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LES PODCASTS DU MOMENT
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INTERVIEW : Just For Games – Le Podcast Gaming

Ce n’est pas comme si cela représentait le premier exercice pour le NBK. Cependant, depuis l’hégémonie du contact à distance, nous avons considéré les moyens de communication via les machines comme des us et coutumes. Au point d’oublier que l’approche humaine dans une même prairie régit les relations sous le dogme de la bienveillance.

Et il était temps de comprendre ce paradoxe. Friands des pérégrinations de Just For Games et du podcast, notre questionnement nous embrigadait sous son joug immuable : comment était-il possible de concilier une maison grandissante de la distribution avec le savoir-faire de 2 maîtres du phrasé du jeu vidéo sans qu’un conflit d’intérêts n’éclate entre développement et éthique.

Nous ne pouvions rester sans savoir tant nous comptons éternellement sur l’indulgence du milieu, bien au-delà du mercantilisme aussi puissant qu’effrayant. C’est alors qu’est née la fièvre de la curiosité, grandissante au fur et à mesure de la publication d’une émission aussi intrigante que maîtrisée. Obscure de surcroît en raison d’une apparente impossibilité d’effectuer un mariage forcé qui finirait, de facto, en tromperie vache qui toucherait non seulement les amants malheureux mais aussi, et probablement surtout, un auditorat aussi avide de savoir que de perplexité.

Une plombe plus tard, nul déterminisme et encore moins de détresse(s) : à l’instar de ce que nous avions analysé, l’intention est aussi brillante que la réalisation.

Une marque du souvenir qu’il nous fallait absolument aborder sur notre site en rencontrant dans les locaux de Just For Games les 4 protagonistes oeuvrant pour la cause.

Néanmoins, avant de vous raconter l’histoire de Thibaud Ligneul (Social Media Manager), Marc Nivelle (Directeur Général Adjoint), Terry et TMDJC, laissez-nous vous conter la genèse d’une création sensible et impliquée. Celle qui fait taire le réfractaire à une union certes peu évidente. Mais si jolie.

A l’instar de son objectif !

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Un idiot dans la ville

Si vous nous suivez depuis nos débuts, vous n’êtes pas sans connaître notre fonctionnement : malgré une préparation sans failles de vos 2 serviteurs, la guigne s’installe toujours le jour J.

Ainsi, lorsque la face masculine du NBK, tout fier d’arborer les couleurs de MEGA Force, s’en va de bon matin, le sentiment est partagé. Entre impatience et petite appréhension, votre petit reporter (il y a de la référence là ou pas ?!) voit l’instant qu’il attend depuis un moment se rapprocher. Rencontrer 2 animateurs de podcast(s) pertinents et appréciés du milieu ainsi qu’une firme singulière est une opportunité dont la saveur doit rester sucrée, sans aucun arrière-goût amer consécutif à une quelconque maladresse.

Le plan était millimétré, apparemment sans accroc. Mais ça, c’était avant un premier retard des transports en commun qui en appellera d’autres. L’atermoiement ne sera que croissant, entraînant les nerfs de votre ami rédacteur proche de la liquéfaction. Un train en oubliant un autre, le voyage vers Paris s’apparente à un périple.

Un ralentissement, puis deux, un arrêt…en dépit d’une ponctualité souhaitée, la tâche de l’explorateur du jour se complique de minute en minute. Heureusement, un duo de héros est à la réception en bout de quai de la Ville Lumière !

Le premier contact fut prometteur et l’enchaînement ne fera que confirmer ce fait. Un café bref et un trajet en métro auront permis de briser une glace déjà bien fondue avec TMDJC et Terry. D’un autre côté, l’apprivoisement est plus évident lorsque la production de chacun est appréciée. 2 adeptes du podcast au contenu varié : comment ne pas s’en réjouir ? La modestie étant une composante importante de l’ADN des 2 hommes, la nature de leurs émissions sera survolée au profit d’échanges sur le jeu vidéo ; en outre, le cinéma et la littérature passeront aussi au crible. Un délicieux instant, sorte d’incipit incontournable.

Une vanne plus tard concernant la capacité des 3 compagnons à manquer cruellement d’orientation et voilà que l’immeuble abritant le temple de Just For Games se dresse devant nous. Dust to dust, le plaisir est félin lorsqu’il s’agit de rencontrer l’équipe de la société où Marc et Thibaud nous offrent un accueil chaleureux. La découverte des lieux est surprenante. Une disposition sobre et somptueuse à la fois, avec quelques pièces magistrales. Bien sûr, on ne retiendra que l’opulence de Pop Culture qui parvient à se défaire du piège de l’indigeste.

