Close

Login

Close

Register

Close

Lost Password

LES PODCASTS DU MOMENT

TEST : PHOENIX POINT : BEHEMOT EDITION

Lorsqu’il s’agit de se prendre une cartouche au gros sel vidéoludique, le NBK est inquiet. En effet, nous le savons : le mieux est l’ennemi du bien ! Or, lorsque Phoenix Point : Behemot Edition fut annoncé sur PS4 et Xbox One (la mise à jour current gen arrivera plus tard), l’émerveillement prit le pas sur la peur, quand bien même celle-ci resta à l’affût, quelque part dans l’ombre. En effet, en se fiant aux échos des pionniers pécéistes, l’œuvre multipliait les trouvailles jusqu’à en donner le vertige, au grand dam des non-initiés. Nouvel équilibrage, ajustements pour le pad en plus de l’ajout de contenu supplémentaire d’hier et d’aujourd’hui : il n’en fallait pas plus pour vous présenter une popote alléchante. Avec cette appréhension concernant sa teneur en matière grasse, clé de voûte de l’indigestion.

Voilà que 1000 questions fourmillent dans nos esprits ! Cependant, une chose est certaine : grâce à l’apport d’anciens développeurs de X-COM (sous l’égide de Julian Gollop), les rangs sont serrés et l’armée puissante. De plus, le laps de temps entre la sortie initiale et cette version est clairement bénéfique, ne serait-ce que pour les divers ajustements et corrections. Néanmoins, un rouleau compresseur plane au-dessus à tel point qu’une menace se fourvoie en restant permanente… Ne cherchez pas plus loin car le titre est cité dès l’introduction et reviendra comme un leitmotiv propre à la comparaison tant X-COM domine les terres de la stratégie au tour par tour. Sans partage ? Nous n’irons pas jusque dans cette affirmation fallacieuse au regard du nombre de rivaux prêts à défier le maître. Comme l’incroyable Mutant Year Zero.

Un raid risqué dans une clairière difficilement prenable, le siège ayant déjà été mis plusieurs fois en échec. “Autant en finir avec cet outsider” penserez-vous en vous fiant à cette mise en bouche. Ce serait aller bien trop vite en besogne car la guerre est bien déclarée et les stratèges ont eu le nez creux. Plutôt que d’envoyer les fantassins vers une mort certaine en les adoubant de panache, Phoenix Point parvient à contourner la ligne en visitant l’obscurité.

Un melting pot osé pour un challenge un peu fou. Relevé avec brio ? Ne faites aucun bruit et suivez-nous ! L’heure est venue de rencontrer la cause de la nuisance. Celle qui cherche à nous détruire…

Phoenix Point 20210929220403

Le début de la fin…

Baie et motte

Le disque est connu et pourtant nous ne pouvons nous empêcher de l’écouter. Le Pandoravirus et ses variations ont fait des ravages. Des mutations ont engendré des monstres et pour sauver l’Humanité, il va falloir s’accrocher ! Une nouvelle dystopie sur fond de catastrophe écologique et nous voilà aux commandes d’une unité bien décidée à repousser la menace, sans avoir une conception précise de sa nature. Évidemment, car sinon ce n’est pas drôle, les hommes sont incapables de faire bloc et les enclaves sont le spectacle de luttes contre l’envahisseur, haine, affrontements fratricides et idéologies nouvelles.

Aucun doute n’est permis : tout cela était à prévoir ! Le pitch pose sa vision post-apocalyptique, terrain de chasse pour développer les bases de sa diégèse singulière. Le script ne réinvente pas la roue ; malgré tout, la narration est si maîtrisée qu’elle attise la curiosité, et ce tout au long de l’aventure. Un conte macabre exquis où tout est expliqué par les indices à trouver, les archives et les cinématiques oscillant entre fixe et animé. Les longues lignes de dialogue, bénéficiant d’une traduction française de haute volée, en disent beaucoup sur l’ambition qui consiste à vous approprier l’univers.

