KEIO FLYING SQUADRON

MEGATEST
MEGA CD

Après une introduction en vidéo made in Mega CD à l’ambiance on ne peut plus sérieuse, contextualisant une époque où le Japon féodale et les Amériques négociaient la paix et des accords commerciaux, tout bascule ! A vrai dire, vu la jaquette du jeu, on peut même se demander les premières secondes, si c’est le bon jeu sur le disque. Mais oui oui c’est bien ça ! En fait, le délire est total et quid de cette intro historique, on se retrouve catapulté en compagnie de Keio et de sa tyrannique grand-mère exigeant d’elle, qu’elle retrouve une clef magique qui a été volé par un bateau volant ! Cette clef, avidement protégée par les gens du village est précieuse. Sans elle, le monde serait en effet gouverné par les ratons laveurs ! Bref on est mal ! Cependant, l’idée ne semble pas déplaire à la jeune blondinette. Mais la menace d’être privé de repas par son aïeule par contre, c’est une autre affaire et c’est bien ça qui la décide à s’exécuter. Mais ce n’est pas tout, non content de nous embarquer dans ce bazar, le jeu nous sort la transformation en Bunny girl de l’héroïne ! À ce moment précis, le contexte historique mes amis, on s’en contre fiche pas mal ! Quid du Japon médiévale, Otaku no Video de Gainax a fait des émules et le fantasme de la lapine n’a visiblement pas frappé qu’Akira Toriyama et sa Bulma sur l’archipel ! À l’aide de son petit dragon qui dort dans sa niche comme le chien de Kyoko dans Maison Ikkoku, voila que démarre ce Shoot them up à scrolling horizontal totalement frappé et dans la veine des Parodius.

La Jouabilité

Niveau gameplay, on est sur du classique, à savoir un tir frontal de base, avec la possibilité d’avoir jusqu’à 2 modules satellites en renfort. Pour faire apparaître ces modules, vous maintenez appuyer sur A 2 secondes et un bébé dragon va apparaître. En appuyant sur C, vous pouvez les envoyer en avant en mode Kamikaze et ainsi réaliser des dégâts de zone. Libre à vous ensuite de trouver un petit moment de calme pour en faire éclore d’autres. Ce tir frontal peut se renforcer en récupérant des bonus, et peut aussi être changé en tir étoilé balayant la zone devant vous. Logiquement moins puissant pour du mono cible mais très efficace pour du multi cible.
En plus de tout cela vient se greffer 2 armes bleues. La première, des bombes crachées par votre dragon vers le bas et la seconde des projectiles allant dans le sens inverse de la dernière direction donné sur le pad directionnel. Mécanique très sympathique au demeurant et permettant d’avoir de la puissance de feu autour de vous mais aussi de pouvoir burst un Boss vous faisant face.

Un bon rythme

Le jeu a un très bon rythme et alterne bien entre des phases de burst fixes contre des grosses structures ou des boss, et des phases en mouvement qui laissent place à une certaine réactivité, même si l’apprentissage de certaines phases sont obligatoires. À noter quelques rares passages pas toujours lisibles, comme celui avec les lumignons. Les boss sont variés et proposent des patterns intéressants, comme par exemple le char à bœufs envoyant les missiles ( non mais ne cherchez pas c’est totalement barré ce jeu) qui explosent et brûlent quelques secondes, sur une partie de la surface de jeu. À vous donc de les placer au mieux en les attirant dans les coins pour se laisser de la marge de déplacement contre les autres ennemis qui vous dessus.

 

Une ambiance loufoque

Vous l’avez compris, l’univers du jeu est totalement décalé, d’ailleurs, à mi-parcours, toute s’explique ! L’intro historique avait bel et bien un but… Que les historiens respirent. Oui l’US Navi revient dans la partie avec une artillerie made in 1944 alors qu’on était plutôt Japon féodale en départ mais bref ; afin de se faire atomiser lors d’une partie de « tu me vois-tu ne me vois pas », par notre petite blonde à grandes oreilles qui va se faire un plaisir de mettre par le fond cet énorme destroyer. L’ambiance sonore est au top également, le doublage anglais des versions occidentales est des plus réussis et le japonais est bien sûr totalement dans le ton. Les musiques alternent sonorités dégantées ayant la bougeotte, ambiances plus traditionnelles revisitées sauce synthé électro made in 80’. Certains morceaux rappellent un peu la bande-son de Ranma 1/2, série de Rumiko Takahashi bien connue pour ses récits barrés jouant sur le comique et les anachronies. Série réalisée par le studio Pierrot, et devinez quoi . L’intégralité des scènes animées du jeu est également signée Pierrot !

Victor entertainement, nous offre donc un jeu avec une superbe ambiance, une musique géniale, qui profite vraiment du support CD. Le  gameplay est très agréable et un bon challenge s’offre à nous avec ses 3 modes Easy Normal Hard. Le seul bémol vient de la technique qui a parfois du mal à suivre. Quelques ralentissements accompagnés de disparitions d’éléments visuels ennemis lorsque à l’écran, il y a trop de choses à gérer. Au-delà de ça, sans être au sommet, c’est joli tout plein pour un jeu de 1994 avec quelques passages bien sentis dans par une représentation très illustrée de divers éléments comme les nuages, les vagues ou certains boss très illustratifs. On y retrouve d’ailleurs pas mal de choses du folklore japonais évidemment, et ce n’est pas sans rappeler l’ambiance Tengai Makyo. Keio est donc un titre fort rafraichissant du Mega CD qui fera le bonheur des amoureux de la Jap anime des années 80 et des fans de shoot à la Cotton.

Les plus

  • Une ambiance mignonne et loufoque
  • Un bon gameplay et un rythme bien construit
  • Une bande-son typique de l'époque et pleine de fraicheur

Les moins

  • Pas mal de sprites qui disparaissent
  • Les vidéos ont prisent un petit coup de vieux
8.7

Super

Son - 9.5
Graphisme - 8
Animation - 8
Gameplay - 9
Interet - 9
Amateur de Rpg et de tout ce qui dispose de près ou de loin d'une barre d'expérience et d'un scénario. Fasciné également par la Jap'anim de l'ancien temps, où les celluloïds s'agitaient devant une caméra pour raconter des histoires.
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