Sonic And All*Stars Racing Transformed

MEGATEST
3DS IOS PC PS VITA PS3 WII U XBOX 360

Longtemps hégémonique dans son domaine, l’indéboulonnable Mario Kart est pour bon nombre d’entre nous LA référence des jeux de courses fun et conviviaux. Diddy Kong Racing, Crash Team Racing ou encore Street Racers : malgré toute la sympathie que j’ai pour eux, aucun n’a réussi, à long terme, à faire vaciller le plombier moustachu de la première place du podium. Même Sonic, après son dérapage totalement incontrôlé/incontrôlable dans Sonic R, s’est vu obligé de rentrer au stand après plusieurs tentatives dont le pourtant sympathique Sonic and Sega All*Stars Racing sur console de septième génération. Mais c’était sans compter sur l’obstination sans faille de notre hérisson bleu préféré associé au talent des développeurs de Sumo Digital qui deux ans plus tard s’aligne à nouveau sur la ligne de départ, avec de nouvelles idées plein la boîte à gants.

Une petite intro nous révèle rapidement ce que le jeu va nous offrir : des courses dynamiques, du fan-service à gogo à travers le roster et les circuits, et surtout des véhicules transformables. Et oui, si Sega a disparu du titre (d’ailleurs je voudrais bien savoir pourquoi ?) le “transformed”,lui, n’est pas là par hasard et le jeu va nous mettre au volant/guidon d’engins terrestres, navales et aériens pour franchir la ligne d’arrivée.

C’est une voiture ? un bateau ? Un avion ? Non, c’est Mar…Sonic !!!

En effet, d’un tour sur l’autre et même parfois pendant un tour, le jeu va vous proposer de changer de véhicule pour s’adapter aux aléas du circuit. Ainsi, sur trois tours, aucun ne se ressemble et cela relance l’intérêt de la course à chaque fois en plus de varier nos plaisirs. Autant le dire tout de suite, c’est le bateau qui est le plus faiblard : c’est mou et parfois injuste en terme de maniabilité. Par contre le karting/quad/”peut importe ce que c’est tant qu’il y a des roues” et les engins aériens sont un vrai régal manette en main, simple et arcade à 100 % dans l’esprit sans pour autant être dénué de subtilité. Si on regrette dans un premier temps de ne pouvoir choisir notre moyen de transport, on se rend vite compte qu’une telle option nuirait au travail effectué sur l’impact des scripts qui “déforment” les circuits. Mais cela empêcherait surtout de profiter de l’excellence des tracés où les lignes droites sont rares et le drift est privilégié. Permettant de charger un turbo, à l’instar du plus célèbre italien bedonnant et de ses amis, la maîtrise du dérapage est indispensable, tout comme les tonneaux et les loopings exécutables via le stick droit dans les airs et offrant aussi un bonus de boost, pour se frotter au mode difficile, et encore plus en expert (non disponible au début, il faudra le débloquer) où le jeu offre un vrai challenge corsé. Puisque l’on est dans les similitudes avec Mario Kart, on retrouve le côté IA “tricheuse” qui certes, maintient la pression tout au long de la course, mais qui a tendance à agacer quand on veut performer dans les modes les plus relevés. Et bien évidemment, des items d’attaque et de défense sont disséminés un peu partout sur les circuits pour pimenter un peu les choses. Là encore du classique : accélération temporaire, mines (poissons ballons), ou encore carapaces rouges…ah non, des voitures radiocommandées explosives !! J’ai confondu autant pour moi ! Bref, rien d’original à ce niveau mais comme on dit “ça fait le taf et c’est l’essentiel”. Là encore, l’IA “triche” et les armes les plus efficaces seront réservées aux pilotes retardataires, les leaders devront se contenter des plus passives d’entre elles.

L’improbable gameplay en bateau !!

Vous reprendrez bien un peu de Fan-Service avec votre Fan-Service ?

