ANNET FUTATABI

Mérode
MEGATEST
MEGA CD

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Un machiavélique militaire (aux airs de Shin dans Hokuto no Ken) se prenant pour Dieu en créant des entités mutantes, une princesse qui se fait kidnapper, et des phases de jeu entrecoupées de cinématiques animées très Jap’anim du début des années 90. Voici le contexte de ce 3ème volet de la trilogie de Wolfteam ayant débuté avec Earnest Evans sur Mega CD avant de se poursuivre avec El Viento sur Megadrive. Retour donc sur le support CD de la Megadrive pour un 3e épisode qui tranche avec ses prédécesseurs. Si les 2 premiers jeux étaient des plateformer-action, Annet Futatabi passe contre toute attente par la case Beat ’em up.

La jeune aventurière aux cheveux verts en quête de trésors et de cités perdues est de retour. Et si elle est accompagnée durant les nombreuses cinématiques par son compagnon Earnest Evans, elle demeure l’unique personnage jouable du jeu. Et oui, aucun signe d’un mode 2 joueurs à l’horizon pour un genre réclamant plus que jamais la possibilité de jouer à deux. Non content de ça, une partie des cinématiques font la part belle au héros du 1ier épisode de cette trilogie, au point de se demander si Wolfteam n’avait pas prévu au départ de l’inclure dans le jeu avant de se rétracter pour on ne sait quelle raison. La mise en scène laisse vraiment sous entendre un duo. Seule la fin du jeu impose son personnage principal de manière centrale et autonome au cœur de ce récit sans grande surprise.

Le rendu animé MegaCD

En terme de réalisation et d’animation, les séquences animées sont plutôt réussies et la bande son est convenable. Hélas, on ne peut pas en dire autant du jeu en tant que tel. Avec l’utilisation de la magie, des mouvements rapides et agréables à la manière d’El Viento, la maniabilité d’ Annet est réussie et plaisante. De plus, l’ajout de l’épée pimente bien l’action. Là où le bât blesse, c’est ce qui concerne toute la partie ennemis. Pour commencer, le bestiaire est peu étoffé. Ensuite, les patterns des adversaires sont fort peu travaillés, les Hit-box sont douteuses, les priorités de coups parfois illogiques et que dire de ces ennemis restant hors champ parfois plus de 10 à 15 secondes et ne bénéficiant que d’un minime travail de positionnement. Les boss ne sont pas en reste, pour la plus part, ils sont même plus simples que certains monstres lambda. Il vous suffira pour venir à bout de la plus part d’entre eux, de rester à distance et en vous plaçant bien, de répéter le coup de pied sauté en boucle, jusqu’à ce qu’ils meurent.

Les monstres restant dans le coin ou hors-champs sont récurrents dans le jeu.

Niveau réalisation c’est convenable en terme de décors, certaines stages sont plutôt jolis et profitent d’une réalisation globalement correcte. Ils sont néanmoins assez cours. À noter, quelques magies qui en imposent et un boss de fin valorisé par des effets picturaux fort détaillés. Pour finir, si les musiques sont rock et profitent du format CD, le sound-design est plutôt minimaliste, avec très peu de voix digits pendant les combats et aucune sensation d’impacte lors des coups donnés ou reçus.

Pour conclure, Annet Futatabi est un jeu vraiment limite sur bien des points et les maigres efforts qui ont été fait sur les séquences animées et la maniabilité du personnage sont noyés par toutes les autres faiblesses du jeu. N’étant sorti qu’au Japon, il coute plutôt cher et il est vraiment conseillé de l’essayer avant d’investir une telle somme sauf si vous êtes un full-setteur invétéré.

Certains décors sont bien travaillés

Les plus

  • La maniabilité du personnage
  • Les animés typiques du Mega CD

Les moins

  • Pas de mode 2 joueurs pour un Beat 'em up
  • Les bruitages
  • Le calibrage des ennemis
5.9

Juste

Son - 7
Graphisme - 7
Animation - 6.5
Maniabilité - 5
Interet - 4
Mérode
[Rédacteur des MegaTests et de l'actualité Jeux Vidéo et Manga]
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