Phoenix Point 20210930014032

Vos premiers pas dans la diplomatie…

Certes, les personnages manquent cruellement de fond mais l’important ne se trouve pas là et, finalement, cela est raccord avec le thème. Nous sommes tous des anonymes surpris par cette noirceur et la survie, prédisposition indispensable au salut, est notre quotidien. De plus, l’ambiance est pesante et juste, soutenue par une OST très discrète (certains diront “générique”) qui officie sans fioriture. Du côté de la Direction Artistique, la référence est de mise, avec un bémol concernant les unités humaines en dépit d’une possible personnalisation. Pour le bestiaire, tout est particulièrement efficace avec quelques nuances réussies. Peut-être manque-t-il un côté cradingue mais les illustrations parlent d’elles-mêmes : ça transpire le mystique et la minutie est magistrale.

Un univers choyé qui donne envie de s’y plonger et une histoire supérieure à beaucoup de concurrents. De bon augure !

Phoenix Point 20210930005233

Une ambiance mystique !

Le Point G ?

Un enrobage de qualité ne rime malheureusement pas toujours avec la qualité et, pour le genre qu’il représente, le gameplay se doit d’être à la hauteur jusque dans ses moindres détails. Nul besoin de vous faire languir ou de se briser le crâne contre les murs ! Phoenix Point tient beaucoup de promesses même s’il n’échappe pas à certaines bévues qui coûtent cher à l’occasion. 

Concrètement, vous êtes face à un savant mélange entre la stratégie au tour par tour et la gestion en mode “4X” (eXploration, eXpansion, eXploitation, eXtermination) allégée. En résumé, vous passerez environ la moitié du temps sur le terrain et l’autre dans les menus. Est-ce que les 2 parties se valent ?  Pas vraiment non.

Ne fuyez pas ! Aucun cataclysme industriel à l’horizon, juste une liste de maladresses au pire évitables, au mieux mineures. Toutefois, impossible de ne pas être ébahi devant la partie tactique sur le terrain tant les affrontements sont jouissifs. Enfin pour les aficionados. Car pour le néophyte, le constat est plus amer. Phoenix Point inclut tellement de mécaniques que le débutant risque d’être un peu perdu. En ce sens, lors d’un premier run, il est conseillé à ceux qui sont moins à l’aise de désactiver les apports des 4 DLC joints à l’aventure principale. En effet, ceux-ci enrichissent considérablement le champ des avenants jusqu’à l’overdose pour celui qui n’est pas un disciple d’une organisation précise…en plus de poser un problème d’équilibrage (nous y reviendrons).

Phoenix Point 20210930012155

Une narration prenante.

En tout cas, le dogme est respecté tout en apposant une griffe non négligeable. De fait, les déplacements sont classiques avec les traditionnels points d’action pour effectuer des… actions et tout le tralala (“my ding ding dong !”). Votre escouade, composée d’un nombre de soldats que vous aurez défini préalablement, obéissent à vos ordres avant que ce soit à l’ennemi d’effectuer ses manœuvres. Ensuite, vous reprenez la main et vous perpétuez le cycle. Vos mouvements dépendent des caractéristiques du protagoniste sélectionné et à vous d’anticiper sachant que, bien sûr, votre zone de randonnée est restreinte. Sur cet aspect précis, aucun problème de lisibilité. Une fois le précepte acquiescé, tout s’effectue avec un naturel déroutant. Le code couleur y est pour beaucoup : se remuer en zone bleue vous permettra de faire autre chose, le faire en zone orange, plus étendue, vous obligera à patienter jusqu’au prochain tour. Ceci étant, 2 choses sont agréables : être détecté par l’ennemi ne met pas fin à votre progression. De surcroît, rien ne vous empêche de tirer puis d’avancer, ce qui est parfois une obsolescence pénible ancrée dans d’autres essais du même acabit.

Phoenix Point 20210930002613

Premiers pas sur la map !

