SONIC THE HEDGEHOG 2

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Les suites sont généralement décevantes, c’est bien connu. Chacun d’entre nous en a une en tête. Pourtant, quelques fois, l’histoire décide de tordre le cou aux vieilles idées et ce début des 90’s est clairement dans cette dynamique.

Responsable d’une véritable tempête sur 16-bits un an auparavant, la tornade bleue de chez SEGA revient dans un deuxième opus. Il faut dire que le petit hérisson teigneux a marqué les esprits, sur le plan technique comme artistique. Une suite était logiquement attendue et les p’tits gars de STI (et non AM8 cette fois-ci) n’ont pas chômé.

Savez-vous ce que Sonic partage avec Terminator ou encore Street Fighter ?

Leurs deuxièmes opus reposent sur la même recette : la reprise d’un univers solide, auquel on apportera le petit plus qui supplantera son prédécesseur. Mais alors, que manquait-il à notre hérisson ?

Débuter le jeu dans une zone verdoyante, un gimmick chez Sonic.

 

Gotta go fast

Contrairement à ce que l’on peut penser, Sonic fut critiqué par certains pour sa vitesse jugée survendue. Une remarque que les développeurs du Sega Technical Institute ont prise très au sérieux. Dans un premier temps, l’équipe assistée par Yuji Naka et Hirokazu Yasuhara (Sonic team) a travaillé sur l’optimisation du premier volet : textures, effets (ajoutant au passage de la 3d) et sprites.

La maniabilité fut également revue au profit d’une réponse du personnage toujours aussi fine mais avec l’ajout d’une fonctionnalité révolutionnaire : Le spin-Dash. Sonic peut charger une attaque sur place et partir à pleine vitesse. Idée ingénieuse alors que dans le précédent opus se retrouver en bas d’une courbe nécessitait une prise d’élan et donc une perte de temps. Cet ajout contribuant à un gameplay plus nerveux et de nouvelles perspectives de level design.

De nouvelles perspectives donnant un ton plus épique à Sonic 2, la lutte contre Robotnik atteint des sommets dans ce jeu.

Le hérisson traversera des zones variées, bénéficiant de nouvelles capacités.

 

Everything is awesome

Sonic 2 commence où le précédent s’est terminé. A peine de retour au bercail, notre héros ne retrouve plus ses amis, tous insérés sauvagement dans des Badniks. Comme un goût de déjà vu, le hérisson décide d’en finir rapidement, se lançant à la poursuite de l’infâme Robotnik. Il traversera de nombreux niveau et de tous types : sous l’eau, dans les airs, dans des cavernes lugubres – au grand bonheur du joueur.

Ce sont vraiment ces aspects qui caractérisent Sonic 2 : Varié et nerveux.

Chaque zone a son ambiance. Des plaines verdoyantes de Emerald Hill et ses passages en tire-bouchon, aux courbes complètement dingues et toxiques de Chemical Plant, sans oublier les mélodies envoutantes de Oil Ocean – le tout à 100 à l’heure. Le jeu est une réussite totale. Chacune des zones laisse place à des phases de gameplay qui les caractérisent, comme les passages suspendus de Wing Fortress ou la zone de Casino Night, véritable Sonic Spinball avant l’heure. Mention spéciale à Sky Chase Zone, dont on note sans aucun doute les emprunts au Shoot’em Up. Les mécaniques restent les mêmes et sont rapidement assimilées mais le jeu est intelligemment renouvelé au niveau du level design.

Ajoutez à tout cela une bande originale exceptionnelle et vous avez la recette d’un jeu culte. On refera avec plaisir certaines zones juste pour leurs musiques, Chemical Plant et son rythme entêtant ne vous laissera pas indifférent. De la musique du boss final, posant magistralement tout les enjeux du combat à celle du special stage où vous ressentirez empressement et amusement, le jeu tape dans le mille à chaque fois. L’ennui et la morosité dans cet épisode n’étaient pas dans le cahier des charges. Sonic 2 excelle en tout points.

