SCORPIUS

MEGATEST
X68000

« Scorpius »… si ce titre énigmatique ne vous dit rien, sachez qu’il s’agit de l’un des shmups majeur du micro ordinateur japonais Sharp X68000. Le titre est d’ailleurs l’unique jeu développé par le studio Gamest Mook et publié par Shinseisha en 1991, et c’est une exclusivité de cet ordinateur, et non des moindres ! Développé par une équipe japonaise (environ 25 personnes) constituée en grande partie de gamers accrocs aux shoot’em up – et tout ce que cela implique en terme de gameplay et de difficulté légendaire – “Scorpius” va vous en faire baver et repousser les limites du faisable, se destinant clairement à un public d’extra-terrestres ! Vous cherchez un challenge hard au-delà du réel ? Et bien mon vieux : vous l’avez trouvé !

Le Scénario

Passons sur le scénario qui consiste à vaporiser à tour de bras une énième horde d’aliens belliqueux qui n’ont toujours pas pigé qu’il faut éviter de s’en prendre à la Terre – le comprendront-ils un jour d’ailleurs ? – Le jeu nous permet de choisir parmi trois vaisseaux dès l’écran d’option, avec une musique pêchue signée Norio Nakagata et Yusuke Takahama – l’un des points forts du jeu d’ailleurs – Chaque appareil possède ses propres caractéristiques au niveau armement mais ils sont au final assez semblables, sauf au niveau de la forme. Vous pouvez également choisir deux modes de difficulté, « normal » et « hard », en sachant que si vous commencez en « normal », le jeu est déjà ultra difficile (je vous laisse donc imaginer le mode « hard » : bonne nuit les petits !).

Ensuite, on est largué en plein milieu des lignes ennemies pour 7 niveaux de folie furieuse à vous en dilater la rate (et pas au court-bouillon !). Notre vaisseau dispose d’un tir normal, mais l’originalité provient ici de l’utilisation d’une queue rétractable attachée au vaisseau, que l’on peut orienter dans la direction souhaitée et qui peut tirer à la place de notre canon de base (elle rappelle la queue d’un scorpion, d’où le titre du jeu et le visuel de la jaquette) ! Une bonne partie du gameplay de « Scorpius » va reposer sur ça, en sachant que la queue sera parfois indispensable pour vaincre certains ennemis, tirer à travers des murs ou des obstacles, etc. Régulièrement, des power-ups permettent d’améliorer notre arme de base ainsi que l’arme du vaisseau, puisque l’extrémité de la queue est également dotée d’un canon. Parmi les autres power-ups que l’on peut récupérer : invincibilité temporaire, vie supplémentaire, etc.

Le Gameplay

Toute la difficulté du jeu va consister à bien maîtriser les commandes car le maniement de la queue rétractable du vaisseau ne semble pas naturelle au premier abord, elle demandera un peu d’entraînement et un certain temps d’adaptation. Pour le reste, le jeu est du pur die and retry de la grande époque : très clairement orienté arcade, « Scorpius » est un régal aussi bien visuel (on voit très bien que les capacités du X68000 ont été parfaitement exploitées : cf. par exemple les effets de zoom sur le boss du 3ème niveau!) qu’auditif, avec des décors grandioses, des boss énormes, un scrolling parallaxe réussi, une bande son superbe et très « catchy ». Au niveau armement, il est possible de récupérer une sorte de foudre puissante et dévastatrice qui vous permettra de franchir plus facilement certains passages quasiment impossible à traverser avec un tir normal. Le problème c’est que l’arme apparaît de manière aléatoire dans les power-ups alors vous n’avez plus qu’à croiser les doigts. Mais entre la base spatiale du 1er niveau, le Q.G. aquatique du 2ème niveau (jusqu’ici, niveau difficulté, ça va!), le niveau 3 avec son scrolling vertical ascendant (c’est original, mais la difficulté vient déjà de monter d’un cran), le niveau 4 et son lac de flammes (la difficulté augmente encore plus!), la dimension extra-terrestre du monde 5, la forteresse ennemie cauchemardesque du monde 6 (probablement le level le plus difficile de tout le jeu !) et enfin le nid de la reine alien du monde 7, vous aurez fort à faire pour espérer finir le jeu et voir une cinématique de fin…plutôt étrange et ambiguë…

Game Design : Zenji Ishii Programmation : Yoshiaki Suzuki (God Suzuki) Design graphismes : Miki Sano, Hisashi Fujiware, Han, Rokugo Aono Compositeurs musique : Norio Nakagata, Yusuke Takahama Driver musique : Toshiya Saito Support technique : Kunihito Hiramatsu Producteur : Takeshi Kato

Conclusion

Sachez en tout cas que « Scorpius » est l’un des grands classiques des shoot’em up. Exclusif au X68000, il est aujourd’hui vendu à un prix prohibitif sur certains sites et par conséquent très difficilement accessible (sauf si cela vous tente de claquer plus de 1000 euros pour un jeu). Néanmoins, ce titre est un pur régal pour les amateurs de shoot’em up exigeant et en quête de difficulté punitive. Il vous mettra la misère plus d’une fois et vous obligera à remettre constamment en question vos talents de pilote chevronné, à tel point qu’une fois la partie achevée, vous vous demanderez sûrement « est-ce que Superman lui-même serait capable de finir un tel jeu ? ». Une difficulté satanique donc, mais ne vous y trompez pas : « Scorpius », c’est un petit chef-d’oeuvre du shoot’em up à scrolling horizontal du début des années 90, tout simplement !

 

Les plus

  • Graphismes très réussis et Bande-son de qualité
  • Un level design riche et varié avec des boss énormes
  • L'utilisation de la queue du vaisseau
  • Un armement évolutif bien pensé
  • La possibilité de choisir 3 vaisseaux

Les moins

  • Une difficulté infernale
  • Peu de différences réelles entre les 3 vaisseaux
8

Super

Son - 7
Graphisme - 8
Animation - 8
Gameplay - 9
Interet - 8
[Redacteur et Blogueur dans le retrogaming]
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