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TEST : CRUIS’N BLAST

Sorti en 2017 en arcade, Cruis’n Blast débarque dans une version Switch que les amateurs de sensations fortes et de fun immédiat ne doivent surtout pas laisser passer ! On tient là, je vous le dis direct, l’un des meilleurs jeux de caisse de la machine, rien que ça !

 

Le retour d’une licence culte

Si pour vous un bon jeu de voitures repose sur une physique poussée des véhicules, une modélisation pointue et des réglages techniques au poil de fion, vous pouvez passer de suite votre chemin : Cruis’n Blast n’est absolument pas fait pour votre palais délicat. Par contre, si vous faites partie de ceux qui ont pris leur pied sur des jeux comme Outrun, Burnout, San Francisco Rush ou bien encore la série des Asphalt et autres jeux de caisse arcade alors ce test est fait pour vous.

Le premier jeu de la série, Cruis’n USA, a été lancé en 1994 par l’illustre Eugene Jarvis (Robotron 2084, NARC et Smash TV c’est lui) pour le compte de Midway et publié par Nintendo en arcade au même moment que le mythique Killer Instinct (les deux jeux partageait le même hardware Ultra 64). Le jeu connaîtra un beau succès qui donnera naissance à plusieurs suites… jusqu’à celle de trop : « Cruis’n » sur Wii. Ce dernier mettra la série sur les jantes jusqu’en 2017, année où Eugene Jarvis, désormais à la tête de la compagnie spécialisée en jeux d’arcade Raw Thrills, décide de rebooter la licence dans les salles de jeux avec le titre qui nous intéresse aujourd’hui.

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Un reboot généreux

Cruis’n Blast c’est avant tout le règne du fun à gogo emballé dans un papier cadeau flashy et bariolé tout droit sorti des années 80/90. Amateurs de néons, de couleurs criardes et de tuning vous devriez y trouver votre compte, tout comme les amoureux du Yéti et de dinosaures mais nous y reviendrons plus tard…

En lançant le jeu vous constaterez donc que Cruis’n Blast ne va droit à l’essentiel : un mode Tournée exclusif à la version Switch qui propose un enchaînement de plusieurs courses à terminer dans différents niveaux de difficulté, un mode Arcade qui permet de parcourir les circuits originaux de la borne, un mode contre-la-montre et enfin la possibilité d’opter pour une course simple. Côté multijoueur il faudra compter sur un mode multijoueur en écran splitté ou un multi local avec une Switch (+ un jeu) chacun. Rien que du très classique somme toute (pas de multijoueur en ligne) mais n’allez pas croire que Cruis’n est radin en contenu. Jugez plutôt : près de 30 circuits différents à parcourir avec 23 bolides allant des classiques voiture de sport et autres 4×4 à d’autres choix plus, disons, exotiques comme un camion de pompier, un quad ou même un hélicoptère (une référence à Power Drift de Sega et à son F-14 tout droit sorti d’After Burner peut-être…) et même … une licorne !

Pour débloquer plusieurs de ces merveilles et même upgrader ses montures il faudra enchaîner les succès mais aussi collecter les liasses de billets et les clés dorées dispersées sur les différents circuits. De quoi donner envie de revenir souvent sur le jeu et ainsi allonger honnêtement sa durée de vie, d’autant plus que chaque circuit recèle de nombreux embranchements et raccourcis différents.

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Flashy Colors overload

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Gentlemen start your engines !

Une fois la course lancée, pas de prise de tête niveau apprentissage des contrôles : on dirige son destrier au stick ou à la « croix » directionnelle, on accélère avec un bouton, on freine avec un autre, on dérape en maintenant la gâchette droite enfoncée (plus on drift plus la jauge dédiée se remplit et permet un dash en sortie de drift efficace, comme dans les derniers Mario Kart en somme) et on active son blast/nitro avec la gâchette gauche. Les deux derniers boutons servent à changer de musique et de vue. Le jeu regorge également de tremplins et de dénivelés permettant des sauts de folie et diverses acrobaties aériennes. Le jeu propose également un système très simple de cascades qui pourra même vous faire sauter par-dessus vos concurrents grâce à la technique du « saute-mouton », débile mais l’essayer c’est l’adopter !