Une atmosphère familiale se dégage mais point le temps de flâner : l’heure est venue de s’isoler, tous les 5, ne serait-ce que pour saisir l’unicité du projet malgré la bizarrerie ostensible.

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« Messieurs, l’enregistrement commence » – Le NBK

NBK : Alors la première question va être très classique : pouvons-nous avoir une petite présentation de chacun ?

Thibaud (un brin espiègle) : Ok, on va commencer par Marc (rire généralisé).

Marc :  Moi je suis directeur adjoint chez Just For Games que j’ai rejoint il y a cinq ans. Avant ça, j’ai fait pas mal d’années dans la distribution notamment de jeux vidéo et en particulier chez Micromania. Donc voilà ça fait pas mal d’années que je travaille dans l’univers de la distribution du jeu vidéo. 

NBK : Et c’est déjà pas mal, c’est même déjà beaucoup ! 

Thibaud : Moi je m’occupe des relations presse de JFG ainsi que de nos réseaux sociaux et notre communication. Et depuis peu, du podcast avec nos amis Terry et TMDJC.

Terry (qui va droit au but) :  Je suis co-animateur du podcast de Just For Games. 

NBK (en se marrant avec les autres) : C’est bien, c’est sobre !  Mais à part ça, tu n’es pas un rookie du podcast, il me semble que tu as pas mal d’expérience. Tu peux développer ?

Terry : A la base, j’ai créé Level Max qui est une émission de podcast qui porte sur un thème en particulier. On parle de jeux vidéo bien évidemment dans la détente et la déconne, ce qui est complètement différent de ce qu’on fait pour Just For Games. TMDJC nous a d’ailleurs rejoints !

J’ai par la suite créé également Breaking Max qui est une émission portant sur l’actualité et enfin Sound Max qui est une émission basée sur la musique des jeux vidéo.

NBK : Il a un côté éphémère le milieu du podcast ?

TMDJC :  Il y a beaucoup de podcasts qui arrivent et qui disparaissent. Là je parle comme une personne faisant partie des « vieux » du milieu car j’ai eu la chance d’arriver à un moment donné où le mot « podcast » n’existait même pas. 

C’est un milieu que j’adore, dans lequel je m’émancipe complètement. 

NBK : Il y a donc un côté initiatique, non ?

TMDJC : Ouais, il y a un petit côté comme ça mais sans le côté fermé. Je n’ai pas du tout envie de sombrer dans l’élitisme. 

Et là, l’aventure Just For Games est vraiment  une aventure particulière parce que je me retrouve à  co-réaliser un podcast qui est fait d’un côté par l’équipe des podcasters, Terry et moi, et de l’autre par l’équipe de Just For Games. 

 Nous, on a notre propre ligne éditoriale également et on s’est mis d’accord dès le départ avec Just For Games sur les chroniques et leur forme sachant que l’on ne chronique que des jeux qu’on a aimé. C’est aussi une rencontre humaine parce que là, en travaillant avec Thibaud notamment, des fois il nous a proposé des jeux que je n’aurais jamais lancés de moi-même. 

NBK : Est-ce que tu peux juste nous dire à peu près TMDJC, parce que tu es clairement un couteau Suisse du podcast, sur quoi tu travailles exactement ?

TMDJC : Je fais partie de l’équipe de Level Max mais je fais également partie de l’équipe de Bas Gros Poing qui est un podcast connu dans le monde du jeu de combat. 

Je fais aussi partie de l’équipe de Deez Podcasts qui est quelque chose de culturel qui tape dans tous les sens. Et ça parle même de catch ! J’ai aussi rejoint depuis peu l’équipe de Allô Centrale qui est… le côté culturel bisounours !

Ce sont des gens qui parlent de trucs qu’ils ont aimés, donc on n’est pas en train de taper sur quoi que ce soit !

Après de manière personnelle, j’ai plein de productions. J’ai par exemple un podcast familial qui s’appelle Périphérique2 où on ne parle que de musique. Voilà, je fais beaucoup de choses différentes. C’est ma bulle d’oxygène qui me permet de ne pas rester cantonné à un truc. 

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« Et puis notre image a évolué » – Marc Nivelle

NBK : Mais justement, Just For Games, c’est quoi ?

Thibaud : Alors Just For Games, c’est quoi… (En regardant Marc) Bon bah je vais tenter ! (rire généralisé) 

Marc : J’écoute avec attention !

Thibaud : C’est toujours un challenge de présenter Just For Games car je suis assez récent : ça fait un peu plus d’un an que je suis là alors que l’entreprise vient de fêter ses onze années actuellement donc je suis parmi les dernières recrues. 

