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TEST : SEXY PARODIUS

Bonjour mes frères geek, on va faire vite, on va être synthétique ; Est-ce que Sexy Parodius est sortie en Saturn Pal ? Non ! Encore une exclu réservée au Japon, comme d’habitude, nos amis japonais, se réservent les pépites pour leur Japan Domestic Market, un peu comme une Subaru WRX STi Type R de 1998 ou une Hitachi Hi-Saturn avec écran LCD, GPS en 1995 WTF… (Pour rappel Sony proposera une PSone slim avec écran LCD en 2002, bien sûr à prix bien inférieur).

Sexy parodius screen 07

La Hi Saturn

Est-ce que Sexy Parodius est un bon jeu ? Oui car c’est un jeu complétement délirant. Hé bien la revue sur Sexy Parodius est finie.

Bon… En réalité ceci était la première version, du test, qui s’adressait à une partie de la génération actuelle, celle qui décroche d’une vidéo Youtube au bout de 90 secondes, et qu’il faut tenir en haleine avec des séries de « cut » épileptiques. Et voici la deuxième partie pour les autres, (les vrais savent), où l’on va approfondir les raisons pour lesquelles Sexy Parodius is fucking good !

 

Sexy Parodius, sur prescription pour retrogamer blasé

Sortie en 1996, ce Sexy Parodius est la 5ème itération de la série. Pure produit de l’univers KONAMI, qui reprend le moteur et les mécaniques de jeu du Shoot’em Up Gradius. Je garderai toujours en mémoire, les premières screenshots que j’avais vu dans le magazine TILT, du 1er Opus Parodius: The Octopus Saves the Earth, où l’on voyait ce célèbre boss (stage 1) un Panda géant, façon ballerine en tutu ! Enfin un jeu qui ne se prend pas au sérieux, et qui l’assume du début jusqu’à la fin ! Et bien Sexy Parodius sur Saturn, c’est encore un level-up de plus dans le What the Fuck ! Dans les nineties, niveau loufoque, on avait Dr Slump, le collège Fou Fou, les Noritaka aussi en manga et Parodius sur nos consoles.

Peut-être, que pour paraitre authentique auprès de la communauté du rétrogaming, vous vous tapez des jeux chiants à mourir, que vous essayez de « one credit » en vain, et bien je vais vous faire une prescription simple, 15 minutes par jour de Sexy Parodius, et vous allez retrouver le sourire ! Et l’envie d’allumer plus souvent votre Saturn. Si si , essayez ça marche !

Bon Sexy Parodius, reprend les principaux personnages, de la série et le scénario repose sur notre poulpe prénommé Takosuke. Est ce qu’il est nécessaire de détailler le scénario? Non. Donc nous allons le faire ; Le poulpe a ouvert une sorte d’agence, qui résout les problèmes, je sais c’est vague, il bosse avec Pentaro le manchot, et il embauche, les différents persos jouables pour aller aider ses clients… Bon ça tient sur un post-it. Et puis il faut éradiquer du pingouin, un classique de la série des Parodius, pour faire court, le pingouin dans l’univers Parodius, c’est un Xenomorph…

Alors on va parler des persos puis du Gameplay, j’espère que personne ne décroche, même ces quelques lecteurs arrivés sur l’article par hasard, avec quelques mots clefs balancés par erreur dans Google, du genre « Parodie Sexy hentai poulpe ».

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Poulpe lubrique et jolies filles

 

Personnages et modes de jeu

Dans Sexy Parodius nous avons le choix d’incarner, Vic Viper, (Seul perso qui était à l’origine dans la version MSX), Michael, un ange cochon, que je trouve très marrant et qui est apparu dans Gokujō Parodius, Hikaru, une beauté, qui enfourche une torpille (n’y voyait pas l’évocation d’un phallus, ou alors c’est que vous avez l’esprit mal placé) habillé en Bunny’s rappelant, une naïade que Space Cobra croise dans la série d’épisodes du RugBall. Pour info à l’origine, c’est un Boss dans Jikkyō Oshaberi Parodius (je fais mon érudit, j’ai lu cela dans le Wiki du jeu). Ensuite, vous avez Ivan, un pingouin livreur de journaux. Sachant que dans Parodius, les ennemis récurrents sont des pingouins, il fut intéressant de creuser le passé de Ivan, un pingouin dissident qui s’oppose à la soif de pouvoir sans limite de son espèce !? Puis, on a Mambo un poisson-lune. D’ailleurs j’ai l’impression, qu’il est plus maniable dans le Stage 2 qui est en partie aquatique, jusqu’à ce que le Boss du stage un Pingouin géant ne tire la chasse ! J’espère d’ailleurs que ce genre de détails WTF, vous donne l’envie irrésistible d’y jouer ! Cependant, pas avant d’avoir finie la lecture de cet article, mon frère ! Ensuite Koitsu, un petit bonhomme sur un avion en papier, et « Option » oui, oui c’est bien le nom de l’avant dernier perso, une sorte de Boule, on dirait une gem dans Puyo Puyo. Et enfin, pour finir, Shooting Star qui était un Boss dans Twinbee Yahho, sorti 1 an plutôt sur Saturn.