Le menu principal est simple mais complet : Multi local et en ligne, et surtout un intrigant mode Carrière, le gros morceau du jeu. La première chose qui étonne, dans le bon sens du terme, c’est que ce mode Carrière est jouable en multi local jusqu’à quatre joueurs. En plus de partager notre aventure entre amis, cela permet de continuer à débloquer bonus et progression, une initiative fort sympathique et de bon aloi !! Dans ce mode, en plus des classiques championnat (Grand Prix), course unique et contre-la-montre, c’est le Tour Mondial qui va prendre le plus de temps et d’investissement de notre part. Divisé en 6 parties composées d’un nombre de manches allant crescendo, ce mode nous fait participer à divers type d’épreuves : des incontournables courses avec ou sans items sur le circuit, mais aussi des modes plus originaux tels que les courses d’anneaux (un hommage à Superman 64 sans doute…), les duels en temps limité (Versus), les défis dérapages et Turbos (épreuves en temps limité où on gagne des secondes en driftant ou en passant en mode…turbo…logique) ou encore un mode “attaque trafic” (contre-la-montre dans une circulation de véhicules) et même un segment (Poursuite) où on doit poursuivre et détruire un tank !! Au total, ce sont 10 types de courses qui s’offrent à nous, le tout sur des circuits aux couleurs des jeux emblématique de l’enseigne au logo bleu esthétiquement très agréables, dynamiques, animés et aux références reconnaissables au premier coup d’œil : Sonic évidemment, mais aussi Panzer Dragoon, Skies of Arcadia, Samba Di Amigo, Golden Axe, Burning Ranger…les grandes marques de Sega sont là (même si il en manquera toujours une ou deux) et c’est un total d’une vingtaine de décors pour autant de variété visuelle qui s’offrent à nous.

Que serait un Sonic sans looping ?

Bien-sûr, ce fan-service, très plaisant pour tout adorateur de Sega qui se respecte, ne serait rien sans un casting à la hauteur. Et si Sonic & Friends prennent un peu (trop ?) de place, la possibilité de jouer ou d’en découdre avec Alex Kidd, Gilius de Golden Axe, Joe Musashi ou encore Ulala est un vrai régal. Ajoutez à cela des personnages plus exotiques comme la championne de Nascar Danica Patrick, Ralph du dessin animé “Les mondes de Ralph”, ou bien encore “Ages”, regroupant la Hornet de Daytona, le F-14 d’After Burner et la manette Dreamcast (en forme de bateau !!!!) et vous obtenez un casting quatre étoiles même si l’on déplorera là encore quelques manques comme les persos de Virtua Fighter (pourtant présent dans le premier opus).  A noté que la version PC est encore plus étoffée à ce niveau puisque s’ajoute à ces vingt-quatre protagonistes, d’autres avatars issus de licences telles que Total War : Shogun, Football Manager ou encore Team Fortress. Pour l’anecdote, en passant le jeu sur la dernière née de Microsoft, j’ai dorénavant accès à un véhicule piloté par mon avatar Xbox. La classe !! Chaque personnage se caractérise sur cinq critères que sont la vitesse, l’accélération, la maniabilité, la puissance du boost et du “All Star” (la super attaque du pilote contenant un coup dévastateur soutenu par une forme d’invincibilité). Au fil des victoires, on cumule de l’XP qui va nous permettre d’accéder à des configurations spécialisant notre avatar dans l’un de ces domaines. Une idée sympathique qui ouvre une bonne rejouabilité pour tout débloquer pour chaque protagoniste. A noter que seul huit de ces persos (neuf si on compte Metal Sonic en DLC) sont disponibles au début, les autres ne seront accessibles qu’en fonction de vos performances et de votre progression dans les différents modes. Et ça fait du bien de débloquer le roster à la sueur de nos manettes plutôt qu’à l’aide de notre portefeuille !!!