Square Phoenix

Pour le reste, vous retrouverez une couverture basse et haute, ce qui changera votre protection et vos possibilités d’attaque (aaaah ce pas de côté !). Les capacités sont aussi de sortie et dépendent de votre classe qui, comme de coutume, varie du sniper au gros Bill en passant par l’unité d’assaut par exemple (entre autres !). Mais le mix peut intervenir afin d’ouvrir d’autres voies, permettant de se déplacer avec vélocité avant d’envoyer des pruneaux issus d’une arme lourde.

Et l’arsenal, parlons-en ! Si vous pouvez trouver une appétence au càc, ce sont bien les bâtons de feu qui nous gargarisent ! Pompes, à lunette ou semi-auto : il y en a pour tous les goûts. La force de cette diversité est qu’elle n’est pas une composante futile. En cela, la précision et le skill de chaque personnage sont importants pour impacter. Oui, la donne est salvatrice : sus au sacro-saints pourcentages, place à la logistique ! Forcément, la distance est importante si vous voulez toucher le gredin, mais pas seulement. L’angle, la nature de votre pétoire… tout cela entre en compte et une jauge indiquera vos chances de faire mouche selon ces critères. Avoir en ligne de mire ne signifie pas pouvoir défourailler avec efficacité, que ce soit par le manque de PA ou en raison d’un emplacement peu optimal.

Phoenix Point 20210929221224

Les apprentissages de classe.

De plus, vous avez accès à une “visée libre” qui dispose de particularités. D’une, cela vous oblige à rechercher le meilleur endroit à dégommer. De 2, rendre HS un membre peut s’avérer essentiel ! Foutre en l’air une jambe et le belligérant sera immobile. Viser la tête pour en finir rapidement peut s’avérer également payant. La stratégie est vôtre et à vous de la définir. Cependant, n’en abusez point : la même rengaine entraîne une mutation qui stoppe net vos tentatives.

Toujours est-il que l’effet est bien conçu, avec un passage en vue TPS avant de faire feu qui se substitue à la vue isométrique, puis une caméra FPS lorsque vous cherchez à démolir un correspondant en particulier. 2 cercles, un pour le choc et l’autre pour les déflagrations font état de ce désir d’être transparent avec vous et de ne rien laisser au hasard. “Plus c’est petit, plus c’est ravageur” pourrait-on écrire en slogan porte-étendard.

Phoenix Point 20210929212552

Tuer ou être tué !

Phoenix Point to Hollywood

Foncer tête baissée ne vous servira pas et le studio n’hésitera pas à vous le faire payer. Car si vous pouvez allumer une partie du corps, la réciproque est vraie et si un membre d’un équipier de votre unité casse, le handicap est palpable. Ne pas pouvoir tirer à deux mains est une gêne constante par exemple. Surtout si le camarade est mal équipé ! Dans toute sa logique, Phoenix Point déploie son système d’échange via les sacs, apportant une dimension « stratégie dans la stratégie”. Le loot est d’ailleurs extrêmement précieux et essentiel, tout en respectant la limite de poids imposée par héros. Et n’oubliez jamais : un Berseker reste un Berseker, un Healer un Healer.

Et encore : nous n’effleurons que la partie visible de l’iceberg. Tant de choses se combinent parfaitement, malgré un déficit de viscéralité. En effet, impossible de bousiller d’un coup l’opposant (quitte à être puni en cas d’erreur) car l’effet “sac à PV” se vérifie pour les 2 camps. En résulte moins de stress, surtout lorsque vous affrontez des bestioles qui vous chargent. Pour les humains adverses, ce n’est déjà plus la même chose ! Cependant, force est de constater que ce trop-plein de vie amenuise l’intérêt du jeu, rendant certains passages inutilement longs et lourds.

Phoenix Point 20210930010727

Une vue classique et efficace !