sexy parodius screen 01

Le choix du personnage

 

Le jeu, propose 3 types de Gameplay, lorsqu’on choisi un perso, comme c’est le cas d’ailleurs dans Gradius, Auto / Semi-Auto / Manuel, sur la gauche, la liste complète des power-up.

En Auto : dès que l’on récupère des bonus, et il y en a, à foison dans Parodius, votre perso s’upgrade tout seul, que se soit sur les deux type tir, tir principal, le tir dédié aux ennemis au sol, et un bonus, qui est une sorte de Bouclier, très utile.

Semi-auto : Tir principal et Tir vers le sol s’upgrade en auto, seul le Bonus s’active manuellement

Manuel : il faut appuyer sur chaque bouton séparément pour activer, les tirs et bonus, c’est ultra dur de jouer ainsi, sans grand intérêt, si ce n’est une fierté d’avoir passé un stage, la classe. Vous pourrez raconter ce fait d’arme, à un frère geek.

Chaque perso a ses propres tirs et ses propres bonus, il y a quelques bonus identiques, comme l’invincibilité, où vous devenez momentanément énormes, pas de besoin de tirer il vous suffit de percuter vos ennemis, c’est jouissif ! D’ailleurs à ce sujet, dans Sexy Parodius, l’on meurt dès qu’on touche un élément du décor, le sol, plafond, et dans de nombreux stages, il y a des murs à détruire, qui bloquent le passage, cela demande de concentrer son tir toujours au même endroit.

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Le jeu est très maniable et ne souffre d’aucun ralentissement. Pour augmenter la vitesse de son perso, il faut récupérer des bonus, et en général, c’est en premier le power-up que l’on débloque. Sans celui-ci les esquives demandent d’ouvrir la huitième porte, comme Gai Maito, pour s’en sortir.

Au bonus traditionnel, dont le design est identique à ceux de Gradius ( l’alter égo de Parodius dans un monde sérieux et tristounet), vous trouverez aussi des cloches. Parmi les plus importantes, la noire qui est une méga bombe lâchée en utilisant son tir principal, et la cloche blanche que je détaillerai plus bas, une des nouveautés de cet Opus (et aussi pour vous tenir en haleine, on fait comme on peut…)

Difficile de parler de Sexy Parodius de manière précise, et d’expliquer quelle technique est nécessaire, pour passer tel ou tel stage, car ce jeu est un joyeux bordel ! Un bordel où l’on a l’impression d’affronter le Cirque Pinder sous acide. Les musiques sont toutes des parodies de grands morceaux, le stage 3, qui se passe dans l’univers Castlevania en reprend d’ailleurs les musiques. Pour ce stage 3, selon moi, pas problème de copyright du coup, car Parodius, a souvent été, décrit comme un jeu ayant pris pas mal de liberté, sur ce sujet. Et puis on reste à la maison puisque ce sont deux jeux Konami. Et cela participe à cette impression, Sexy Parodius se fiche un peu de la morale, des droits d’auteur, du style graphique, des canons du genre Shoot’em Up, et c’est ça qui est bon ! Lorsqu’on lance Parodius, que l’on gagne ou perde on prend son pied, et puis de toutes les façons on va perdre, passer le stage 4 le jeu devient vraiment dur, mais on perd avec le sourire ! Et la re jouabilité sur ce type Schmup est illimitée.

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Des nouveautés

Quelques nouveautés sur ce 5ème Opus. Premièrement il y a plusieurs chemins possibles. En fonction de la réussite des objectifs secondaires, il ne faut pas seulement défaire le Boss en fin de stage, mais dans chaque tableau il y a un objectif à réussir. Vous aurez d’ailleurs la chance si ce deuxième objectif est atteint, d’avoir une illustration différente. (un peu plus sexy d’ailleurs, cette illustration qui couronne votre succès) Par exemple dans le Stage 2 celui du Bain, il faut aussi collecter 300 pièces, ainsi que trouver le meilleur itinéraire où la vitesse de défilement est augmentée (ça va 2x plus vite). Un stage loufoque où manette en main, on se dit qu’on n’a jamais vu rien de tel sur console à cette époque, surtout quand c’est signé d’un aussi prestigieux éditeur comme KONAMI.

