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Capture d’écran (121)

Test : Illusion Of Time

Archéologie mystérieuse et civilisations perdues, beaucoup de thèmes qui font rêver les hommes depuis plusieurs siècles. Ces mystères et ses légendes telles que Mu ou encore Nazca ont toujours tendu à repousser les origines de nos civilisations. Illusion of Time va puiser sa thématique dans ces sujets et nous propulse dans une quête mettant en scène un groupe d’enfants embarqué dans un périple les menant tout droit sur les hauteurs d’antiques bâtisses antiques, ou encore dans les profondeurs de l’océan. Paul et sa poignée d’amis vont se la jouer Goonies dans un jeu d’aventure signé Quintet, le studio qui nous avait déjà offert Actraiser ainsi que le passionnant Soul Blazer.

Illusion of time artwork

L’artwork principal est une petite merveille

 

Linéarité et cités antiques

Un début classique ouvre l’aventure Illusion of Time puisque Paul termine sa journée d’école et rejoint ses amis dans une cachette pour aller jouer. Rapidement le jeu nous présente notre héros comme doté de pouvoirs et tout aussi rapidement, une princesse en détresse demande à être sauvée, entraînant la fuite de notre village. Concernant Paul, s’installe très vite la question d’un lignage héritant d’un pouvoir particulier. Le rythme est agréable hélas la traduction et les éléments narratifs portés au joueur sont parfois nébuleux et le jeu n’est pas des plus clairs dans les indications qu’il propose. De plus la narration est confuse à certains moments.

L’aventure se compose en deux phases. La première, c’est l’exploration des villages, consistant à interroger les villageois afin de faire avancer le scénario. S’ensuit l’exploration des donjons, autres cavernes et mines de service. Si dans les premières heures de jeu, Illusion of time est assez classique, à la moitié de l’aventure, le jeu dévoile de véritables petites pépites de level design comme la réinvention architecturale de la cité d’Angkor ou encore la grande pyramide. Plus l’on avance, plus les lieux abritent tout un tas d’énigmes et de monstres à tuer. Le système de jeu toujours très efficace même aujourd’hui, propose l’attaque à l’épée et des magies, ainsi que plusieurs transformations permettant chacune des mouvements spécifiques qui, seront indispensables à certains moments pour avancer sur lesquelles nous allons revenir un peu plus bas.

Illusion of time screen 01

L’écran titre, la fameuse salle de sauvegarde et le menu très travaillé.

Illusion of time screen 04

 

De Paul à Chrysaor

Par ailleurs, le jeu ne propose pas réellement de niveau mais plutôt un système de cœur comme dans Zelda et intègre à sa matrice l’idée de statistiques de défenses ou d’attaque. Ces statistiques évoluent dès lors que vous parvenez à éliminer des groupes entiers d’ennemis, vous offrant ainsi un bonus permanent sur l’état de votre personnage.

Dans son aventure, Paul pourra sauvegarder dans des salles du nom d’Abris de Gaïa. (Le jeu s’appelle d’ailleurs Illusion of Gaïa en Américain, traduction littérale du titre japonais Gaïa Gensoki) C’est dans cette même salle, que notre explorateur va pouvoir prendre parfois l’apparence d’un étrange et grand chevalier du nom de Chrysaor. Chrysaor n’est autre que le fils qu’a eu Méduse avec Poséidon après que ce dernier ait abusé d’elle dans la mythologie Grèce. Paul comme Chrysaor dispose d’un pouvoir de charge permettant à l’un de foncer en avant et te frapper fort et à l’autre de jeter une boule de feu. L’un comme l’autre vont donc devoir mettre ces capacités au service du joueur afin de débloquer certains mécanismes et passages. C’est donc un level design des donjons assez brillant que nous offre cette suite spirituelle de Soul Blazer.