Donc je vais surveiller le regard de Marc, histoire de savoir si je ne dis pas de bêtises !

Alors historiquement, JFG est un distributeur de jeux vidéo. A l’origine surtout de jeux vidéo PC et la marque de fabrique de JFG dans ses origines, c’était de faire des petits prix, notamment avec des rééditions.

C’est-à-dire reprendre les titres avec l’accord de grands éditeurs comme Ubisoft ou Bandai Namco qui sont sur le marché, qui sont encore désirés par les joueurs mais qui ont un prix encore trop élevé. Donc ces jeux ne se vendent plus à la même valeur que leur prix d’origine et nous, on arrivait en leur proposant de les rééditer à petits prix. 

Je n’ai pas précisé du coup : l’origine de JFG est rattachée à Philippe Cohen qui est un acteur du jeu vidéo depuis bien longtemps et qui a commencé chez Mindscape et en 2011, il a formé une petite équipe avec les anciens de la firme pour justement recréer un peu ce marché de distribution en France. 

Et du coup, au fur et à mesure des années, cette politique a permis de contacter de plus en plus d’éditeurs et de développeurs pour agrandir le catalogue de distribution de JFG qui est ensuite passé au marché console à l’époque de la PlayStation 3 et Xbox 360 pour faire de la réédition de jeux. Ca s’est ensuite prolongé avec la 3DS, la PS4, la Xbox One, la Switch…

Bien sûr, ça continue, avec la PS5 et les Xbox Series qui sont maintenant entrées sur le marché, donc on continue à faire de la réédition à petit prix. Mais nous sommes également montés en gamme avec la distribution de jeux. Des AAA, ou encore avec des jeux qui sont maintenant aussi des jeux premium qui vont appeler les joueurs hardcore.

Ce n’est pas seulement des petits jeux PC à l’ancienne où c’était parfois des fonds de catalogue. Maintenant on a vraiment des jeux de premier ordre. C’est aussi ça la force de JFG : avoir des jeux pour tous les joueurs, que ce soit de niche ou plutôt des productions familiales.

Et avec la Switch, nous nous sommes fait cette idée de sortir des jeux indépendants (qui ont connu un carton en dématérialisé) en version physique afin de leur donner plus de visibilité.

Cette démarche convient pour les collectionneurs ou tout simplement pour ceux qui veulent découvrir d’autres pépites.

Forts de cette expérience, nous avons pu nous agrandir dans la grande distribution, notamment par le biais d’accessoires retrogaming.

Au départ c’était plutôt des manettes et des consoles en version mini et puis maintenant nous en sommes à distribuer des bornes d’arcade taille réelle. 

NBK : En fait, c’est une grosse philosophie de l’accessibilité avec le côté un petit peu précieux. C’est vrai que le démat’, c’est quelque chose qui a un peu changé le paradigme des jeux vidéo. Là ça donne un côté collection en plus !

Thibaud : C’est carrément ça ! C’est parler aux joueurs qui ont envie d’avoir le jeu dans les mains plutôt que sur la console uniquement. 

Nous avons poussé encore plus loin le concept avec les OST de jeux qu’on distribue maintenant au format vinyle. Ca s’est fait naturellement au fur et à mesure des contacts avec des maisons de disque en leur expliquant « si vous voulez, nous en France on pense qu’il y a moyen de ramener ça en boutique, histoire que ce ne soit pas juste un produit d’import qui coûte cher à faire venir”. 

On a encore élargi le panel récemment avec des musiques de films. 

Voilà, je crois que j’ai fait le tour. Est-ce que Marc a quelque chose à rajouter ?

 

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NBK : Oui car je vois que du coin de l’œil mais il prend des notes ! (rire généralisé).

Marc : Oui c’est bon, c’est très bien ! Mais donc tu vois qu’au fil du temps, le métier de JFG a un peu évolué tout comme son identité. Nous sommes passés d’une activité de « grossiste » à une activité de distributeurs, on va dire premium. Et aujourd’hui nous avons une vingtaine d’éditeurs de jeux vidéo à travers le monde, des Etats Unis jusqu’en Asie, qui comptent sur nous pour représenter leur catalogue en France.

On s’occupe aussi pour la plupart de nos partenaires du marketing en magasin, des catalogues des hypermarchés etc… mais aussi de tout le marketing comme des bannières sur des sites web, des événements IRL, des activités avec des influenceurs…

Ou des activités plus créatives comme le podcast lancé avec nos amis l’an dernier !

