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TEST : NEED FOR SPEED HOT PURSUIT REMASTERED

Les remasters. Je n’aime pas les remasters. Les remakes comme Resident Evil « Rebirth » ou des reboots façon God of War, j’accepte volontiers. Mais une amélioration graphique et sonore mineure, surtout quand ils sont appliqués aux jeux de la génération HD, je n’estime pas cela pertinent. Mais malgré cette mentalité de vieux joueur aigri, et grâce à ma fainéantise face au fait de rebrancher ma Xbox360, force est de constater que ce Need For Speed Hot Pursuit Remastered est le jeu qui tourne le plus régulièrement sur ma console en ce moment.

La vidange et les niveaux s’il vous plait !

10 ans. C’est le temps qu’il aura fallu à Electronic Arts pour ressortir ce cultissime épisode de l’ère PS360. Après tout, pourquoi pas? Avec la puissance des nouvelles générations de consoles et autres cartes graphiques, un petit tour chez le carrossier peut s’avérer pertinent : améliorations des textures, révision de l’éclairage et des effets de lumières, petit boost du framerate et les DLC, payants à l’époque, qui vous donne accès à quelques véhicules et épreuves supplémentaires, vous sont offerts !! Et de ce point de vue, le contrat est pleinement rempli : testé sur Série X, le jeu affiche un 4K 60 Fps qui fait plaisir, les gyrophares vous font plisser les yeux tellement ils claquent, le moindre choc est un prétexte à un déluge d’effets de particules du plus bel effet et les véhicules comme les décors n’ont jamais été aussi beaux. Certes on en prend plein les mirettes dès les premières secondes, mais rapidement, le « wow effect » s’estompe. Déjà à sa sortie initiale, Need For Speed Hot Pursuit était un très beau jeu, et donc ce gap graphique n’apporte finalement que très peu de chose. Et les limites de l’exercice du remaster ne s’arrêtent pas là : le jeu est victime de baisse de fluidité lors de certaines situations comme lorsque les très (trop ?) aveuglants gyrophares doivent refléter sur les parois d’un tunnel et que deux ou trois adversaires sont à l’écran par exemple. Même basculer dans le mode « performance », moins gourmand en ressources, ne résout pas le problème !! Et je vous avoue que ces effets stroboscopiques sont si exagérés que j’en suis arrivé à couper les avertisseurs sonores et visuels des voitures lorsque je joue du côté des forces de l’ordre. De plus ce remaster n’a même pas pris la peine de corriger les défauts de l’original. Si elle faisait l’affaire en 2010 en permettant de maintenir artificiellement la pression et le dynamisme des courses, l’IA abusivement tricheuse façon Mario Kart fait un peu de peine en 2021 et quelques réglages à ce niveau seraient les bienvenus. Mais le pire manquement est certainement l’absence du mode deux joueurs en écran splitté, un mode pourtant tellement évident dans un jeu dont l’intérêt principal tourne autour du principe des gendarmes contre les voleurs !!! Définitivement, les remasters ne sont vraiment pas fait pour moi, Need For Speed Hot Pursuit Remastered me le prouve encore une fois. Mais alors, pourquoi j’affiche près de 30 heures de jeu et surtout pourquoi je n’arrive toujours pas à en décrocher ?

Tonnerres mécaniques

Need For Speed Hot Pursuit, c’est avant tout un ADN. Criterion Studios. Les développeurs notamment de Burnout. LA série de jeu de courses de référence depuis la génération PS2/XBox/GameCube. Ses courses dynamiques et furieuses, sa facilité d’accès de part sa maniabilité résolument arcade, et surtout sa propension aux crashs spectaculaires feront la signature de la série. Et voyant que sa série phare Need for Speed avec son habillage « tuning à outrance » commence à lasser, Electronic Arts, propriétaire du studio depuis 2004, lui cède enfin les rennes de sa franchise qui, tout de même, souffle ses 15 bougies. Aussi, à un moment où le regard du public lorgnent bien plus vers Gran Turismo que vers Ridge Racer, le studio anglais se devait d’offrir un jeu digne de ce nom. Et pour ce faire, Need For Speed Hot Pursuit revient aux sources de la série. Fini les tubes néons violets et les ailerons Fast and Furious, le jeu reprend les bases des épisodes fondateurs : des voitures de rêves faisant la course sur routes ouvertes et poursuivies par les forces de police. Un principe simple et efficace, d’autant plus que le joueur peut incarner cette fois aussi bien le voleur (ici appelé fuyard) que le gendarme. Bien sûr, cet opus ne serait pas un Need For Speed si il n’y avait pas un garage remplis de véhicules qui laissent rêveur. Aston Martin, Pagani, Lamborghini, Porsche… si l’on excepte un Ferrari aux abonnés absents, les plus grandes marques automobiles répondent présent et proposent leurs modèles les plus prestigieux et rares au travers d’une soixantaine de bolides, et toutes ont leur déclinaison policière donnant lieu à des véhicules si insolites que même les forces de l’ordre de Dubaï n’y ont pas pensés.

