Close

Login

Close

Register

Close

Lost Password

LES PODCASTS DU MOMENT

Test : Windjammers 2

Jeudi 20 janvier 2022, 17H15 :

BREF ! Je rentre du travail. A peine arrivé et tel un geste de première nécessité, j’allume la console. Direction GamePass -> Jeux ajoutés récemment -> Il est disponible. 702Mo à télécharger. Je n’ai pas la fibre. Le temps d’un café et d’une douche, ce sera fait. Je souris. BREF ! Ce soir, je vais enfin pouvoir jouer à Windjammers 2 !

 

keyart3.png1

 

On a tous nos jeux refuges. Des morceaux de notre ludothèque personnelle qui traversent les époques, sans subir les affres du temps ni éroder notre intérêt. Flashback et Aladdin sur Megadrive, Sega Rally sur Saturn, 18 Wheelers Trucks sur Dreamcast (??) sont  quelques uns de ces titres qui, malgré un backlog toujours plus rempli, finissent toujours par revenir sur le haut de la pile. Windjammers est de cette trempe là. Et au-delà de toute la nostalgie d’une jeunesse de plus en plus lointaine, c’est aussi et surtout un principe de jeu à la fois simple, évident et terriblement addictif et qui fonctionne encore après 28 ans. Windjammers c’est Pong, revu et corrigé façon arcade des années 90. Windjammers c’est la définition du  concept « Facile à comprendre, difficile à maîtriser ». Et sans ménager plus longtemps le suspens, Dotemu s’est donné les moyens de la réussite pour le plus grand plaisir des joueurs ET des aficionados du titre de Data East.

 

screenshot51

Depuis l’arbitre au bas de l’écran jusque dans les gradins, la refonte graphique est totale mais garde la saveur du titre original.

 

17h50 : BREF ! Douche terminée. Je suis joie quant à l’idée de doser un premier match. Vite fait. Juste pour voir si c’est bien. Je souris. Mes enfants regardent « Bienvenue chez les Loud », leur dessin animé du moment, sur la télévision. Télévision sur laquelle est branchée la Xbox. Je les ai regardés. Ils m’ont regardé. Je les ai regardés. J’ai regardé ma Xbox. Ils ont regardé la télévision. Ma femme m’a regardé (méchamment). Mes enfants m’ont regardé. J’ai regardé mes pieds. BREF ! Je ne souris plus mais au moins j’ai une intro pour mon test.

Sans rentrer dans le détail (car un making of vidéo disponible en cliquant sur ce lien le fait bien mieux que moi) le studio français a su s’entourer des bonnes personnes pour donner vie à leur nouveau jeu en lui transplantant l’ADN de son prédécesseur. La collaboration des développeurs du premier opus, des membres du collectif e-sport WindJammers France, la fouille des codes sources… L’envie de s’émanciper, tout en veillant à ne pas trahir le matériau d’origine se sent sur chaque aspect du jeu, aussi bien esthétiquement qu’en matière de gameplay. Si un initié retrouvera vite ses marques, grâce à une prise en main parfaitement identique au premier volet, de nouvelles possibilités viennent étoffer la palette de mouvements existante. Ainsi, une jauge fait son apparition au bas de l’écran. Se remplissant en fonction des actions du joueur elle délivre, une fois pleine, la possibilité de lancer un mouvement spécial à l’usage offensif (le « Supersonic Shot ») propre à chaque personnage, mais aussi défensif. En effet, déclencher cette feature, si le frisbee est dans votre camp mais hors de portée, ou au sol mais encore en mouvement, va permettre de renvoyer celui-ci en l’air, laissant un temps supplémentaire au joueur de récupérer le disque. Le tout bien entendu dans un déluge d’effets visuels qui rappellent un peu plus encore la filiation avec les jeux de combats et leurs coups spéciaux et autres « Furies ». Tout comme le contre d’ailleurs, qui permet de renvoyer le tir de votre adversaire très rapidement, pour mieux le surprendre, à la manière d’un « reversal ». Et pour déstabiliser toujours un peu plus la partie adverse, on peut notamment intercepter les lobs en sautant, tout en sachant qu’il est possible de combiner les techniques de contre, ou d’attaque spéciale au fait d’être en l’air.