On se retrouve aussi à distribuer des marques majeures du jeu vidéo. Moi, je n’imaginais même pas ça il y a cinq ans, quand je suis rentré chez JFG, de se retrouver à distribuer du Among Us, du Fortnite…

Et puis notre image a évolué par rapport au consommateur. 

Au fil du temps, nous sommes venus à distribuer des nouveautés, notamment de type indé, retro et comme le disait Thibaud, des jeux qui ont eu un gros succès en digital. 

En faisant ça, sans s’en rendre compte, on développait une certaine image auprès des gamers et notamment des collectionneurs. Nous commencions à être perçus comme des acteurs allant dénicher des pépites.

En France, on est devenu le point d’entrée privilégié sur le marché pour les éditeurs étrangers. On a énormément d’éditeurs ou de studios qui viennent nous proposer leurs produits. Nous distribuons des centaines de nouveautés chaque année ! Nous proposons aussi des packages souvent enrichis de contenu additionnel qui plaisent aux collectionneurs. Et c’est cette évolution de notre image auprès des consommateurs qui a été, je pense, le déclic dans notre volonté de s’adresser à eux de manière plus directe sans trop de formalisme.

C’est pour ça que nous avons été amenés à choisir cette solution du podcast

NBK : Très belle transition ! 

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TMDJC, tourné vers l’avenir !

« C’est vrai que nous avons appris tous les 4 » – TMDJC

Marc : La grosse nouveauté dans l’histoire de JFG, c’est qu’il y a deux ans, on a lancé notre activité d’édition propre. Donc on fait développer nos propres jeux. C’est un métier qu’on apprend encore !

Nous sommes encore très jeunes en tant qu’éditeur, mais on a déjà mené un certain nombre de projets. Parfois, on coproduit des jeux avec des partenaires par exemple, on travaille avec un partenaire marseillais qui s’appelle, Pixel Heart, avec qui on co-édite des jeux comme Andro Dunos II, suite d’un jeu Neo Géo (retrouvez notre test ici, NDLR).

Parfois, on fait développer. On travaille notamment avec des studios français. C’est important pour le développement futur de la société. 

NBK : Entrons dans le vif du sujet. On arrive, si je ne dis pas de bêtise, le 5 octobre 2021. Et là, je vois “Just For Games – Le podcast Gaming”. 

Quelle est la genèse de ce projet ? Pourquoi ce format ?

Marc : En fait, on se posait la question chez JFG depuis un moment : quelle est la pertinence de se mettre en avant en tant que marque ? Comment le faire ? Quelle est l’histoire qu’on voulait raconter à travers cette communication ?

Nous nous sommes dit que ce serait intéressant de proposer un contenu auprès de notre communauté tout en se faisant davantage connaître auprès d’un autre public. Et donc on a pensé à différents formats. On a pensé à ouvrir une chaîne YouTube ou Twitch notamment.

Et puis il y a eu des rencontres (Marc sourit). 

Alors, il est vrai que le format du podcast n’était pas forcément le premier auquel on pensait.

Parce que parler de jeu vidéo sans le montrer, ça paraît un peu contre nature. 

De l’extérieur, le podcast peut paraître très communautaire, fermé avec des codes uniquement destinés aux initiés.

Mais j’ai découvert le travail de Terry et de son équipe. Je me suis plongé dans le podcast et je me suis rendu compte que, comme disait TMDJC, c’est un format qui peut être très ouvert !

Le format permet d’allier contenu et même une certaine forme d’érudition en faisant des références à d’autres jeux et à toute une culture vidéoludique combinée au plaisir et à l’enthousiasme. C’est vraiment ça qu’on cherchait ! 

Le projet a donc été confié en interne à Thibaud. 

Thibaud : Nous avons donc choisi d’opter pour une durée de 1H pour le podcast de Just For Games. Cela permet d’avoir un condensé d’informations, même s’il y en a beaucoup. L’idée est de faire ce podcast dans la bonne humeur avec des gens qui sont très concernés par le sujet. 

Nous avons par la suite contacté Terry et TMDJC pour leur proposer l’idée et voir comment on pouvait concrétiser le projet grâce à leur expertise.

Terry : On a fait un premier pilote et on l’a soumis à Marc et Thibaud. Ils l’ont trouvé pas mal, mais que ce n’était pas forcément ce qu’ils recherchaient. On a retravaillé notre copie, en tenant compte de leurs remarques et on a sorti une deuxième version. 

Et cette fois, Marc et Thibaud nous ont expliqué que nous étions dans la direction souhaitée.