D’ailleurs c’est initialement Soul Blazer 2 qu’avait prévu de créer Quintet avant qu ‘Enix n’exige pour une plus grande visibilité du jeu, divers collaborateurs et célébrités extérieurs. Mariko Ohara, autrice de science-fiction qui endossa le rôle de scénariste et la célèbre mangaka Moto Hagio pour le chara design des personnages.

Illusion of time artwork2

La notice japonaise dévoilant le travail de la Mangaka Moto Hagio. Dans l’édition française, tous les personnages illustrant le guide furent redessinés bien plus grossièrement… Dommage.

 

Il était une fois Illusion of Time

Illusion of Time propose son lot d’énigmes et d’exploration, cependant, il ne vous faudra pas longtemps pour constater que nous sommes en face d’un jeu ultra-dirigiste, qui ne propose aucun retour en arrière possible dans sa progression. Chaque lieu où l’on laisse derrière soi devient tout bonnement inaccessible. C’est dommage, et d’autant plus frustrant que le jeu demande la récolte de précieux rubis tout au long du jeu afin d’acquérir certains pouvoirs, et que ces cailloux, il est facile de totalement les louper tant certains sont bien cachés.

Artistiquement, le jeu est propre, les sprites sont gros, colorés et Paul est vraiment bien animé. Le bestiaire se renouvelle sans pour autant briller par sa complexité en matière de design. Par contre les personnages non jouables peuplant les multiples villages du jeu se ressemblent tous et un peu de variété n’aurait pas fait de mal.

Les lieux sont travaillés et les décors ont de quoi impressionner par moments, avec des couleurs vives, venant illuminer des architectures fantastiques et totalement à propos des lieux fantastiques que nous propose de traverser ce périple en pixel art.

L’ensemble est accompagné par un travail musical signé Yasuhiro Kawasaki, qui avait officié quelque temps avant sur Hell Fire S. Son travail basé sur les sonorités d’Amérique latine et plus particulièrement de flûtes colle à merveille avec les légendes de cités perdues et de continents engloutis. Les cinéphiles verront également l’influence d’Ennio Morricone dans ce thème principal particulièrement enchanteur.

Illusion of time screen 03

Dans l’ensemble, les boss d’Illusion of time sont impressionnants et le sprite du personnage et de ses transformations sont vraiment bien animés

Illusion of time screen 02

 

 

CONCLUSION
Construit sur les bases de l’évhémérisme, - thématique qui a dû bercer le studio Quintet au regard de leurs productions - Illusion of Time est un jeu très original et qui traite donc des mystères perdus, tout en réinventant certains hauts lieux en lien direct avec différentes mythologies, pour en faire de véritables donjons captivant à explorer. Porté par le souffle d’une bande-son de qualité, servie par le processeur sonore de la Super Nintendo qu’on ne présente plus, Illusion of Time bâtit son édifice dans la grande cour des Action RPG, avec un gameplay efficace, qui ne vieillit plus et un level design profond. Malgré une évidente linéarité, des choses confuses et une traduction française calamiteuse, le second opus de la trilogie Super Famicom de Quintet s’impose comme un référent du genre sur la machine, d’autant qu’il bénéficie d’un facteur nostalgique important en Europe puisqu’il fut l’un des jeux poussés par Nintendo en disposant d’un pack Guide+ jeu au même titre que le célèbre Secret of Mana.
EVALUATION DE LA REDAC
Son
7.5
Graphisme
8
Animation
8
Gameplay
8
Intérêt
7
Les plus
  • Une thématique originale pour un jeu vidéo
  • Un jeu faussement enfantin et plutôt profond
  • Une bande-son immersive
  • Le level-design des donjons
  • Le design du Boss Final
LES MOINS
  • Une traduction française calamiteuse
  • Beaucoup de npc se ressemblent
  • Très linéaire dans la progression
  • Un scénario parfois confus
7.7
10
Super

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Merode
Amateur de Rpg et de tout ce qui dispose de près ou de loin d'une barre d'expérience et d'un scénario. Fasciné également par la Jap'anim de l'ancien temps, où les celluloïds s'agitaient devant une caméra pour raconter des histoires.

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