Des nouveautés intéressantes qui demanderont comme de coutume, un minimum d’investissement pour devenir incontournable dans votre façon de jouer, mais qui donnent déjà lieu à des moments de bravoure dans les premières joutes entre e-sportifs visibles sur Internet. Et si le parti pris esthétique ne laissera personne indifférent, on peut en revanche saluer une réalisation de haute volée, et en particulier le travail effectué sur les environnements des terrains ou encore sur le traitement d’un public dans les gradins mieux caractérisé, et apportant de fait un cachet supplémentaire aux décors. Ajoutez à cela une Française qui rentre au casting parmi les quatre nouveaux personnages s’ajoutant au roster original. De plus, un avatar bonus (pas très bien) caché est présent ! Si vous enrobez le tout des musiques originales remixées et de quelques morceaux inédits, Windjammers 2 cochent toutes les cases de la suite réussie, assez proche de l’original pour ne pas être accusé de trahison et suffisamment innovante et singulière pour avoir son identité propre.

 

screenshot41

Windjammers n’a jamais caché ses racines ancrées dans les jeux de combat.

 

21h00 : BREF ! Enfants couchés. Femme avec la tablette. La voie est libre. Après plus de quatre ans et quelques heures d’attente, après n’avoir pas pu essayer la Beta d’il y a quelques mois, j’y suis. Plein de questions me viennent alors : Où est ma manette ? Est-ce un rêve ? Et si c’était décevant ? Où est ma manette ? c’était quoi le dernier jeu qui m’a autant hypé que celui-ci ? Faut pas que j’oublie de faire des captures d’écrans pour le test … Mais OÙ EST MA MANETTE ??… sous le coussin à côté de moi… ok, je mets mon casque. Je lance le jeu. L’intro se lance. Je souris. BREF ! je joue à Windjammers 2 pour la première fois.

 

screenshot61

Son sol aux couleurs de la Fièvre du Samedi Soir, son système de score aléatoire, sa largeur surdimensionnée, le niveau Casino est une nouveauté des plus funs.

 

21h03 BREF ! Après cette intro au doux parfum de Neo Geo, un écran-titre très familier, je suis dans le menu principal. -> Jeu en ligne : je ne suis pas prêt. -> Arcade: la base. -> VS local : l’autre base. -> Options : RAS.         ->Tutoriel : juste pour vérifier et voir quel bouton pour sauter. Je me suis dit : « c’est marrant on dirait les tutos du premier quand on mettait un crédit ! ». Je me suis répondu : « c’est peut-être fait exprès ! ». Je sors du tuto. -> Arcade. C’est parti ! Je prends la Française. Premier match sur « the Beach » contre Mita. C’est tout pareil que le premier mais en pas pareil. c’est génial. Je souris. Je perds en deux sets sur des scores inavouables. BREF ! C’est quoi déjà le bouton pour sauter ? 

Concernant le 1er opus, comme tous les jeux d’arcade, une difficulté bien corsée était le meilleur moyen de soutirer quelques pièces supplémentaires à tous les joueurs avides de progresser. Et si aujourd’hui il n’est plus nécessaire de nourrir abondamment un monnayeur pour jouer à l’infini, les premiers échanges sur ce second Windjammer vous rappellent sans ménagement les origines du titre et font plutôt mal. Même en mode Facile, l’IA ne commettra d’erreur que très rarement et le chemin pour arriver au match final ne sera pas forcement long, mais assurément douloureux. C’est le paradoxe de Windjammers 2 : ce concept tout simple mais à la profondeur presque (trop?) inaccessible sans une bonne dose d’expérience, est synonyme d’innombrables défaites. Un apprentissage par la douleur assez rebutant, surtout pour des nouveaux venus. On trouvera la possibilité de jouer contre une IA en Versus Local, mais le manque de réglages des paramètres du match n’en font pas un véritable mode entrainement. Au mieux, ce sera l’occasion de se familiariser avec les particularités de certains décors inédits, comme le casino, dont le nombre de points par but est aléatoire à chaque relance, et compris entre 1 et 8, sans parler des « bumpers mobiles » au milieu du terrain de « The Junkyard ». En conséquence, ce second épisode, c’est l’occasion aussi de voir combien les environnements ont gagné en détails et grouillent de clins d’œil amusants.

