, par incidence, qu’en comeback simplet. Oui les objectifs sont évidents et se perdre tient de la gageure, oui on traverse des chemins similaires… et alors ? Le charme opère, comme quoi le glamour reste toujours supérieur à une froide beauté.

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Cadrage, effet sur, dynamisme. Quel travail !

Pour finir, nous continuerons à encenser les petites idées qui traînent çà et là, comme la présence d’un QR Code dissimulé qui vous emmène vers une vidéo YouTube pour une saynète complémentaire. Nous aimons avec la même ferveur ce couple “acteurs véritables/avatars vidéoludiques” (avec les interprètes en chair et en os dans la télévision… génial !) ou ces émissions “Zone X” (« Night Springs » en VO) qui nous rappellent nos meilleurs moments, circonspects devant la 4ème dimension.

Mince, ça rend mélancolique le souvenir…

CONCLUSION
S’il fallait définir le sujet le plus brûlant pour des testeurs, ce serait le remaster à notre sens. La proposition a le mérite d’être transparente en se différenciant du remake mais il est toujours compliqué de se positionner fermement. Assurément, cet Alan Wake Remastered, surtout dans son enrobage next-gen, est la meilleure version sur le marché. C’est indéniable. Cela fait-il de ce portage un modèle d’excellence ? Pas vraiment. Quelques petites ristournes font un bien fou mais dans le fond, si vous avez côtoyé l’original, il n’y aura aucune raison de vous jeter sur Alan Wake Remastered si ce n’est pour l’affichage et le framerate en plus de quelques petits bonus. Les défauts inhérents au jeu déjà décriés à l’époque n’ont pas fait l’objet d’ajustements et nous devons nous contenter d’un lissage certes souvent réussi, mais défaillant épisodiquement. Nous pensons notamment à ces visages qui passent de l’expressif au gaguesque dans des transitions bien violentes. Élégamment, l’immersion ne s’en trouve pas amoindrie et il est acquis que Remedy a marqué son territoire. Pour les allergiques à Control et surtout Quantum Break, pas la peine de vous acharner. Si vous n’adhérez pas, vous ne serez pas envoûtés.Que vous dire de plus ? Malgré un devoir d’objectivité, Alan Wake restera à jamais collé à notre âme de gamer. Et c’est aussi dans cette situation que prévalent notre devoir de justice, notre appétence pour l’analyse, notre sens de l’observation… tout comme nos faiblesses. Nous sommes le No Bloody Knows. Nous sommes chroniqueurs.
EVALUATION DE LA REDAC
Son
9
Graphisme
7
Animation
7
Gameplay
6
Intérêt
8
Les plus
  • Référencé mais singulier
  • L'atmosphère
  • Les doublages VO/VF
  • L'OST
  • De superbes panoramas
  • Intense
  • La plupart de la narration
LES MOINS
  • Les visages parfois taillés à la serpe
  • Quelques mécaniques vieillottes
  • De rares sautes d'écriture
  • Les extensions moins travaillées
7.4
10
Super

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