Et ça va à 2000 à l’heure !!! Les courses sont hyper nerveuses, l’IA bas de caisse file à vive allure avec la seule intention que vous ne deveniez qu’un point lointain dans ses rétroviseurs. Les décors hauts en couleurs défilent à vive allure et fourmillent d’animations qui rendent chaque environnement hyper vivant et qui parfois même détruisent carrément la route ou la rendent plus dangereuse en la surchargeant de débris. Une grande roue de fête foraine qui se détache et traverse la route, une tornade qui emporte avec elle concurrents et éléments de décors, un tremblement de terre qui fait s’effondrer la route alors que nous sommes en l’air prêts à se réceptionner après des centaines de mètres de chutes…

Les courses semblent tout droit sortie des délires de gosses que l’on se faisaient dans la cour de l’école Hot Wheels en main et toute cette mise en scène est monnaie courante dans Cruis’n Blast, elle rappelle furieusement le trop mésestimé Split/Second Velocity de Black Rock Studio, le tout à 60 FPS constant sans ralentissement (en solo car à plusieurs en écran splitté il faudra se contenter d’un 30 FPS plutôt stable).

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Aliens start your engines !

Une réalisation à la hauteur

Le jeu s’affiche dans une jolie résolution de 1920 x 1080 en mode docké, le mode portable proposant lui du 720p. Niveau modélisation le jeu n’établira pas un nouveau standard, loin de là, les textures des décors ainsi que celles des engins étant plutôt pauvres mais le design des véhicules et sa diversité font le café. Soulignons que Cruis’n Blast propose une myriade d’effets visuels et de très sympathiques effets de reflets qui démontrent le soin apporté à un titre qui, soyons clair, n’a pas dû disposer d’une grosse enveloppe niveau budget.

Niveau son, les musiques sont suffisamment anecdotiques pour ne pas taper sur le système mais servent plutôt bien l’ambiance du titre aux côtés d’un sound design faisant la part belle aux explosions, crissement de pneus et autres bruits de tôles froissées. Petite tape sur les doigts quand même à Raw Thrills pour le manque de diversité des bruitages : une licorne ou un hélicoptère qui klaxonnent et font les mêmes bruitages qu’une voiture de sport çà fait…bizarre (même si çà fait sourire).

Un petit mot sur le mode multijoueur : simple, direct, sans fioriture et efficace ! C’est le jeu parfait à sortir entre amis lors d’une soirée Pizza/Binouzes : on rage, on gueule contre l’IA et ses potes, on rigole et on porte fièrement sa mauvaise foi. L’essayer c’est l’adopter, difficile de ne s’en tenir qu’à une seule course tellement il est accrocheur. La marque des hits !

Le jeu est proposé à 39,99 €, un tarif un peu élevé pour un jeu de ce type au vu des autres titres de ce genre proposés sur la machine mais ne vous leurrez pas : celui-ci est sans contestation possible l’un des plus fun !

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CONCLUSION

Come-back réussi haut la main pour une licence que l’on croyait abandonnée dans une casse-auto : Cruis’n Blast est l’excellente surprise arcade de cette rentrée 2021. Rapide, furieux et nerveux, il remet sur le devant de la scène les plaisirs simples de la tôle froissée et des parties endiablées autour d’un gameplay simple et sans fioriture. Encore plus complet et addictif que la version arcade dont il est l’adaptation, le jeu de Raw Thrills est un véritable manège à sensation digne d’une fête foraine. Bien réalisé, proposant un contenu solide et une forte rejouabilité, c’est un must-have pour les amateurs de courses typées arcade. On signe direct pour une suite et on se prend à rêver d’un mode multi en ligne en DLC gratuit.

NOTE DE LA REDAC

7.2
10
Super
Son
5
Graphisme
7
Animation
8
Gameplay
8
Interet
8
Les plus
  • Des sensations pures
  • Une réalisation très propre
  • Une mise en scène accrocheuse
  • Addictif
  • Simple à prendre en main
  • On peut « conduire » une licorne !
LES MOINS
  • Pas de mode multi en ligne
  • Des musiques anecdotiques
  • Peu d’options de prise en main

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Jashuyan
Amoureux d’arcade, de la PC-Engine, écrit des articles sur le jeu vidéal entre deux parties de Street Fighter 2x, de Windjammers et de quelques épopées JRPGesques…

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