RESIDENT EVIL CODE : VERONICA

Mérode
MEGATEST
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Resident Evil Code : Veronica, jadis exclusivité de la défunte Dreamcast, fut un titre majeur à l’arrivée des 128 bit et pour la console de SEGA. Impressionnant par ses cinématiques, long et offrant un graphisme avec des personnages beaucoup plus travaillés que les précédents, le jeu passe un gap de génération évident pour la série tout en conservant la plupart de ses mécaniques originales. Un titre donc qui a su marquer son époque et les joueurs l’ayant fait à la sortie.

Une introduction à la gloire de la belle Claire Redfield

 

Un épisode digne d’un canonique

Ce jeu de Capcom produit par Shinji Mikami, décidément pas décidé à reprendre la casquette de réalisateur, est le dernier tour de piste de la saga horreur de Capcom dans sa forme originale. Un jeu tenant sur 2 GD rom (le format CD de la Dreamcast). De l’aveu même de son producteur, qui se déclara plutôt insatisfait de Resident Evil 3, cet épisode méritait d’être un véritable épisode canonique. Mais les arrangements entre Sega et son entreprise en décidèrent autrement et cet opus qui pourtant, offre pas mal de réponses sur les origines de la société Umbrella et agrémente le lore de la série, prendra le nom de Code : Véronica. Ce choix le posera à jamais dans la catégorie des spin off au point d’être oublié de la liste des remake envisagés par Capcom sur les générations actuelles puis qu’après Nemesis, c’est une revisite du 4e épisode qui est prévue. Capcom, après avoir ressorti le jeu sur Gamecube et PS2 sous le nom de Code Veronica X suite à l’échec de la Dreamcast, s’est malgré tout fendu d’un portage PS4/One du titre. Un portage d’ailleurs assez décevant en particularité à cause d’un filtre assombrissant encore plus une image qui avait déjà subi ce traitement sur les consoles 128 bit de Sony et Nintendo.

Des plans cinématographiques en full 3D, la grosse évolution de cet épisode

 

 

Une réalisation revue pour un jeu classique

Code : Veronica, reprend donc le concept classique de la franchise et le maniement original de la série mais se voit cette fois-ci intégralement réalisée en 3d. Si les mouvements sont toujours aussi rigides et que les demi-tour ont toujours des airs de créneaux sur une place de parking, c’en est fini des décors précalculés dans l’esprit PS1. Place maintenant à des environnements fixes mais intégralement en 3D. Probablement plus simple en matière de réalisation, ce choix à pour cause une légère perte en finesse malgré un rendu d’ensemble très convenable surtout pour un titre datant du 3 février 2000 ! Un choix mainte fois compensé par des personnages beaucoup plus réalistes et surtout par une réalisation bien plus cinématographique qui justifie en elle même ce parti-pris.

Menus et énigmes au programme

 

 

Les papillons de la mort !

Bien que la maniabilité rigide imposée commence, après tant d’épisodes à dater, on s’y habitue assez vite même si on débute dans le genre et en fin de compte, Code Veronica se dévoile être un jeu, bien plus contraignant et frustrant sur d’autres aspects. À commencer par un nombre assez restreint de points de sauvegarde ainsi que d’innombrables allers et retours dans les divers décors. C’est aussi l’épisode aux énigmes les plus tordues. Vous passerez une bonne partie du jeu à revenir sur vos pas pour vider un inventaire ou pour récupérer un pass, une manivelle ou encore un adaptateur de manivelle et même parfois un joyau capable de créer un adaptateur de manivelle qui viendra s’adapter à la manivelle qui elle, pourra ouvrir un mécanisme capable de donner accès à une clef pour ouvrir une porte, dans laquelle se trouvera un autre élément amenant sur une autre série du même genre. Le jusqu’au-boutisme de ces allées et venues atteint des sommets dans ce fichu couloir donnant accès à une sauvegarde et infesté de papillon empoisonneurs revenant à l’infini. Alors oui, la difficulté est au rendez-vous et les amateurs apprécieront, mais le jeu peut clairement décourager par sa difficulté. Le passage des deux boss à la suite dont un, réellement basé sur l’esquive ou sur un nombre de spray guérisseur conséquent, capable tous les deux de vous tuer en un seul coup, sans possibilités de sauvegarder, a de quoi frustrer. Le jeu a également un game-design assez punitif qui laisse pas toujours la chance à l’improvisation. Il n’est pas improbable de se retrouver totalement bloqué par manque de munition en cours de partie. C’est finalement un épisode qui est presque plus agréable à refaire qu’à faire en définitive.

Les papillons des enfers vous en feront baver.

 

 

Un jeu bourré de psychopathes

Alors malgré ces lourdeurs, le titre reste en définitive plaisant à jouer et possède de nombreuses qualités à commencer par son rythme et ses diverses situations. Le scénario apporte vraiment beaucoup de choses sur la trame globale de la saga et le duo entre Claire et son frère marche bien, offre une aventure longue et généreuse en contenu ainsi qu’en révélations. Les thématiques abordées sont particulièrement oppressantes puisqu’on nous oppose à une famille totalement dérangée pratiquant la maltraitance animale, la torture avec sa batterie d’instruments médiévaux ainsi que toutes formes d’expériences médicales. Toute une symbolique est également mise en place au long du jeu destinée à mettre en lumière l’origine de ce fameux virus et la fin n’est pas avare en coup de théâtre. L’ambiance est réussie, portée par une série de décors assez variés et situés à deux endroits bien distincts du globe. On retrouve les classiques manoirs, laboratoires entrecoupés d’enchaînement de couloirs métalliques, quelques passages extérieurs et la musique entre action et mélodies gothiques habille bien l’ensemble. Le doublage américain est hélas sans grande conviction.

Une galerie de méchants classiques bien tarés.

 

 

Une belle exclue Dreamcast à l’époque

En définitive, cet épisode Dreamcast réédité en l’état de nombreuses fois depuis 20 ans, et pas toujours dans le respect (la version PS4 est vraiment décevante car trop sombre) n’est pas sans faille et peut paraître laborieux aujourd’hui. Cependant, il offre vraiment un apport certain à la série et reste un jeu incontournable pour les fans de la franchise. Toujours dans son jus depuis 20 ans le titre n’a pas pour lui d’offrir le glamour d’un Rebirth ou d’un 2 remake mais il mérite quand même qu’on s’y aventure si on s’intéresse de près à l’histoire de la franchise ou à celle de la Dreamcast. Car oui Code : Veronica est un jeu Dreamcast avant tout ! Ne l’oublions pas tant il est un pilier de la ludothèque de cette machine et fait partie de son ADN.

Le détail des CGI sur les visage est fort réussi pour de la Dreamcast

Les plus

  • Une mise en scène en 3D
  • Généreux en contenu et en révélations scénaristiques
  • Une ambiance sonore réussie

Les moins

  • Une maniabilité parfois pénible
  • Certains allers et retours poussifs
  • Le doublage anglais est vraiment peu convaincant
8

Génial

Son - 8
Graphisme - 8.5
Animation - 7.5
Maniabilité - 7.5
Intérêt - 8.5
Mérode
[Rédacteur en chef MEGATest - L'actu Gaming - MEGADossiers - JapAnime]
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