La sobre mais classieuse voiture couleur XBox !!

Si la partie offline est plutôt gargantuesque, le multi joueur en ligne jusqu’à dix joueurs est quant à lui beaucoup plus léger. Rien de rédhibitoire non plus, on retrouve juste des épreuves de courses classiques avec ou sans objet, un mode arène (façon Mario Kart une fois de plus) et un mode “Capture le Chao” dérivé d’une partie de capture de drapeau à la sauce course effrénée. A l’heure où j’écris ces lignes, les serveurs sur Xbox ne sont pas saturés loin de là, mais il est toujours possible, moyennant patience, de s’affronter joyeusement avec neuf autres personnes. Et comme rien ne vaut les affrontements dans un canapé, je ne saurais trop vous conseiller de privilégier le multi local jusqu’à quatre en écran splitté sur console de salon, bien plus convivial et fun.

Le génial circuit d’AfterBurner, un régal !!

Techniquement, Sumo Digital a soigné son jeu : Graphiquement, sans être un étalon, et malgré un aliasing un peu trop prononcé, le jeu tient la route et les divers effets et évènements scriptés flattent la rétine. Les personnages sont tous dotés de plusieurs gimmicks visuels et sonores en course en fonction de la situation, les véhicules illustrent bien le caractère de leur propriétaire et sont parfois assez originaux (mention spéciale pour Danica Patrick et sa Formule 1 à six roues, vestige extravagant des ingénieurs automobile des années 80). Animation fluide et sensations de vitesses sont bien présentes, malgré ces passages en bateau un peu en retrait question fun. Les musiques sont de vrais hommages aux décors qu’elles soulignent, des réinterprétations/réorchestrations des musiques originales des jeux dont les environnements sont tirés. Des voix des personnages et des bruitages convaincants sans être révolutionnaires viendront renforcer un peu plus encore le dynamisme des courses. En revanche, on déplorera  cette voix française qui nous accompagne tout au long du jeu et qui tape vraiment sur les nerfs à long terme ! Dans le registre des choses qui fâchent, on notera des temps de chargement un peu long sur les versions Xbox360 et PS Vita (versions testées par votre serviteur), problème résolu sur les consoles de Microsoft grâce à la rétrocompatibilité et poussant le framerate à 60 FPS sur série X. La portable de Sony offre cependant une expérience un peu plus décevante car victime de légers problèmes de collision (murs invisibles plus présents) mais surtout une ergonomie problématique puisque l’accélération et le dérapage se gèrent via les boutons de tranches pas vraiment adaptés. Rien qui vienne gâcher l’expérience générale une fois en jeu, mais suffisamment énervant pour être cité.

Cette nouvelle incursion de Sonic et sa clique dans le monde des jeux de courses est une vraie réussite tant sur le plan technique que ludique. Les Sega Fans (dont je fais parti !) seront aux anges avec ces circuits aux ambiances mythiques et ce casting aux petits oignons. Les fans de jeux de courses conviviales et délirantes quand à eux, trouveront une véritable alternative à l’excellente série de Nintendo. On trouvera toujours quelques faiblesses comme les persos disparus de la première itération, ou la crispante VF du commentateur, mais rien qui viendra sérieusement entacher un tableau qui fait toujours plaisir à voir, surtout si vous remettez le jeu dans son époque, une période trouble où notre mammifère piquant n’était pas au mieux de sa forme.

Les plus

  • Une vraie alternative à MarioKart
  • Le fan-Service
  • Sensations très agréables manette en main
  • La variété des épreuves
  • Contenu généreux

Les moins

  • Aliasing un peu prononcé
  • Temps de chargement sur xbox360 et PSvita
  • Les passages en bateau
  • La VF irritante
  • Où sont les persos du premier opus ?
8.2

Super

Son - 8
Graphisme - 8
Animation - 8
Gameplay - 8
Interet - 9
Note moyenne utilisateur
8
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