Il faut savoir aussi que dans le podcast, tout évolue avec le temps. Donc l’émission évolue également car on commence tous à avoir nos marques !

NBK : Et comment se déroule l’enregistrement ?

Terry : On le fait à distance alors qu’habituellement, nous sommes habitués à le faire IRL. Donc c’est un exercice différent pour TMDJC et moi.

On prend un énorme plaisir mais à titre personnel, c’est un nouveau challenge à l’opposé de ce que je fais. En tout cas, l’émission respecte les critères fixés par JFG tout en nous permettant d’apporter notre touche.

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Une essence magistrale ? Mais clairement !

NBK : Même si vous le faites à distance, vous donnez quand même cette illusion d’être dans la même pièce. C’est ce que j’ai ressenti en écoutant vos émissions pour JFG et je pense que votre complicité y est pour beaucoup !

TMDJC : Tu vois, avec Terry, on se connaît depuis quelques années maintenant et c’est toujours un véritable plaisir de bosser ensemble. 

On a la même philosophie au sens où on aime les choses bien cadrées au niveau du son par exemple

Nous aimons beaucoup en tout cas l’aspect professionnel du podcast. Même si l’auditeur n’est pas en accord avec le propos, il est important que la forme soit de haute qualité.

Et cet exercice du podcast JFG est vraiment très intéressant parce que comme je le disais tout à l’heure, c’est un véritable travail d’équipe. Ainsi, le podcast va se travailler longtemps en amont entre les jeux qui vont être proposés, ceux qu’on va choisir, le moment des tests…donc il va se passer plein d’étapes différentes jusqu’à la dernière mouture du montage parce qu’il y a plusieurs « allers-retours ». 

Nous, on arrive avec une première version qui est écoutée et on fait les réglages avec JFG. Il y a donc vraiment tout un travail, toute une machinerie interne qui va permettre d’arriver au produit final. 

Cela permet de garder l’intégrité et la véracité de nos propos. Si avec Terry on dit que nous avons aimé un jeu, c’est que nous l’avons vraiment aimé ! 

Marc : Oui c’est une chose dont on avait discuté avec Terry et TMDJC en amont. Nous, ce qui nous intéresse grandement, c’est leur capacité à faire véhiculer de l’enthousiasme ! Et avec tout le contenu que nous avons, nous nous sommes dit qu’il y aurait forcément de quoi faire quelque chose !

Terry : Au-delà de ça quand on a commencé à parler avec JFG sur la possibilité de faire cette émission, il fallait prendre en compte comme le disait TMDJC qu’à la base, nous sommes clients.

En revanche, il est « difficile » de ne pas passer effectivement pour des vendus parce que nous sommes fans. Mais voilà, d’autres firmes nous auraient contactés, on aurait refusé car nous n’aimons pas forcément leurs produits et nous n’allons pas parler de choses qu’on n’aime pas !

NBK : En résumé, nous sommes loin du côté promotionnel mais nous sommes plutôt dans un cadre passionnel !

Terry : Oui c’est exactement ça .

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Terry, le regard également tourné vers l’avenir (mais vers le haut !)

« L’objectif est d’avoir quelqu’un de pertinent » – Thibaud Ligneul

Thibaud : C’est important pour nous de ne pas se dire « on présente à tout prix n’importe quel truc ! Il est important de laisser une liberté de ton sans s’opposer et…j’ai perdu ce que je voulais dire ! (rire généralisé)

Terry : Voilà, l’idée est de ne pas dire dans nos propres podcasts « ce jeu est nul » alors que dans le podcast de JFG, nous serions en train de l’encenser.

Dans nos émissions à nous, on va avoir le même discours que dans « Just For Games – le podcast Gaming » parce que c’est notre pensée. 

En fait, on fait le podcast qu’on aurait toujours aimé faire ou écouter.

TMDJC  : Je suis entièrement d’accord ! 

Nous, on veut être en accord avec nos idées. Et en plus, comme Marc le disait tout à l’heure, il y a un tel catalogue disponible que c’est difficile de ne pas trouver un truc qui nous plaît. 

On teste de nouvelles choses et on n’a pas l’impression de présenter toujours les mêmes jeux. Et comme on parlait du travail fait avec l’équipe de JFG, je n’ai pas l’impression de faire le podcast juste à 2 avec Terry. 

Terry : Oui ! De plus, il y a encore d’autres personnes de JFG qui travaillent sur le podcast pour réaliser des vignettes ou des musiques par exemple. Ce sont de pures créations !

NBK : Connaissant votre boulot « habituel », ce n’est pas trop dur de condenser les informations ? Parce que c’est quand même assez dense !

