Billet d’Humeur : Atom City ou quand l’arcade prend vie

Cette excellente soirée nous a permis de découvrir la sublimissime salle d’arcade associative « Atom City » en compagnie du groupe Facebook « Lille rétrogaming Métropole ». Kevin le responsable de la salle nous a gentiment ouvert ses portes pour que nous puissions faire un petit reportage des locaux.

City of Stars

Le quotidien de testeurs et autres énergumènes en tout genre est constitué de phases aussi diverses que perturbantes. Les articles, les critiques, l’angoisse de la page blanche, les plans ratés…tel est le pain quotidien de ces ouvriers de l’ouvrage vidéoludique. Au point d’en oublier d’apprécier le média ? Ce serait tellement réducteur et finalement désespéré. Alors forcément, lors de la création d’un groupe sur les réseaux sociaux traitant du passé du jeu vidéo dans notre sympathique département du Nord, vos serviteurs locaux que sont Warmelin, Doc Tyler et le No Bloody Knows de la chaîne Nostalgeek se sont empressés de participer. C’est ainsi que naquit Retrogaming Lille, lieu de réunion des anciens et nouveaux venus, tous bien décidés à faire perdurer leur passion à travers les âges. Et c’est au fil des échanges qu’il fut décidé de se rencontrer “pour de vrai” afin de mettre un visage sur chaque créateur, joueur ou esthète. Comme une évidence signifiant le début d’une grande aventure. Et quoi de mieux pour jaboter que de se retrouver au milieu de ces néons d’antan de l’Atom City, un des derniers villages de la résistance des bornes d’arcade ? Il ne manquerait plus que la fumée bleue des années 90, tiens !

Atome Sweet Home

Les débuts sont idylliques. Le rencard est fixé le jeudi 16 décembre à 17H. Coutume oblige, le Doc et la face masculine du NBK sont en retard. Très en retard. Bravant les embouteillages, les 2 compères récupèrent Warmelin, le 3ème larron, et en route vers le Valhalla du game ! L’envie de vous faire partager la magie les démange. Les 2 caméras sont prêtes ainsi que les perches. L’épopée ne fait que commencer. 18H30, les portes du sanctuaire sont ouvertes. Les lieux nous ouvrent leurs tentacules. Il est temps pour nous de faire notre apparition. La pièce oscille entre ombre et flashy et les sons des bornes se superposent. Le cliquetis des sticks nous attire autant qu’il se fait le témoin d’affrontements acharnés où chaque mouvement compte. Visages concentrés, sourires de conclusion de fin de batailles ludiques, accolades du regard…visiblement, nous sommes au bon endroit. « That’s the Spirit ! ». Les présentations faites, les doigts nous démangent. Notre âme de gamer fait un boucan d’enfer et nous sommes enclins à démontrer notre style même si honnêtement, à l’occasion, il y a des progrès à réaliser ! Et c’est ainsi à cet instant précis que les interrogations nous narguent : par quoi commencer ?

L’arcane de la borne

Run’N’Gun, Shmup, Versus, Tir, Rythme…nos yeux ne savent plus où se diriger.  Au sein de ce brouhaha dantesque et réconfortant à la fois, l’heure est venue de se mesurer à d’autres profils. Les victoires s’enchaînent autant que les défaites, que ce soit sur Rival School, King of Fighters 2002 ou Mortal Kombat. Les progressions sont parfois laborieuses lors de nos essais sur Metal Slug 5 ou Windjammers. Un “repos” entre 2 parties de baston acharnées ! Mais au-delà de ces considérations, le légendaire Mario Kart mettra d’accord toute l’assistance. Il faut aussi préciser que la fabuleuse démarche du Freeplay aide beaucoup, nous poussant à la revanche. Les belligérants se multiplient, chacun essaie de déloger le champion de sa borne. Pari hautement difficile tant le niveau est élevé. Parfois, ça ne se joue à rien. A un autre moment, la déroute est totale. Cela chambre gentiment, on s’observe et on se félicite mutuellement. Un état d’esprit hors du temps qui nous rappelle que si les joutes en ligne constituent une merveilleuse ingéniosité, cela ne remplacera jamais le face-à-face où la parlotte fait partie intégrante du skill !

Balles Atom

Finalement, c’est là que nous réalisons que la notion de temporalité est si contextuelle. Sans coup férir, l’horloge nous balance en pleine figure la dure réalité. Pour ce soir, c’est terminé et ce n’est pas ce dernier duel de la borne SNK qui nous fera dire le contraire. L’appel du retour est inexorable : nous reviendrons, plus affûtés, prêts à relever chaque défi (DoDonPachi nous ayant remis à notre place). En prendre plein les mirettes et se rendre compte que mis à part les années, rien n’a changé. Pas même cette excitation de petits êtres face aux grosses machines. Evidemment aujourd’hui, le recul n’est plus le même et l’époque a changé. La nostalgie a également muté sous une forme de purisme qui en laissera plus d’un sur le côté. Cependant, le néant et le chaos n’ont pas leur place dans nos esprits. La transmission et rien que la transmission pour que perdure une ère gravée dans de si nombreuses mémoires. C’est aussi ça l’engouement : l’instinct grégaire qui s’étend au-delà de notre quotidien, bien plus loin que nous n’aurions pu l’imaginer. Une preuve que si la communication informatique est un trésor, l’échange de regard est un aboutissement.  Un immense merci au groupe Retrogaming Lille et en particulier à Reynald Renard pour l’organisation ainsi qu’à toute la team d’Atom City pour leur accueil aussi chaleureux et brillant que l’atmosphère ambiante !

 

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