En outre, il est quand même essentiel de rester prudent et d’éviter d’avancer à découvert car si les zones sont parfaitement calibrées, c’est pour mieux vous surprendre à cause d’un guet-apens inaperçu. Dommage que l’IA se loupe un peu à l’occasion, oubliant la technique de l’encerclement. Cela n’est heureusement pas une habitude et le plaisir n’en est pas altéré. Pensez aussi à user de ce système de vigilance qui mettra votre unité en veille sur une zone dont vous définirez les contours, pour poutrer celui qui a le malheur de traverser votre champ prédéfini. À condition de penser à vos collègues, bien entendu. Et les altérations d’état, néfastes ou positives, qui embrasent la donne… bon sang(ahah) ! Il faut en retenir des choses !

Les éléments du décor peuvent souvent être démolis et on remerciera les véhicules de s’en charger. Mais là encore, nous faisons parfois grise mine tant ceux-ci sont limités, notamment en termes de munitions. D’un autre côté, nous pourrions voir cela comme un gain net pour les batailles, cette restriction vous obligeant à ne pas la jouer “Duke Nukem de l’apo”. Tant d’éléments sont réussis, à l’instar du pathfinding, malgré une satanée caméra farceuse de temps en temps et un système de changement d’étage au stick droit mal foutu. Ceci étant, il est clair que l’optimisation pour la manette a fait l’objet d’une réflexion poussée et si, parfois, tout n’est pas instinctif, le persévérant saura en faire abstraction pour goûter aux joies du pugilat.

Phoenix Point 20210929220623

Une de vos bases. Et ça manque un peu de vie !

Point à pitre

“Alors, c’est tout ?”. Interrogation légitime et pertinente. Au-delà de son aspect “fight for the conquest” se cache une immunité stylistique. Car oui : dans la stratégie, il y a de la préparation. Dans Phoenix Point, il y a de la gestion. Assurément, nous sommes à 1000 lieues des ramifications d’un Stellaris. Qu’importe, au contraire ! Oui, les données à assimiler mettent votre matière grise à contribution, sans que cela ne dévie dans une technicité hors norme.

Vous passerez par une phase essentielle de préparation car les charges héroïques appartiennent au passé. Avant toute chose, le credo est une boucle. “Gouverner, c’est prévoir”. Ainsi, la composante RPG est incontournable, vos troupes étant soumises à un gain d’expérience lors de chaque succès. Et alors ? Il faudra choyer vos pions d’attaque. Affaiblis lors de chaque joute, leur repos à la base est essentiel.

Tout comme les entraîner pour monter en puissance. Cela explique la possibilité d’avoir plusieurs équipes, capables de réagir rapidement à chaque situation donnée. Le temps est figé mais à vous de l’accélérer avec efficience pour que tout le monde soit dans une forme olympique pour explorer l’inconnu. Cette option reste néanmoins assez lourde et un raccourci aurait pu éviter une navigation répétitive.

Phoenix Point 20210930001636

Le calme avant la tempête !

L’exploration. La première croisade qui vous anime. L’inconnu, on va le déceler. Puis l’appréhender. Jusqu’à poser une assise qui donnera la nature du point d’intérêt. Une terre hostile, ou un bastion ou encore un ancien QG à réactiver : les volontés sont stratosphériques et c’est à vous de gérer la manière dont vous irez chercher la vérité. Pas de lignée linéaire : chaque partie sera différente selon VOS directions, faisant de chaque run une expérience unique. S’il nous a fallu 27 heures, et quasiment le double en faisant les 4 extensions, pour voir le bout du tunnel, le second parcours se moquait de son grand frère grâce à sa différence. 30 fois vous recommencerez Phoenix Point. 30 récits vous vivrez. Un point positif pour la replay-value.

Phoenix Point 20210929203158

Des décors variés !

Tacle tique

Ben oui, les menus sont essentiels. En accès libre ? Non. Car le template de gestion est austère. Peu engageant. Repoussant. Tout est très chargé, quitte à prendre les objectifs en pleine poire. OK, nous ne sommes jamais en perdition ; il faut toujours annexer. C’est à ce moment où le feu fait son office : la liberté est acclamée, qu’en faisons-nous ?

