WONDER BOY : ASHA IN MONSTER WORLD

MEGATEST
PC PS4 SWITCH

Les cinq dernières années ont été prolifique pour la série Wonder Boy . Les remakes de Wonder Boy et Wonder Boy III : The Dragon’s Trap sont arrivés respectivement en 2016 et 2017, et Monster Boy and the Cursed Kingdom fut lancé en 2018. Maintenant, en 2021, nous avons un remake de Monster World IV datant de 1994 et sorti uniquement sur Megadrive au Japon et prenant le nom de Wonder Boy : Asha in Monster World . Grâce aux nouveaux graphismes 2,5 cel-shaded, aux morceaux remixés et à quelques ajustements, cela ressemble à une nouvelle expérience. En même temps, cependant, il est également fidèle à sa source. Cette fidélité comporte à la fois des avantages et des inconvénients.

Asha In Monster World suit la jeune fille Asha, une guerrière en herbe qui quitte son village à la recherche d’aventures. Elle se retrouve à Rapadanga, la capitale. Là, elle rencontre la reine Praprill XIII, qui accorde à Asha le titre de guerrière et lui demande de rechercher dans Monster World quatre esprits protecteurs disparus. Bientôt, la jeune aventurière part pour plusieurs régions éloignées du pays, chacune cachant un esprit disparu. À ses côtés se trouve son fidèle Pepelogoo bleu, un acolyte flottant et ailé à la Kirby qui est à la fois un fidèle compagnon et un outil multifonctionnel pour résoudre des énigmes.

Bien que l’histoire d’Asha In Monster World soit assez standard, elle amène quelques fioritures divertissantes. Les habitants de Rapadanga ont des personnalités diverses et amusantes, qui changent tout au long du jeu, au fur et à mesure que les choses évoluent dans la capitale. Pepelogoo, votre compagnon de route, est un charmant acolyte, auquel vous vous attacherez sans aucun doute tout au long de l’aventure. Le jeu propose un contexte d’ouverture accrocheur, avec ce cadre arabisant inspiré des 1001 Nuits. Ceci rend le jeu fort original d’un point de vue esthétique.

Asha In Monster World , fidèle à l’original de 1994, s’écarte légèrement de la série Wonder Boy, et ce de plusieurs manières. Plus linéaire que d’autres épisodes, les éléments de jeu de rôle ont été réduits. En général, le jeu penche plus vers la plate-forme-aventure que l’action-RPG.

Ce n’est pas une mauvaise chose en soi. Asha peut attaquer vers l’avant, trancher vers le haut et pousser vers le bas, en plus de déployer un bouclier et de déclencher une attaque magique chargée. Lorsque ces mécanismes de combat rencontrent le nombre varié de monstres du jeu, les résultats sont impressionnants, en particulier vers la fin du jeu avec l’introduction d’ennemis agressifs et porteurs de boucliers. L’action n’est pas aussi captivante ou tactique que, disons, Zelda II , mais c’est dans le même ordre d’idée.

La partie plate-forme est également bien pensée, en grande partie grâce à Pepelogoo, qui permet un double saut et une descente flottante. De plus, les quatre donjons principaux du jeu offrent de nombreuses opportunités de mettre ces compétences à l’épreuve. Asha doit sauter par- dessus des piscines de lave, flotter sur les rivières entourées de risques électrifiées, patin sur des surfaces glacées, monter un tapis magique entre les nuages et, en finale et le meilleur donjon, sauter par- dessus des bandes transporteuses en mouvement.

Malheureusement, tous les donjons du jeu ne sont pas aussi agréables ou captivants. Asha se rend à chaque donjon directement via une porte de distorsion à Rapadanga car le jeu ne comporte pas de carte du monde traditionnelle des RPG. Les donjons du jeu sont assez longs, trop long, en fait. Construit, sur la base de l’opus original Megadrive, ils ont tendance à amener un sentiment de répétitivité, enchainant les mêmes situations, les mêmes arrière-plans, et conduisant de fait, à un sentiment de monotonie. Ce sentiment est surtout appuyé dans la pyramide de glace composée principalement de longs couloirs vides. 

De la même manière, le compositeur de Westone Shinichi Sakamoto a aidé à remixer la musique du jeu, basée sur le jeu original. C’est toujours la même bande-son de base, mais plus riche, plus profonde. C’est certainement un moment fort. En parlant de son, Asha In Monster World propose un travail de voix off, une première pour la série. L’actrice japonaise Ai Fairouz prête sa voix à Asha, Praprill XIII et Pepelogoo. Cela donne au jeu un peu plus de personnalité, en particulier dans les cinématiques animées.

Comparé aux propositions récentes de Wonder Boy : Asha In Monster World est en demi-teinte sur certains points mais reste un titre honorable de la franchise. Il propose des situations de plate-forme engageantes, des combats simples mais efficaces, et il bénéficie d’une zone de hub élargie dans laquelle il est agréable de se déplacer. Ce remake amène également une musique réarrangée et plusieurs nouvelles fonctionnalités. Ryuichi Nishizawa, le créateur original de l’épisode Megadrive, accompagné de Maki Osora, l’illustratrice responsable de ce petit univers si mignon, revisitent donc leur création. Si la 3D peut dérouter les amoureux du pixel Art, elle est néanmoins fidèle aux travaux graphiques de la dessinatrice, cependant, il est vrai que l’équipe aurait pu mettre à jour quelques mécanismes de level design un peu old-school pour améliorer l’expérience, mais le choix de préserver l’identité de l’original à primer. Le résultat est un remake qui respecte fidèlement la formule originale mais sur lequel on pourra éventuellement reprocher quelques égarements dus à une 3D un peu faible.

Les plus

  • Un classique de la MEGA Drive 16 bits revisité
  • Quelques petits ajouts et plusieurs améliorations
  • Asha et Pepelogoo sont toujours aussi adorables
  • Une bande-son modernisée

Les moins

  • Fidèle à un gamedesign et des conceptions de niveaux pouvant aujourd'hui passer pour fastidieux
  • Les fans de longue date peuvent trouver le rendu graphique désuet
  • Une courte durée de vie
7.5

Bien

Son - 8
Graphisme - 7.5
Animation - 6.5
Gameplay - 7.5
Interet - 8
[CEO, Responsable Relations Publics et Presse]
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