L’épopée se termine dans l’espace où après avoir survécu au vide spatial, vous rencontrerez votre double cybernétique et combattrez une dernière l’homme au crane d’œuf.

Le joueur avance de surprises en surprises. Faisant face à différentes phases de gameplay

 

Chenapan

Tout comme les plus grands héros, il fallait offrir à Sonic un acolyte. Le joueur fera la connaissance d’un petit renard, coquet coquin. Tout comme notre hérisson bleu, il fallait doter le jeune goupil d’une singularité : une double queue. Entre ainsi en scène Miles Tails Prowers (comprenez le jeu de mots « miles per hours »), utilisant son double appendice caudal comme une hélice pour tenir la cadence. Il peut même prendre la voie des airs, quoi de mieux qu’un renard volant pour accompagner un hérisson supersonique ?

Lors d’une partie solo, le petit vous suivra comme votre ombre. Mimant chacun de vos déplacements, ramassant des anneaux et tuant des ennemis en votre compagnie. Courant parfois à une mort certaine mais pas moins hilarante – mort après laquelle il reviendra comme si de rien. Néanmoins, le pathing jure un peu dans les Special stages où les hits qu’il subira vous affecterons. Mais cela reste un détail.

Là où il y a de l’idée c’est lorsqu’un de vos amis se saisit de la seconde manette et comprend qu’il peut contrôler le renard. Celui-ci devient alors un allié redoutable ou un troll ultime, c’est selon.

Malgré tout, l’apparition de Tails est là pour une raison bien précise : le mode deux joueurs en écran splitté. Grande nouveauté pour un plateformer à cette époque, car une pépite du genre se doit d’être partagée. Même si la console souffre à afficher l’expérience correctement, c’est fun et jouable !

Bien qu’inconfortable pour la console et connaissant quelques baisses de framerate. Le mode deux joueurs est réussi.

Sonic se paie même le luxe d’aller plus vite qu’il ne va déjà.

 

L’illustration de ce second opus se veut un peut plus rentre-dedans. Le design de Sonic s’en retrouve un peu plus “affûté” et provoc’.

 

Un goût de revenez-y

Bien que bénéficiant d’un nombre de modes sommaire (1 ou 2 joueurs), Sonic 2 propose de se rejouer avec Tails. Aucun changement de gameplay ou d’histoire à prévoir, si ce n’est l’animation de fin. Néanmoins l’aventure en compagnie du jeune renard a le mérite d’exister. Une autre alternative se présente sous une chasse aux émeraudes du chaos. Au nombre de sept, elles sont à récolter au travers de Special stages étourdissants et hauts en couleurs. Ultime récompense à l’acquisition de la dernière pierre : la possibilité de se transformer en super Sonic. Dès les 50 anneaux en poche, un simple saut transformera le hérisson en super Saiyan. Le clin d’œil est génial et évident, l’avantage : vous n’aurez pas à faire mourir Krilin.

Les capacités de l’animal en terme de vitesse s’en trouvent décuplées, à la limite de l’incontrôlable parfois. De même, vous êtes invincible. Il est à noter que votre nombre d’anneaux tombe au fil des secondes, une fois atteint le zéro vous redevenez le Sonic que l’on connait.Les niveaux ayant gagné en verticalité par rapport au premier volet de la série peuvent inviter aussi à l’exploration et les plus acharnés pourront essayer de try-hard le timer, en trouvant les meilleurs passages.

De très bonnes raisons d’y rejouer encore et encore.

Les plus

  • Le nombre de niveaux et leurs variétés
  • Le level design irréprochable
  • Des graphismes peaufinés
  • Le Spin Dash
  • La bande son iconique
  • La possibilité de jouer à deux, peu importe le mode

Les moins

  • Quelques ralentissements à deux joueurs
  • La version 50hz un peu "écrasée"
10

Chef d'œuvre

Son - 10
Graphisme - 10
Animation - 10
Maniabilité - 10
Intérêt - 10
[Redacteur tests et surtout fan de SEGA]
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9.8
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