PANZER DRAGOON REMAKE

Mérode
PC PS4 STADIA SWITCH XBOX ONE

Avec l’évolution des consoles et l’arrivée de la HD, tout les amoureux de la Saturn ayant joué à Panzer Dragoon ont révé au moins une fois d’un remake ou d’un retour de la célèbre saga inspirée de l’univers unique de Jean Giraud alias Moebius. Voir revenir ce jeu à l’identité artistique unique et si pertinente dans le monde du jeu vidéo tenait du mythe il y a encore quelques années. Au fil des générations de console, l’espoir s’en était allée. La disparition de la Team Andromeda suivie de l’échec du Crimson Dragoon de Yukio Futatsugi, embarqué dans les méandres de la politique jusqu’au-boutiste d’un Microsoft voulant imposé son kinect par tout les moyens possibles, eurent raison de la patience des fans. Mais contre toute attente, dans sa démarche de raviver la flamme des années 90, Sega autorise l’éditeur Polonais Forever Entertainement à utiliser la licence Panzer Dragoon. Ce dernier confit alors au studio français MegaPixel la lourde tache de faire un remake du rail shooter culte de 1995. Et c’est le 20 mars 2020 que ressort sur Switch ( et le 29 septembre sur PC) Panzer Dragoon.

 

Musiques et revisite artistique de Panzer Dragoon

Pour commencer, musicalement, on retrouve toute la pertinence et l’efficacité d’une bande son symphonique qui n’a plus rien à prouver et qui reste encore aujourd’hui une référence dans son domaine. Dommage qu’elle soit entachée par un son qui sature par moment sur des bruitages d’explosion. Par contre l’ajout de nouveaux morceaux signés Saori Kobayashi (Panzer Dragoon Saga) est une réelle bonne surprise.

25 ans après, porté par le souffle d’une superbe introduction et d’une musique aussi envoutante qu’au premier jour, le monde de Panzer Dragoon se dévoile plus beau qu’il ne l’a jamais été. Quand bien même techniquement, nous ne sommes pas devant un titre à la pointe de la technologie, Mega Pixel s’en sort très bien et ne trahit pas le matériaux d’origine. La direction artistique d’époque est respectée tout en étant magnifiée et le jeu regorge de superbes lumières créant des ambiances de couleur harmonieuses. Les arches d’une cité perdue en partie immergée, les vers des sables ressurgissant des songes de Frank Herbert, les carlingues mégalithiques d’une civilisation tribale et hostile qui défient les lois de la pesanteur… L’âme de Panzer Dragoon est intacte. Cependant, c’est à la vue d’un menu un peu chiche et pas très peaufiné voir pas très lisible par moment, que l’ont entrevoit et ce, dès le démarrage, les premiers signes d’imperfection et le manque de peaufinage du titre. Le titre manque aussi d’un peu de lisibilité à certains moments. Notamment lors des passages exiguës où contrairement à la version originale on se fait parfois toucher sans pouvoir trop rien y faire.

 

 

 

Un gameplay en quête de mimétisme

Dans cette refonte 2020 (après une armada de patchs ayant sauvé le soldat Panzer sur Switch), on constate vite que les animations du personnage, du dragon et l’apparition des ennemis sont très proches de celles du jeu de 1995. Par ailleurs, cette volonté de coller tout prix au titre original ne s’arrête pas là car il en va de même pour la jouabilité. L’équipe a essayé par tout les moyens de restituer les sensations originales. Curseur de visé, possibilité de cibler et verrouiller plusieurs ennemis à la fois afin de les tuer en un coup, caméra qui via les gâchettes du pad se place sur quatre positions : avant, arrière, gauche et droite… Si on retrouve le gameplay original dans les grandes lignes, ce remake a ce petit quelque chose en moins qui fait que le plaisir n’est pas intact. L’expérience reste totalement jouable mais la maniabilité est moins souple et instinctive. La fluidité et la réactivité ne sont pas aussi évidentes que sur la version Saturn. Et c’est sur ces critères que s’installe une semi déception pour ce remake. Le jeu est plus joli mais n’a pas l’excellence de son ainé. On peut même se demander si il n’aurait-il pas été plus intéressant de pousser le concept de remake plus loin en réinventant un système quelque peu différent, tout en se basant sur l’ originale que d’essayer de reproduire sans y arriver parfaitement un gameplay de 1995 ? Panzer Dragoon est un rail shooter qui repose quasi entièrement sur le contrôle de son curseur de visée. Afin de mieux satisfaire le joueur, Mega Pixel s’en remet à son expertise et intègre dans les options une jaune permettant de régler lui même la vitesse de déplacement de la mire. Ceci peut se voir comme un partiel aveux d’échec à retranscrire l’exactitude de la jouabilité Saturn.

 

 

 

On attend la suite

Panzer Dragoon est donc un remake dont on félicite l’effort artistique et visuel. Il dispose d’une jouabilité plaisante mais inférieure en terme de sensation de jeu à l’original. Ce retour n’est pas un sans faute mais laisse un sentiment légèrement mitigé d’un jeu par moments, un peu bricolé et qui ne parvient pas à restituer le savoir faire original. Mention spéciale pour la Pandora Box et l’activation via un bon vieux code à l’ancienne : Haut Haut Bas Bas Gauche Droite Gauche Droite B B (sur pc). Le genre de petits détails qui font plaisir et qui montre malgré les défauts, le réel amour des développeurs pour cette époque rétro du jeu vidéo. C’est pourquoi on reste curieux de voir ce que nous réserve le studio qui tease d’ailleurs une fois le jeu terminé, qu’une suite est à venir.

 

 

Les plus

  • La musique toujours aussi magique
  • Visuellement réussi et très coloré
  • La pandora box

Les moins

  • Un remake inférieur à la version Saturn en terme de jouabilité
  • Certaines explosions font saturer le son
  • Manque parfois de lisibilité
7

Bien

Son - 8
Graphisme - 7.5
Animation - 6.5
Maniabilité - 6
Interet - 7
Mérode
[Rédacteur des MegaTests et de l'actualité Jeux Vidéo et Manga]
Note moyenne utilisateur
7.3
3 Votes
Note
Soumettre
Votre Note
0

Lost Password

Sign Up

fr_FRFR_FR
fr_FRFR_FR

Pin It on Pinterest

Shares
Share This