 

screenshot21

« Hadoken » ? Ah non, » SuperSonic Shot », désolé, on peut confondre.

 

Il est plus qu’évident que c’est en multi joueur que Windjammers 2 exprime tout son fun, en montrant une fois de plus la pertinence des changements apportés au hit de 1994. Ainsi le score à atteindre est rehaussé et il faut désormais atteindre 15 points au lieu de 12 pour remporter un set. Et le temps par set a aussi été revu à la hausse, multipliant ainsi les possibilités de retournement de situations et pouvant laisser plus de place à des échanges longs et acharnés. Si le mode local répond bien évidemment présent, le online déçoit un peu plus. Techniquement, il n’y a rien à redire, les connexions sont bonnes, on patiente peu et les parties s’enchainent assez vite. Cependant, c’est l’absence de mode de jeu pour créer un tournoi par exemple, ou même un mode spectateur qui déçoit quelque peu. De plus, aux commandes de votre adversaire, se cachent sans distinction aussi bien des débutants que des cadors de l’épreuve.

 

screenshot11

Réussir à se placer au point de réception suffisamment vite pour déclencher son attaque est toujours l’une des clés de la victoire.

 

22h45 BREF ! Enfin j’accède au stade final. Je ne sais pas pourquoi, j’ai repensé au perso avec le costume en cornet de glace. Cela m’a fait sourire. C’est l’espèce de gros catcheur mon dernier adversaire. Je ne l’aime pas, il est trop abusé. premier set : 03-16 ; deuxième set : 00-18. C’est la loose. Je recommence. Je m’acharne. C’est la loose. Je recommence. Je m’acharne. Je n’arrive même plus au dernier stage. J’ai besoin d’une pause. Mais avant, un essai en ligne, juste pour voir le niveau, vite fait. Pas de mode spectateur. Dommage. Pas de compétition. Le minimum syndical seulement. Vraiment dommage. Une partie rapide. Ça fonctionne vite. Le match se lance. Je me fais marcher dessus. Je m’acharne. Je recommence. Je me refais marcher dessus. Je m’acharne. Je recommence… Non, non,non… J’ai besoin d’une pause et il faut que j’appelle un pote pour qu’on teste le multi local ensemble. BREF ! J’ai enfin joué à Windjammers 2 ce soir et c’est génial. Je souris.

CONCLUSION

Difficile de ne pas tomber sous le charme de la nouvelle œuvre de Dotemu qui réussit une fois encore, après les excellents Wonder Boy the Dragon's Trap et Streets of Rage 4, à moderniser une licence du passé, tout en veillant au respect scrupuleux des forces du modèle original. Le plaisir de retrouver ses sensations d'époque dans un nouvel écrin est réel et agréable. Cependant, sa difficulté mal dosée et le manque de choix autre que l'apprentissage forcé, risquent de freiner les moins aguerris et les nouveaux venus. De plus les vétérans seront vite lassés face au manque de variété du mode en ligne. Malgré cela, Windjammers 2 reste une source intarissable de fun avec son mode deux joueurs en local. Gageons seulement sur le suivi des développeurs consolider leur jeu, sous peine de voir son intérêt rapidement s'émousser.

NOTE DE LA REDAC

8.4
10
Incontournable
SON
7
GRAPHISME
8
ANIMATION
9
JOUABILITE
9
INTERET
9
Les plus
  • C'est Windjammers mais en mieux !
  • Les nouveautés de gameplay
  • Le terrain "Casino"
  • C'est visuellement riche et détaillé
  • Mode en ligne solide et stable techniquement parlant
LES MOINS
  • Accrochez-vous les nouveaux venus !!
  • La difficulté cruelle
  • Le mode solo chiche en contenu
  • L'absence de modes spectateur et tournoi en ligne

Partager :

Autres articles