TMDJC : C’est vrai mais nous avons finalement beaucoup appris tous les 4…

Terry : C’est vrai mais comme l’a dit Thibaud, le choix s’est porté sur une heure donc c’est un vrai choix cornélien de voir ce qu’on va aborder. Au montage, il faut aussi raccourcir tout en restant cohérent. 

De plus, chaque mois il y a, grâce à JFG, une interview d’une personne du milieu du jeu vidéo qui est d’une autre société donc ça donne une réelle plus-value à l’émission. Cependant, et comme on essaie de mettre en avant cette interview, il faut vraiment gérer le contenu pour éviter de trop déborder.

NBK : Et comment se passe le processus pour choisir l’invité de l’interview ?

Thibaud : Pour l’invité, l’objectif est d’avoir quelqu’un de pertinent, soit par rapport à l’actualité du moment, soit par rapport à nous et à notre distribution. Ou alors c’est quelqu’un qui est dans le secteur du jeu vidéo tout simplement ! Bon pour la première, nous nous sommes dit que c’était bien d’avoir quelqu’un de JFG donc je m’y suis collé ! 

On a eu Enzo de Pixel Heart, Merge Games avec la chance d’avoir Alexander qui est francophone alors que la société est britannique. Et là nous avons Marc Pétronille de Pix’n Love. 

L’enjeu pour nous c’est d’avoir quelque chose qui soit attractif pour les auditeurs et d’avoir aussi des petits morceaux de l’industrie avec des infos un peu « cachées » que  les dirigeants ou que les producteurs de jeux ne vont pas communiquer publiquement.

Or dans l’interview, on montre l’autre face du jeu vidéo du point de vue des professionnels. Cela permet de mieux comprendre comment on arrive à publier un jeu, ce qu’on fait pour faire une édition collector, combien de temps cela prend, quelles sont les contraintes etc…

Cela plaît à nos podcasters qui nous font aussi des propositions pour les invités. 

TMDJC : Nous avons fait également, et c’est important de le savoir, le choix de privilégier l’aspect francophone car nos auditeurs le sont. On ne se ferme pas à l’idée de proposer d’autres contenus mais il faudra voir pour les non bilingues quelle méthodologie est à employer.

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Animer le podcast de JFG nécessite de l’expérience. Et ça passe par là…

NBK : Une question me taraude : comment vous vous calez pour l’écriture ? Écrire un podcast, ça doit quand même être assez particulier !

Thibaud : Ça se fait à plusieurs mains parce que moi je vais d’abord aller chercher nos actualités pour la préparation. Il faut aussi prendre en compte le fait qu’on est sur un rythme d’un podcast tous les deux mois. Il y a donc le danger d’avoir des actualités qui sont périmées au moment de la diffusion de l’épisode. 

Terry : En fait, ce sont les news que nous sommes obligés de faire en dernier pour être au plus proche de l’actualité voire même faire une nouvelle annonce toute fraîche ! Donc nous avons l’information en amont, bien avant la diffusion publique.

Nous enregistrons 15 jours avant la sortie de l’émission car il y a le temps du montage, la validation par Thibaud et Marc en plus du chapitrage…c’est un défi ! Voilà il y a tout ça en plus du focus sur un jeu en particulier, les annonces sur les vinyles, le « coup de coeur venu d’ailleurs » qui est une chronique qui parle de quelque chose qui n’est pas de Just For Games.

Cette chronique est une initiative de Marc qui souhaitait s’ouvrir vers d’autres horizons autres que JFG.

Marc : Tu sais, JFG est une petite équipe de 15 personnes en comptant les gens en alternance mais il y a un très bon ratio de gamers passionnés et chevronnés. Donc forcément on joue à d’autres jeux qui ne sont pas de JFG. Cette passion que nous avons pour le jeu vidéo, on voulait la retransmettre à travers le podcast.

Thibaud : Quand un jeu, à l’instar d’Elden Ring, occupe l’intégralité de l’espace médiatique, comment faire comme si cela n’existait pas ? C’est comme ignorer un éléphant dans une pièce, c’est absurde !

NBK : Donc il y a un côté journalistique dans ce podcast ? 

TMDJC: Oui à notre mesure ! En tout cas, on essaye d’être crédible dans ce qu’on dit. Donc il y a forcément un travail d’investigation. Maintenant on ne va pas (il prend un temps de pause), on ne va pas se comparer à l’incomparable mais le travail est fait pour que le maximum d’informations soient disponibles. 

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…mais aussi par ici !

