HALF LIFE ALYX

MEGATEST
PC STEAM

Half-Life. Qui n’a jamais entendu parler de cette licence ? Nous sommes fin des années 90, et le monde n’est pas prêt pour un tel séisme. Valve, développeur inconnu, sort Half-life, et révolutionne le genre FPS, avec une narration et des idées de gameplay jamais vues auparavant. Fort de leur succès, ils développent Half-Life 2, et créent un nouveau tsunami dans le monde du jeu vidéo. Décliné en jeux comme Portal, Counter-strike et autres Episode 1 et 2, Half-life devient une base solide de l’ère moderne du jeu vidéo. Mais depuis 2007, la série est tombée aux oubliettes…

Jusqu’en novembre 2019, et l’annonce d’un jeu en réalité virtuelle, Half-Life Alyx, qui se situe scénaristiquement entre les 2 premiers opus. Après autant d’attente, et un passage à la réalité virtuelle, la série de Valve a t’il perdu de sa superbe ?

Un retour aux SOURCE(s)

La réalité virtuelle se démocratise peu à peu, depuis que HTC, Oculus, Steam et Sony ont commencé a envahir ce marché il y a quelques années. Il existe des expériences, de mauvais jeux, de bons jeux, de très bons jeux, et puis, autant le dire desuite, il exsite Alyx.

Oubliez tout ce que vous pensez savoir de la Réalité Virtuelle (ou VR), oubliez tout ce qu’on vous dit sur le sujet, sur le fait que ce sont des morceaux de jeux à la durée de vie dérisoire, aux graphismes datés, à l’expérience inaboutie.

Alyx est créé par la VR (Valve et Steam, créateur de casques virtuels) pour la VR. Le jeu a mis du temps à voir le jour car l’on sent qu’il a été murement réfléchi et travaillé.

Tout commence après les événements d’Half-life 1, en prenant place dans le personnage d’Alyx Vance, que Gordon Freeman ne rencontrera que dans Half-Life 2. Lorsque le père d’Alyx se fait enlever, une course contre la montre se déclenche pour le retrouver, au travers d’une ville sous quarantaine à cause d’une présence extra-terrestre. 

Pour évoluer dans le jeu : une vue à la première personne, idéale avec un casque, des gants anti-gravité pour récupérer les objets plus ou moins lointains, quelques accessoires (outil pour déverrouiller les serrueres, grenades, seringues régénérantes,…) et armes plus ou moins sophistiquées (pistolet, shotgun,…) que l’on peut modifier tout au long du jeu en contrepartie de matière gravitationnelle à récupérer tout au long du périple.

Et la magie opère

Après navigation dans les menus, on lance la partie, et on a le souffle coupé. Une impression de monde ouvert, de ville ouverte, comme jamais vu auparavant. On est perdu devant l’immensité qui se jette devant nos yeux, et on se retrouve littéralement plongé au coeur de cette ville aliénée par les extra-terrestres et la milice qui tente de contrôler tout ça.

Après un tutoriel bien fait et immersif, on se rend compte que la gestion des armes, des accessoires et de l’inventaire est aboutie : on ramasse les munitions au-dessus de notre épaule droite, on recharge en clippant le chargeur dans le pistolet, et on tire le canon en arrière pour charger la première balle. En un mot : Ré – a – liste !!! Le genre de geste que l’on rêve de faire depuis que l’on joue aux FPS. Alors certes, ce n’est pas le premier jeu VR à proposer ce réalisme, mais c’est le premier à le faire aussi bien.

On progresse doucement (en se téléportant, via le pointage de la zone où l’on veut atterrir, ce qui a pour effet d’éviter le mal des transports inhérent à ce genre de jeux), on prend plaisir à contempler la ville, les bas-fonds, les décors tout autour de nous, et à rentrer dans l’action quand les soldats nous tirent dessus. L’IA n’est pas la plus folle, mais elle sert bien l’action, les soldats se mettent à couvert, envoient des grenades, et il faut souvent changer de position et d’attitude pour venir à bout des plus coriaces. Après un passage en ville, on rentre dans le vif du sujet : la balade dans les tréfonds de la ville, empestée d’aliens en tout genres (crabes, zombies, chiens « électriques »,…) qui usent de stratagèmes plus ou moins divers pour tenter de vous tuer.

La réflexion et la narration sont toujours au cœur du jeu comme depuis les début de la franchise : on se prend de sympathie pour les personnages, on sourit aux réflexions d’Alyx, on tremble quand un crabe alien nous saute dessus et on explore le jeu en faisant marcher nos méninges (remettre en route des circuits électriques coupés, ouvrir des portes avec les bons items, gérer son inventaire (au niveau du bras) pour partir en mission avec les bons éléments,…). Le réalisme est même poussé à la façon de régénérer sa santé : au-delà des kits situés tout au long du jeu, on trouve des seringues qu’il faut s’enfoncer dans le bras, et rien que faire le geste est particulièrement réaliste. 

La VR a son maître étalon 

Après le réalisme, il faut bien parler technique. Sur un Oculus Quest, il faut bien admettre que l’expérience est un peu en deçà de ce que l’on peut vivre sur le Valve Index, les graphismes étant un peu moins beaux si l’on n’a pas une machine de guerre. Car même s’il fonctionne sur des configurations modestes, il vaut mieux avoir un PC puissant et une bonne connexion avec le casque (filaire ou wifi) pour que cela tourne sans encombre. Mais cela reste très beau et incroyablement immersif.

La partie sonore n’est pas en reste, et avoir les écouteurs dans les oreilles pour une bande son si puissante est un régal. Musiques, bruitages, dialogues, tout fonctionne.

Rien à rajouter au niveau du gamelplay : tout a été pensé pour une expérience VR optimale, et c’est bien le cas. L’histoire est agréable malgré une partie centrale (notamment l’acte 5) un peu longue et qui s’étire trop en longueur.

Enfin, fidèle à lui-même, Valve a permis l’ajout de « mods » et certains valent le détour, comme les mods « Bioshock » très très bien faits, et qui participent au large développement de l’écosystème Half-Life en VR.

Test réalisé sur Oculus Quest 2

Le mot de la fin

Beaux graphismes, bonne bande son, bonne histoire, excellent gameplay… nous retrouvons là un excellent Half-Life « traditionnel » comme on l’attendait depuis des années, mais en VR ! Et c’est un ajout de taille à considérer pour la franchise mais également pour cette technologie qui offre de fait une impressionnante l’immersion. Le contrat est donc rempli haut la main avec cet inespéré nouvel épisode de Half Life, qui, en plus d’être un excellent jeu, est aussi un excellent jeu VR, si ce n’est le meilleur.

Les plus

  • Une histoire prenante
  • Une ambiance au top
  • Un réalisme a son comble
  • La pertinence de la VR associée à l'univers de Half-Life
  • Une excellente durée de vie pour un jeu VR (12-13h)

Les moins

  • Des passages un peu longs
  • Qualité graphique variable selon le matériel utilisé
9

Incontournable

Son - 9
Graphisme - 9
Animation - 9
Gameplay - 9
Interet - 9
Note moyenne utilisateur
0
0 Votes
Note
Soumettre
Votre Note
0