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Pour arrêter les fuyards, tous les coups sont permis !!

Route 666

Ce sont les routes de l’île fictive de Seacrest County qui seront le théâtre de vos affrontements routiers. Divisé en deux campagnes disctinctes, le jeu vous propose de participer à différentes épreuves : on y retrouve les indéboulonnables courses, duel et contre-la-montre, mais ce sont les poursuites infernales qui vont captiver le plus. Il s’agit tout simplement de courses dans lesquelles non seulement vous devez gagner mais surtout éviter de vous faire interpeller par une police aux moyens et méthodes pour le moins musclés. Pour semer vos concurrents comme pour semer la police et ainsi s’assurer de franchir la ligne d’arrivée le premier, vous avez à votre disposition différents équipements : Si les IEM et les herses sont communes aux deux camps, les fuyards auront la possibilité d’accéder à un turbo aussi court qu’intense et la capacité à brouiller les fréquences des policiers et donc de paralyser temporairement toute tentative d’arrestation. Mais le SCPD possède de son côté la possibilité de déployer un barrage routier et de faire appel aux forces aériennes au travers d’un hélicoptère qui a le don de jeter ses herses juste devant votre nez. Vous ajoutez à cela une circulation certes peu denses en certains endroits mais toujours placée au mauvais endroit, la possibilité de prendre des raccourcis et vous comprenez rapidement que les routes de l’enfer sont en bitume et qu’elles peuvent se traverser à plus de 300 km/h !!! Et si les débuts du jeu ne vous donnent pas accès à tout votre arsenal, votre progression chez les Fuyards ou la Police débloquera et améliorera vos armes. Disponible en nombre limité, ces équipements viennent pimenter encore un peu plus les poursuites et les éviter à pleine vitesse réclame souvent une bonne part de chance, il faut avouer que voir sa cible se crasher, dans une mise en scène des plus spectaculaire, grâce à un de vos pièges, c’est tout bonnement réjouissant. Et si dans cette épreuve, le fun est au rendez-vous, il existe une variante nommée « Traque » et toute aussi délirante : un chauffard (vous) et toutes les voitures du CSPD disponibles à vos trousses !! Un vrai moment de bonheur manette en main !! Traverser l’ensemble des deux campagnes vous occupera une bonne vingtaine d’heure, plus si vous visez l’or dans toutes les catégories de courses.

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L’enfer, c’est les autres… surtout en voiture !!

Direction assistée

Gameplay. Le cœur du jeu. Parce qu’un contenu riche et varié ou encore une réalisation ébouriffante ne font pas forcément un bon jeu, Criterion a eu l’excellente idée d’apporter le savoir-faire accumulé tout au long du développement de la série Burnout . Ainsi le plaisir de conduite immédiat, couplé à une vitesse rapidement folle, devient absolument jouissif lorsque l’on slalome, en plein drift, entre les adversaires tout en se faufilant dans la circulation d’une petite route de campagne. Le revers de la médaille étant bien entendu un manque de profondeur de la jouabilité et finalement de n’apporter que peu de différences quant à la prise en main entre tous ces bolides mis à notre disposition. Mais ce parti pris totalement arcade ouvre aussi les portes du multijoueur à tout le monde : on vous reproche de ne pas respecter le sacro-saint  » gentleman driving » sur Project cars et GT Sport ? Need for Speed vous demande de jouer sale et de gagner par tous les moyens possibles !!! Si la frustration, dû au manque de parties en écran splitté, demeure, le online est encore rempli de bonnes âmes prêtes à vous faire tâter de son pare-chocs au travers et le jeu, ainsi délesté de son IA, prend alors toute son ampleur et remplit pleinement son contrat : la fusion des deux franchises de l’époque a donné naissance à un concentré de fun et de convivialité. L’essence même des jeux d’arcade.

CONCLUSION

Mon avis est comme le mode solo de ce jeu : divisé en deux. Une part de moi-même me confirme que je ne suis définitivement pas la cible pour les remasters de jeu de l'époque PS360. Le souvenir est trop proche et le gain principalement cosmétique n'est pas suffisant pour repasser à la caisse. Cependant, difficile de bouder son plaisir aux retrouvailles d'un jeu déjà excellent à l'époque. Comment refuser la proposition d'un Criterion au mieux de sa forme ? Le fun et le plaisir de jeu sont toujours aussi présents et si tout n'est pas encore parfait techniquement parlant, l'expérience demeure terriblement agréable pour tout amateur de courses arcade ou de courses...poursuites !!!

NOTE DE LA REDAC

8
10
Super
SON
8
GRAPHISME
7
ANIMATION
8
JOUABILITE
9
INTERET
8
Les plus
  • Le meilleur de Need for speed ET Burnout
  • Le partie pris spectaculaire et arcade
  • Mode solo massif et DLC inclus
  • Le multijoueur plutôt complet
  • Techniquement, l'upgrade est notable...
LES MOINS
  • ... mais au final assez mineure et pas irréprochable
  • L'IA pas convaincante
  • L'absence du mode multi en écran splitté

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