« Nous sommes tous des acteurs de ce développement » – Terry

NBK : On sent aussi que l’émission est fluide. Cela vous demande un gros travail de montage ?

Terry : Il  y a une énorme différence sur ce point entre l’enregistrement à distance pour JFG et ce que nous faisons habituellement IRL. Quand tu enregistres et que tout le monde est présent, c’est une radio ! La musique est en direct par exemple. Quand tu travailles à distance, la musique est mise en post-prod. Donc là au montage, tu dois ajouter les musiques et les jingles puis écouter le tout pour avoir une idée du rendu final. On ajuste les volumes si besoin et ainsi de suite. Donc ça déjà, ça demande plus de temps de base. 

TMDJC : Tu vois, tu parlais d’illusion : clairement oui, on sait faire des tours de magie ! Le montage aide énormément.

Aujourd’hui, c’est quand même beaucoup plus simple. L’enregistrement se fait de manière beaucoup plus rapide.

Je pense même franchement que le quatrième épisode, c’est certainement celui que je préfère pour le moment car en matière de montage et d’énergie, il y a quelque chose qui roule. 

En revanche on ne doit pas se reposer sur des acquis, c’est plutôt le moment où il faut se donner de nouveaux challenges pour que le podcast reste vivant et évolue !

Une émission sur deux est montée par Terry et l’autre par moi. On échange beaucoup en se disant « ah moi je n’aurais pas fait ça comme ça ! ». On partage beaucoup pour représenter une identité forte du podcast de JFG. Et on essaie tout de même d’uniformiser le format !

NBK : L’illusion est donc parfaite !

Terry : Oui pour le montage, à 95%, c’est identique. Bon il y a une chronique où il y a de la musique, moi je suis contre mais bon ! (rire généralisé)

TMDJC (qui continue à se marrer) : Il y a comme un message, non ?

NBK : Et du commencement à la fin de la post-production, sur combien de temps s’étale le processus de création ?

TMDJC : Entre le moment où on commence à réfléchir à l’interview, le moment où elle va être enregistrée, où elle va être montée, le temps alloué aux jeux…si je fais une moyenne, je suis bien grosso modo à trois semaines de travail.

NBK : Est-ce que vous pensez que le podcast de JFG, en dépit d’un public particulièrement ciblé, peut tendre à se diriger vers un autre ? 

TMDJC : Alors nous, on aimerait clairement ça !

C’est marrant parce qu’on en parlait tout à l’heure avec Terry : je pense au Red Bull Kumite où Red Bull va vraiment investir pour son image. En fait, ça coûte de l’argent sans vraiment en récupérer. Mais il y a une image de Red Bull qui va être véhiculée en donnant un aspect cool etc…

Marc : J’aborde rapidement la question du budget. Si tu veux, pour une entreprise comme JFG,  se dire “on va mettre un budget annuel sur un podcast », avec tout le travail de Terry et TMDJC ; et puis la musique, et puis la publicité aussi qu’on peut déployer pour soutenir le projet…c’est un investissement. . 

Ce qui compte, c’est le feedback de la communauté ! Quand les personnes passent du bon temps en sentant la sincérité de la démarche, c’est que nous sommes sur la bonne voie ! 

Et avec le bouche-à-oreille, le travail de communication comme la discussion que nous avons avec MEGA-Force aujourd’hui, je pense que nous toucherons davantage de personnes ! 

Puis on compte aussi beaucoup sur Terry et TMDJC, c’est le moins qu’on puisse dire, ils sont beaucoup plus expérimentés que nous sur la manière de diffuser, de faire connaître les podcasts. Non seulement ils nous créent les contenus, mais en plus ils sont précieux dans leurs conseils pour nous aider à nous faire connaître.

Terry : En tout cas, nous sommes tous des acteurs de ce développement et nous sommes également fiers de cette émission !

TMDJC : Ce n’est pas seulement un travail mais un projet dans lequel on s’investit et qu’on a envie de voir grandir !

On essaie en tout cas à la fois d’assurer l’accessibilité du propos tout en étant assez riche pour que les gens qui nous écoutent comprennent les sensations éprouvées lorsque nous avons découvert tel ou tel titre.

On ne veut pas se limiter au constat “la pochette est cool et les graphismes sont jolis”. Ça, ce n’est pas très intéressant !

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NBK : Et de fait, je suppose que vous en parlez déjà depuis un moment mais est-ce que vous avez d’autres projets pour ce podcast. Quelle va être son évolution ? Vous avez d’autres envies? 

Thibaud : Just For Games le podcast : le film ! (rire généralisé)

Terry : Pour le moment, le format d’une heure est le meilleur moyen de toucher le plus de monde possible. 