Vous avez une base à faire vivre et de plus en plus, elles se multiplient selon vos pérégrinations. Recherches, améliorations, connaissances…il vous faut préparer le terrain. C’est ici qu’entrent les 3 factions, ces mêmes Maisons qui déterminent votre progression. Hostiles, alliées, favorables, ces sociétés sont la plaque tournante de votre épopée. Il faudra commercer, négocier, défendre (ou non) leur stèles, avant de pouvoir gratter des technologies. 

Phoenix Point 20210929220229

Le gain de votre victoire !

Quoique la déclaration en guerre reste tentante…les refuges sont prenables, selon la puissance militaire de ces « gangs ». Trahir son aîné se fait, contenter tout le monde est impossible. Mieux vaut-il intervenir pour subvenir aux besoins des autres ou les piller ? S’entendre pour recruter des soldats autochtones aux compétences inédites ? Gérer cela vous demandera réflexion, à l’instar des choix d’amélioration. Choisir peu de bases ou un empire fragile ? Mais encore une fois, la limite est atteinte. Pour se développer rapidement, il est plus efficace de saccager régulièrement le domaine des autres plutôt que de s’engager dans la diplomatie, devenue de fait un peu amorphe.

Le Géoscope sera votre réponse, voyant la “Brume” insalubre se répandre. Vous ferez front, non sans mal.. Négociations, traîtrises (vite oubliées), recrutement… rien que cela ? Que nenni ! Lesdites factions vous apportent du neuf, que ce soit par les affaires ou l’invasion. Et au bout de quelques heures, si vous “jouez le jeu”, vous verrez la nécessité de les voir neutres, bénéfiques, en guerre ou alliées. Mais cela se produira seulement si vous suivez la voie des développeurs. Pour un titre qui prône la liberté, c’est forcément une tare.

Phoenix Point 20210929201731

Des temps de chargement longuets mais stylés !

Point to be alive

Votre base ? Simpliste. Trop à notre goût au milieu de cette apparente misanthropie. Des constructions unitaires peu variées, des ressources variables, des pénuries forcées…OK, Phoenix Point vous force à devenir décideur. A quel prix ? Aucune animation, juste une suite de “tableaux”. Décevant. Sommaire lorsque nous sommes acculés. Que la déferlante nous crache dessus, tant que nous avons les moyens !

Alors on se rapatrie sur la recherche, les bases multiples et cette saloperie de brume, preuve que le mal s’étend. Ce que nous irons chercher vers les autres est réversible. Tout se connecte et jouer la Santa Maria moderne se paie. Quand tout va bien, nous nous contentons d’essayer de se développer. Quand ils attaquent, mutants ou salopards d’humains mécontents, la situation diffère.

Phoenix Point 20210929220431

Une imagination impressionnante .

Choisissez de faire la technologie, développez des armes ou des bases…en prenant en compte ces éléments. Là est la question. Une nouvelle fois : impossible de tout vous dévoiler ! La découverte reste, à l’instar de l’ambition des créateurs, une bouteille balancée à la plèbe.

Que dire des extensions ? Qu’elles forcent la nouveauté, à l’instar de la 3ème, lorsque la dernière décide de nous saper les troupes. Mais là aussi, les idées s’imbriquent parfois avec malaisance. Notamment ledit DLC 3 qui ajoute une nouveauté de gameplay qui…se gère mal. La défense aérienne, ok mais vos vaisseaux sont loin d’être les chasseurs attendus et l’évolution est bien minime. Et comme ces sales bestioles sont solides, nous en venons à toujours faire la même chose : créer une flotte démesurée car, évidemment, aucune possibilité de tourelles ou de missiles sol/air n’est proposée.

Phoenix Point 20210930003424

La recherche, essentielle pour mieux cerner votre environnement.

Phoenix le chat (ne nous jugez pas !)