Autre nouveauté, le fameux bonus de la cloche blanche, qui permet d’obtenir un tir surpuissant tout en lançant un petit module et qui projettera un bouclier. Un conseil, il faut tout faire pour conserver ce bonus, jusqu’au Boss, car il fera la différence. Un bonus, aussi, fait son entrée, une sorte de « pac-man » apparait et s’attaque à tout ce qui se trouve autour de vous et qui se déplace à la manière de Pac-Man. Aussi, le jeu propose des « continues » infinis jusqu’au Stage 6 (le dernier), car à ce moment-là, il y un timer, pour finir ce stage. 

Sexy parodius screen 08

 

 

La sensation, qui se dégage, sur Sexy Parodius, c’est que l’on ne comprend pas tout. Le gameplay et les stratégies, se ressentent plutôt qu’elles ne se pensent. C’est en cela que Sexy Parodius est une pépite, on ne se prend pas au sérieux (n’est-ce pas l’essence du jeu ?) et on joue à l’instinct.

À la soirée de l’ambassadeur, lorsqu’on palabre retrogaming, avec du beau monde, un Ferrero Rocher à la main, il y a deux catégories de joueurs, sur Saturn, lorsque tu lui demandes quel est son schmup préféré, l’esthète intello te cite Radiant Silvergun, parce que ça fait bien en société, puis tu as le gars, à la cool, le sourire en coin, qui te lâche Sexy Parodius, en précisant les poulpes ne sont pas assez mis en avant de manière positive dans les jeux vidéo…

Au fait, le stage 6 vous fera bien rire, car le poulpe, se casse avec la caisse et il faut le rattraper. Enfin, entre son rêve érotique en introduction du jeu, ses peintures érotiques, Takosuke est la vraie star du Jeu, et pourtant il n’est pas sur la jaquette de la boite. La méduse, d’ailleurs, au centre est le Boss du stage 3, et comme son équivalent mythologique, elle vous paralysera d’un regard.

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Les boss sont totalement délirants

 

Graphismes et intérêt 

Parlons Graphisme : Sexy Parodius est une explosion de couleurs vives, c’est pétant et lorsque l’on voit d’aussi belles couleurs, c’est à se demander comment la PS2 quelques années plus tard, proposera une colorimétrie aussi terne et délavée. Sega c’est quand même plus fort que toi ! Et conclusion, la Saturn Jap avec un câble RGB de qualité, c’est la Vie (et c’est mieux qu’une PS2) ! L’animation est fluide et elle sert un pixel art de qualité. KONAMI maitrise son sujet, rien à dire, le jeu était sorti sur borne d’arcade KONAMI GX, avant son portage sur les consoles 32bits Sega / Sony.

Intérêt du jeu : Le jeu en solo est riche de part tous les ingrédients cités, fun, coloré, speed, technique, et à deux c’est tout aussi bon puisque certains persos, lorsqu’ils sont proche, peuvent mutualiser leur tir. Ce qui renforce la dimension coop de ce titre.

Il n’est pas nécessaire ici de détailler chaque stage, chaque boss, le wiki fait déjà cela très bien, et puis pas de « spoil » ! Rien de mieux que de découvrir ce Hit et se faire surprendre par la variété et l’aspects délirants des ennemis ! Un petit spoil, tout de même, ci-dessous, avec ce Boss et sa fameuse paire de…Bip…Bip…

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CONCLUSION

Un jeu comme on fait plus, la rengaine c’était mieux avant, et hé oui, c’est vrai c’était réellement mieux avant, un shoot qui prétend seulement vous divertir, et qui séduira aussi le hardcore gamer avec un univers au second degré, dépeignant une vaste parodie des jeux de son époque. En somme, un jeu qui continue en 2022 à nous faire rire. La prescription est doublée, 30 minutes par jour, le volume à fond.

EVALUATION DE LA REDAC

8.4
10
Incontournable
SON
8
GRAPHISME
8
ANIMATION
8
JOUABILITE
9
INTERET
9
Les plus
  • Loufoque, ne se prend pas au sérieux, et pourtant, c'est bien un shoot'em up pur et dur.
  • Les boss complètement hallucinants
LES MOINS
  • En toute subjectivité aucun

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