RESIDENT EVIL 3 : NEMESIS

MEGATEST
DREAMCAST GAMECUBE PC PS1

Resident Evil 3: Nemesis, sorti au Japon sous le nom Biohazard 3: Last Escape est un jeu vidéo de type survival horror développé et édité par Capcom. Il est distribué dès fin 1999 sur PlayStation. Il est ensuite porté sur Windows et Dreamcast courant 2000, puis sur GameCube en 2003. Le jeu marque une évolution dans la série avec une mise en avant du côté action. Il se déroule au même moment que Resident Evil 2 et met en scène un membre des STARS contre la société pharmaceutique Umbrella, et plus particulièrement contre l’une des armes biologiquement modifiées les plus redoutables de la série : Nemesis. Le jeu reçoit un accueil critique positif et se vend à environ 3,5 millions d’unités sur PlayStation. Un remake intitulé Resident Evil 3 est sorti en 2020 sur Microsoft Windows, PlayStation 4 et Xbox One.

Synopsis : Deux mois se sont écoulés depuis l’incident du manoir. Jill Valentine, membre des STARS et rescapée du manoir, est restée à Raccoon City pour enquêter sur un laboratoire secret d’Umbrella. Elle tente d’échapper à la ville infestée par le virus-T, 24 heures avant les événements de Resident Evil 2. Le , Jill part arpenter les rues infestées de morts-vivants dans l’espoir de trouver une échappatoire. Dans son périple plutôt laborieux, elle tombe nez à nez avec Brad Vickers, un membre des STARS, et le sauve d’une attaque de zombies. Hélas, il est tout de même mordu. Ce dernier la prévient qu’il est venu pour éliminer les STARS et qu’il n’y a pas d’échappatoire. Il part aussitôt sans donner plus de détail à Jill, la laissant avec ses interrogations. Jill se dirige alors vers le poste de police (celui des événements de Resident Evil 2). Devant l’entrée, elle croise Brad, grièvement blessé, qui est rattrapé par une grande créature, le Nemesis. Ce dernier est un être génétiquement modifié créé par la société biochimique Umbrella dans le but de tuer les agents spéciaux de la police de Raccoon City. Jill se réfugie dans le commissariat et se fraye un chemin jusqu’au bureau des STARS d’où elle entend une transmission radio d’un certain Carlos. Puis elle recroise Nemesis dans les locaux, armé d’un lance-roquettes et répétant sans cesse, comme obsédé, le nom du groupe d’élite de la police.

Sortie du commissariat, elle finit par se retrouver dans un café-restaurant. Là, elle fait la connaissance d’un mercenaire dénommé Carlos Oliveira qui travaille pour la société pharmaceutique Umbrella. Jill, au premier abord, ne lui fait pas confiance, puisque Carlos travaille pour l’entreprise responsable de la catastrophe. Mais après l’avoir aidé à survivre lors d’une nouvelle rencontre avec le Nemesis, elle change d’avis. Carlos lui apprend l’existence d’une voie d’évacuation mise en place pour les imprévus, notamment au cas où leur mission échouerait ; un hélicoptère les attend en effet près d’une immense bâtisse à l’apparence gothique flanquée d’une tour d’horloge. Carlos, le sergent Nicholai Ginovaef et le lieutenant Mikhail Victor (blessé) envisagent d’utiliser un tramway pour atteindre la tour plutôt que les routes dangereuses de la ville. Jill et Carlos se lient d’amitié et s’entraident dans la suite du scénario. Nemesis barre plus que jamais la route des mercenaires tout au long de leur périple, et la ville finit par être la cible d’un missile nucléaire sur l’ordre d’un haut responsable américain.

Nemesis, le boss le plus emblématique de la série.

Le Nemesis-T Type (Nemesis-Tyrant Type) était une troisième génération d’armes biologique de type Tyran développée par le Sixième Laboratoire d’Umbrella Europe en France sous la direction directe du Quartier Général d’Umbrella, à travers l’utilisation de l’organisme parasite artificiel « Type NE-α », généralement appelé « Nemesis ». Son but était de prouver qu’une créature infectée par le Virus-T puisse avoir une intelligence supérieure, des capacités de combat et une plus grande capacité de suivre les ordres sans avoir besoin d’être dirigée constamment, manipulant ainsi une grande variété d’armes.

L’incapacité de contrôler le Tyran durant l’Incident du Manoir en Juillet 1998, permit aux équipes de recherche d’armes biologiques d’Umbrella de réaliser que des améliorations devaient être faites. Selon les données de combats recueillies durant l’incident, les équipes de recherches réalisèrent que le niveau d’intelligence des A.B.O. crées par le Virus-T était très faible, et qu’elles ne pouvaient pas être vendues comme des produits. Bien qu’elle soit considérée comme la “forme de vie ultime”, la séries d’A.B.O. des Tyrans manquait d’intelligence pour suivre les ordres parfaitement. En réponse, la branche européenne sous le contrôle direct du siège de la société, élabora un projet de développement d’un nouveau genre, en utilisant une théorie d’une expérience sur laquelle ils travaillait depuis 1988. Au Sixième Laboratoire, des recherches pour renverser un concept fondamentalement établi fut mis en action. Il s’agissait du « Projet Nemesis ».Cela consistait à administrer un organisme parasite nouvellement développé au Tyran, plutôt que d’améliorer le Tyran lui-même, une conception révolutionnaire pour améliorer l’intelligence.