Horizons Corrompus, le dernier ajout inédit, propose néanmoins des nouveautés appréciables comme ces belligérants prêts à réanimer les cadavres, vous balancer des spores ou…vous corrompre. Comprendre par-là qu’une préparation est nécessaire pour lutter contre les attaques psychiques. Le voyage vous emmène ailleurs pour un peu plus de dépaysement. Cela fait du bien et clairement, c’est une réussite !

D’ailleurs, la nouvelle classe procure du plaisir grâce à son approche. La naissance dans une cuve permet d’arborer les compétences pandoriennes et humaines, ce qui crée un panel non négligeable pour tout péter ! Cela possède un prix, notamment sur les restrictions de compétences et la particularité des soins. Un équilibre déjà plus délicat qui montre que les créateurs ont eu la bonne idée de faire confiance à leur empirisme. On notera, comme évoqué précédemment, l’utilité des recrues dans le jeu de base, bien distinctes de vos bataillons habituels.

Phoenix Point 20210929220413

On réitère : la Direction Artistique est singulière.

Tout cela dénote, nous réitérons, d’une ambition gargantuesque qui se retrouve mise à mal. Avoir des idées, c’est bien. Tout assembler à la perfection à longueur de temps, cela est une autre paire de manches ! C’est en cela que chaque surplus ne doit pas être superflu et alourdir la balance, qui était déjà en ballottage défavorable avant le déploiement de tous les patchs.

S’il reste encore beaucoup de corrections nécessaires pour finaliser Phoenix Point, nous ne pouvons que nous réjouir de l’état d’esprit qui anime le studio, prompt à renforcer les défenses affaiblies de son jeu. L’exigence est intacte et concerne l’ensemble des amoureux du genre.

« We are Humans, after all”.  

CONCLUSION

Phoenix Point : Behemot Edition paie-t-il son appétit extraordinaire au point de devenir mégalomane ? L’interrogation est équitable et nous penchons plutôt pour la négation. Bien sûr, le jeu entreprend beaucoup de choses en nous servant des plats copieux, dont certains sont trop salés. Cependant, ce serait un manque de respect de notre part de faire des reproches sur les multiples tentatives réalisées même si cela fragilise parfois l’architecture. Ainsi, l’équilibrage est parfois en berne mais nous pardonnons la plupart du temps (sauf pour cette fichue mission finale !) les quelques fautes de goût tant la symbiose gestion/tactique nous occupe à merveille. Les joutes donnent envie d’y retourner et il est clair que si le mastodonte X-COM reste sur le trône, Phoenix Point a de sérieux arguments à faire valoir, à commencer par son audace et son envie de conserver ce qui marche pour zapper ce qui est contestable. La copie n’est pas sans rature mais l’élève est doué et téméraire. C’est en cela l’essai est transformé à notre sens et Snapshot Games ne se contente pas d’appliquer bien sagement la formule maintes fois lessivée. Rien que pour cela, l’expédition mérite votre attention d’autant plus que les 2 phases bien distinctes du jeu se répondent avec philosophie. Proposer quitte à trébucher, voilà un psaume que nous aimerions plus coutumier. Car même si nous sommes parfois des bandits vidéoludiques, nous restons des amoureux du média. Et en recevoir autant de la part d’un studio nous prouve que nous avons raison !

EVALUATION DE LA REDAC

7.6
10
Super
Son
8
Graphisme
7
Animation
7
Jouabilité
8
Intérêt
8
Les plus
  • Une rejouabilité de dingue !
  • Les mécanismes des combats
  • La liberté
  • L'alchimie gestion/stratégie
  • La narration
  • Très ambitieux
LES MOINS
  • Trop ambitieux !
  • Quelques déséquilibres
  • Certains concepts mal imbriqués

Partager :

No Bloody Knows
Fans du Beat'em Up, de SEGA ou encore de Nostalgeek, une chose vous réunit : vous êtes la Pop Culture [Responsable Relations Publics et Presse]

Autres articles