Marc : Sur le contenu, j’aimerais bien que pour les interviews, nous allions encore plus loin dans la découverte des coulisses du jeu vidéo en mettant en valeur des artistes ou des scénaristes par exemple !

On pourrait également envisager, en arrivant à un certain seuil d’écoute, de voir avec nos éditeurs pour dévoiler des exclusivités en avant-première au sein même du podcast.

TMDJC : Je suis très content de ce que dit Marc, parce que c’est vraiment le genre de truc que j’aimerais pouvoir proposer !

Effectivement, montrer une exclusivité, ce serait aussi montrer aux auditeurs qu’ils comptent et ça montre aussi la confiance accordée par les éditeurs. Il y a quelque chose à faire !

Marc : Il pourrait y avoir des numéros spéciaux dédiés à une sortie, à un moment important. C’est à réfléchir !

On pourrait aussi envisager des débats sur une grosse sortie avec différents avis car c’est du contenu qu’on aime aussi écouter.

TMDJC : Le but, c’est exactement ce que Marc vient d’exprimer ! C’est ça que j’aime chez JFG. C’est une entreprise commerciale qui est là pour vendre et il n’y a pas de quiproquo là-dessus mais là on ne parle pas d’argent : on parle de passion ! 

NBK : Messieurs, il est temps de vous poser l’ultime question, qui est ma favorite. Marc, Thibaud, Terry et TMDJC : le mot de la fin ?

TMDJC : Mais c’est chaud ça !

Terry : Moi je vais laisser parler les autres, c’est mieux !

NBK : Oh mais tu y passeras, pas d’inquiétude !

Thibaud : Pour moi, ce serait des remerciements pour Terry et TMDJC pour le travail accompli car mine de rien, c’est beaucoup de boulot !

On a envie que ça nous pousse à proposer encore du contenu pour enrichir le podcast.

Donc merci à vous !

Terry et TMDJC (de manière collégiale) : Merci à toi !

Marc : Merci à Terry et TMDJC ! Je connais leur travail depuis quelque temps et j’espérais qu’ils arrivent à mener cet exercice en restant eux-mêmes et je suis ravi du résultat. Je suis très fier de ce qu’on produit.

Et pour le public de MEGA-Force, n’hésitez pas  à venir écouter le podcast de Just For Games et les projets personnels de Terry et TMDJC ! N’hésitez pas nous plus à nous dire ce que vous en pensez !

TMDJC : Nous sommes dans les remerciements donc moi aussi j’ai envie de remercier tout le monde de la confiance accordée ! Et si je devais garder un mot pour la fin, je dirais “Street Fighter” !

NBK (instantanément) : Ah non ! Tu aurais dit KOF on s’entendrait parfaitement mais là non ! (rire généralisé)

Et toi Terry ?

Terry : Moi je n’ai rien de plus à ajouter si ce n’est que je suis ravi de participer à cette aventure et de la faire évoluer !

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Just 4 j’aime

C’est avec le coeur brisé qu’il a fallu conclure cet entretien. Malgré notre bulle intime au sein de l’espace-temps, la réalité nous rattrape. Il restera des souvenirs qui ne s’effriteront jamais, ou alors juste pour embellir la finesse de cette colorimétrie passionnelle.

Favorablement impressionné, je suis à mon tour passé par le stade du questionnement, histoire d’invoquer mon modeste pedigree. Histoire de raconter à mon tour les prémices de ma contribution pour le développement de l’Empire vidéoludique. Histoire de partager mes petites perles devant des visages souriants. Histoire d’avoir des étoiles dans les yeux, une ultime fois.

Et c’est finalement avec une certaine amertume que la province natale fut rejointe. Syndrome de la mélancolie : le voyage fut fade par rapport à l’aller épique. Il faut supposer que la règle s’applique : c’est comme ça. Derrière le bruit du choc entre les doigts et le clavier, l’enthousiasme persiste et nous trépignons d’impatience. Que nos micros nous semblent vides sans nos amis ! Ce n’est que partie remise.

Et comme le disait ce si grand métrage inspiré « la fin est bonne en toute chose ».

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Un immense merci aux 4 protagonistes pour leur gentillesse, leur professionnalisme et leur talent, tout simplement !

Pour rencontrer nos amis, c’est ici :

Just For Games 

TMDJC

Terry et Level Max

Just For Games – Le Podcast Gaming 

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No Bloody Knows
Fans du Beat'em Up, de SEGA ou encore de Nostalgeek, une chose vous réunit : vous êtes la Pop Culture [Responsable Relations Publics et Presse]

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