Le « Type NE-α » né dans ce projet, est un parasite dans le but d’améliorer l’intelligence de l’A.B.O. et est généralement appelé « Nemesis », partageant le nom du projet. Après avoir été transplanté au niveau cellulaire dans la moelle épinière, il ingère le Virus-T et croit. Après la formation d’un cerveau unique, il modifie le système nerveux central et prend le contrôle des fonctions cérébrales. De ce fait, l’hôte laisse toute cérébration au Nemesis et est complètement contrôlé de l’extérieur. Dans le jeu, le Nemesis poursuit le joueur sans relâche. Il apparaît pour la première fois devant le commissariat et tue Brad Vickers sous les yeux de Jill Valentine. Après cela, il poursuivra Jill durant tout le jeu. Il apparaît sous trois formes distinctes : la première où il porte son costume ; la deuxième où il est torse nu et pourvu de tentacules à son bras droit ; et la dernière où il est complètement difforme et peut cracher de l’acide. Ces mutations sont dues au parasite NE-Alpha.

Un vrai pot de colle

L’armée des morts

Ennemis de base de la série, les zombies apparaissent cette fois-ci en grand nombre. Contrairement à Resident Evil 1 et 2 qui se déroulent dans des lieux souvent fermés (comme le manoir ou le commissariat de police), Resident Evil 3 se passe lui dans les rues de la ville infectée (Raccoon City). Les chiens et les corbeaux sont également toujours présents ; ils ne sont pas réellement dangereux mais peuvent poser problème quand le personnage est à l’agonie. Les Araignées géantes sont de retour. Des nouveaux monstres sont des Sliding Worm des vers de terre géants. Des ennemis un peu plus forts apparaissent également, tel le Drain Deimos, une créature qui se déplace sur les murs. Ce monstre a muté accidentellement en ingurgitant des animaux infestés. Une variante existe aussi, le Brain Sucker, qui a la particularité de pondre des œufs pour engendrer des petits. Autre monstre répugnant, le Chasseur fait son retour sous ses deux formes : le Hunter Beta et le Hunter Gamma. Des armes bio-organiques existent aussi dans la série, notamment une nouvelle nommée Nemesis qui a pour ordre d’éliminer tous les membres des STARS. Ennemi très important, le nom de cette créature redoutable est incorporé au titre occidental du jeu. De même que pour le tyran Mister X dans Resident Evil 2 (scénario du côté de Claire Redfield), le joueur ne peut que l’assommer au prix de longs combats. Contrairement aux zombies et boss habituels, Nemesis court, ouvre les portes, peut s’exprimer en disant “Stars”, utilise des armes (comme le lance-roquettes), et est en même temps un mercenaire. Jusqu’à la fin, le joueur n’a d’autre choix que de fuir face à ce monstre imbattable. Parmi les boss autres que Nemesis figurent également deux vers géants (nommés Grave Digger).

Les petits nouveaux font leur entrée dans le bestiaire

Le petit plus qui participe à la légende

“The Mercenaries – Operation : Mad Jackal” est un mini-jeu débloquable dans Resident Evil 3 : Nemesis que vous débloquez en complétant une fois le jeu principal. Il suit les trois soldats de UBCS de l’histoire à travers Raccoon City. Le but étant de tuer et de terminer la map en un temps limite afin d’obtenir le code pour désactiver une bombe implantée dans votre corps. Le joueur a le choix d’incarner l’un des trois personnages : Carlos Oliveira, Mikhaïl Victor ou Nikolai Zinoviev. La prémisse du mini-jeu est que le chef de la police Brian Irons a implanté une bombe dans le mercenaire choisi, et le joueur a d’abord deux minutes pour se rendre du téléphérique à l’entrepôt Save Room. Heureusement, plus de temps est accordé pour chaque créature tuée le long du chemin. En outre, il y a plusieurs personnes dispersées à travers le niveau qui sont sur le point d’être tué lorsque le joueur arrive à eux. Si vous les sauvez, ils déposent un élément et plus de temps est ajouté à la minuterie du joueur. Nemesis apparaît plusieurs fois que le joueur tente de se rendre à la fin, bien que seulement dans sa première et deuxième forme. Tuer Némésis confère un bonus de temps énorme, mais il est difficile à accomplir.

Un mode qui perdure encore aujourd’hui

Conclusion

Resident Evil : Némésis reste un épisode concluant dans la lignée de ce que la licence sait faire depuis des années, un bon opus qui introduit “Némésis” qui depuis est devenu un ennemi connu de tous. Au niveau du gameplay, nous avons droit à un titre plus accessible et plus orienté dans l’action que d’un survival pur et dur. Le mode Mercenaries étend la durée de vie du soft et procure aux joueurs un nouveau challenge à relever, on retrouve toujours le côté angoissant et oppressant qui fait le charme de la série. Même si le titre a plutôt mal vieilli depuis quelques années, il reste toujours honorable beaucoup plus que son remake sorti en 2020 qui malheureusement n’a pas fait l’unanimité. L’opus original a encore de belles années avant de passer l’arme à gauche, on se souviendra toujours de ce troisième opus légendaire.

Les plus

  • Le mode mercenaries
  • Une durée de vie honnête
  • Les musiques toujours oppresantes
  • Un opus plus accessible
  • L'introduction d'un boss mythique
  • Beaucoup d'énigmes

Les moins

  • Un Scénario réchauffé qui fait malgré tout le café
8.3

Super

Son - 8.5
Graphisme - 7.5
Gameplay - 8.5
Animation - 8.5
intérêt - 8.5
[Rédacteur pour Jap'Anime également pour les Mega-Test, Fan de la licence RyuGaGotoku]
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